agenda
AGENDA
Vendredi 4 mai
Atelier d’éducation canine organisé
par les conseils de quartier,
à partir de 18h.
Parc des Droits-de-l’Homme,
entrée rue du 1 er -mars-1943
Du vendredi 4 au mardi 8 mai
La chorale Sing Song Energie
présente La vie parisienne, opérabouffe
d’Offenbach,
les 4, 5 et 7 mai à 20h30
et les 6 et 8 mai à 16h.
Réservations: 0688379664.
L’ Espace Tonkin, avenue Salvador-
Allende.
Vendredi 11 mai
Balade canine organisée par les
Conseils de quartier, à partir de 18h.
Place Lazare-Goujon
Samedi 12 mai
Vide-greniers de l’école
Sainte-Thérèse, de 7h à 19 h.
25 rue du 4-août-1789
Vide-greniers du Groupe Animation
Charpennes-Tonkin, de 6h à 18h.
Place Wilson
Rencontre avec le conseil de quartier
Cyprian-Les Brosses, de 11h à 15h.
Maison sociale Cyprian-Les Brosses –
4 rue Jules-Guesde
Samedi 12 et dimanche 13 mai
Coupe d’Europe junior de judo
à partir de 10h.
Astroballe – 44, avenue Marcel-Cerdan
Samedi 19 mai
Rencontre avec le conseil de quartier
Cusset-Bonnevay, de 9h à 11h30
Maison Jean-Pierre-Audouard –
256 rue du 4-août-1789
Brocante du Secours Populaire,
de 8h à 17h.
Place des Dentelliers
Samedi 26 mai
Vide-greniers de l’Usep
Edouard-Herriot, de 6h à 20 h.
67 rue Hippolyte-Kahn
Samedi 9 juin
Vide-greniers de printemps du
conseil de quartier Cyprian-les
Brosses, de 8 h à 18h.
S’inscrire avant le 1 er juin
pour réserver un stand, en
téléphonant au 0478266687
ou au 0689078481.
Place Kimmerling
LES ACTUALITÉS DE LA VILLE WWW.VIVA-INTERACTIF.COM
FÊTE DU BASKET RÉGIONAL
La tête dans les Étoiles
2
Nombre d’équipes de
basket villeurbannaises
participant à ce grand
rendez-vous: l’ASV et les
espoirs de l’Asvel.
10
Nombre d’éditions
des All Star Game
qui se déroulent
salle Raphaël-de-Barros,
le 17 mai
22
équipes concernées
par cette manifestation:
dix chez les féminines,
douze chez
les masculines.
Chaque année, à la mi-mai,
le traditionnel All Star Game
du comité du Rhône de
basket-ball prend ses quartiers à la
salle de-Barros. « Objectif : montrer
sur un même parquet le talent des
basketteurs amateurs de la région,
explique Sylvain Salès, conseiller
technique fédéral. Les oppositions
entre la sélection féminine de l’Est
et celle du Sud sont d’un haut
niveau. Ce savant cocktail permet
des associations originales entre
basketteuses qui n’auraient peut-être
jamais l’occasion de jouer ensemble.
A contrario, ces sélections permettent
à d’anciens partenaires de se
retrouver, le temps d’une journée. »
Afin que la fête soit complète, une
fois de plus, des concours de tirs à
trois points par équipes de deux
sont programmés. Avec des sélectionnés
participant au All Star mais
aussi des basketteurs et joueuses de
clubs évoluant dans des catégories
départementales et régionales.
Exhibitions de paniers acrobatiques,
jeux… complètent ce tableau.n
Programme du jeudi 17 mai,
salle Raphaël-de-Barros
Old Star Game à 11 heures
All Star Game féminin à 16h30
All Star Game masculin à 19 heures
Durant la journée, concours
de shooting-contest et d’accro
dunkers (concours de précisions
et d’adresse, exhibition de paniers
acrobatiques), cadeaux…
Renseignements: comité du Rhône
de basket au 0478740634
www.basketrhone.com
Mail: cdrbb�basketrhone.com
LES "GEEK" ONT LEUR SHOW
Avis aux passionnés de nouvelles technologies, de jeux
vidéo, de science-fiction, de jeux de rôle ou encore de
mangas! La première convention lyonnaise dédiée à la
culture "geek" s’installe au CCVA du 18 au 28 mai. Organisé
par G2L2 Corp, une jeune association qui se démène toute
l’année pour promouvoir la culture pop japonaise, le cinéma
geek ou encore les jeux en réseau, le Lyon geek show
propose de quoi divertir les ados comme les adultes…
restés en enfance: stands de jeux vidéo, jeux de plateau,
projections, expositions, spectacles et concerts. Et pour
approfondir leurs connaissances, ils pourront compter sur
des invités de prestige comme Jean-Marc Lainén, l’un des
dessinateurs du Journal de Mickey ou encore Bob Lennon,
connu pour ses émissions web consacrées aux jeux vidéo.
Vendredi 18 mai de 19h à 23h, samedi 19 mai de 10h à
23h et dimanche 20 mai de 10h à 18h. Centre culturel et
de la vie associative, 234 cours Émile-Zola.
36
VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012
en vue
Dimanche 13 mai pour le Marché aux plantes
et samedi 2 juin pour les Bons plants…
Deux dates à noter, deux journées organisées
par la Ville, sur le thème de la nature
et de l’environnement.
MARCHÉ AUX PLANTES ET BONS PLANTS
La nature
en deux temps
C
’est
un dimanche printanier
très apprécié des Villeurbannais,
venus pour
acheter leurs plantations, parler
jardinage ou tout simplement
flâner sur l’avenue Henri-Barbusse,
vidée de ses voitures et transformée
en vaste jardin. Dimanche 13 mai,
fidèles au rendez-vous, quarantecinq
exposants (horti-culteurs,
pépiniéristes, artisans) seront là
pour vendre leur production,
partager leur savoir-faire et échanger
trucs et astuces avec les visiteurs.
Cette année, la manifestation est
placée sous le signe des bonnes
pratiques du jardinage, à savoir
tout ce qui permet d’entretenir son
morceau de terre de manière
naturelle et de préserver l’environnement.
Si le jardinage a le vent en
14
poupe, le succès de ce dimanche –
environ 10000 visiteurs l’an dernier –
s’explique aussi par l’esprit qui
règne sur ce marché et par tous les
petits "plus" qui en font bien
davantage qu’un simple lieu de
vente. Plusieurs ateliers gratuits sont
proposés: art floral ou réalisation de
cabas, méthode de fabrication de
carrés de jardin, création d’un
mini-potager, balades en calèche
pour les enfants… Et deux spectacles
déambulatoires, Les Buissons et Les
Jazzdiniers, apporteront une touche
festive au décor.
Jour de fête à la Feyssine
Quinze jours plus tard, entrée en
scène des Bons plants, dans le parc
de la Feyssine, samedi 2 juin à partir
de 14 heures et jusque dans la
LE JARDIN ÉPHÉMÈRE
FAIRE GERMER DES IDÉES
Les Villeurbannais ont rendez-vous avec les jardiniers de la Ville! Depuis
quelques années, le Marché aux plantes leur permet de montrer leur
talent et leur savoir-faire, en transformant en jardin très créatif un espace
de 200 m 2 , au pied de l’hôtel de ville. Cette année, place aux carrés de
jardins, mini-surfaces d’environ 1 m 2 , agrémentés de différentes variétés
de fleurs et de légumes. Une dizaine de ces compositions donneront
des idées d’assemblage et la formule est facilement réalisable sur une
toute petite parcelle. Les jardiniers seront sur place et se feront un plaisir
de répondre aux questions et de conseiller les amateurs sur les bons
réflexes (paillage, arrosage, utilisation de techniques naturelles, etc.).
Le jardin éphémère se laissera admirer jusqu’au mardi soir…
VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012
vu
�
?
06/03/2012
Eliott, labrador
aide-soignant
Parce que les camions l’effraient,
Eliott le labrador noir au regard
tendre, n’a pu exercer
sa «formation initiale», celle
de chien guide d’aveugle…
Ses multiples qualités et ses deux
ans d’apprentissage ne sont pas
perdus pour autant. Le voilà,
depuis quelques mois,
en mission à l’hôpital gériatrique
des Charpennes, présent
sur trois pôles. En rééducation
auprès de personnes victimes
d’un AVC (accident vasculaire
cérébral), où l’expérience est
novatrice. «Eliott leur permet
de se repérer dans l’espace
et d’élargir leur champ de vision,
il capte leur attention en restant
assis ou en se déplaçant dans
la pièce», explique Philippe
Bonnet, kinésithérapeute,
enthousiaste sur les progrès
de ses patients.
Prochainement, Eliott entrera
dans les ateliers de l’unité
cognitivo-comportementale,
où ses vertus apaisantes
devraient apporter un "plus"
aux personnes atteintes
de troubles du comportement.
Et tout naturellement, le grand
chien affectueux est devenu
le chouchou de nombreux
pensionnaires en long séjour.
«Même très désorientés, ils se
souviennent de son nom», sourit
une ergothérapeute.
20
VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012
quartiers libres
Cette rubrique est la vôtre, si vous aussi aimez votre
quartier, si vous souhaitez nous le faire découvrir, vous
pouvez nous écrire: Viva Magazine, Hôtel de ville,
place Lazare-Goujon à Villeurbanne ou:
viva.magazine@mairie-villeurbanne.fr
Cyprian/Les Brosses
La place de la Paix:
lieu d’échanges
et de rencontres
La place de la Paix au cœur du quartier a
été réaménagée, « elle est beaucoup plus
agréable qu’avant, les parents viennent
avec leurs enfants après l’école à l’aire de
jeux, et ça anime!», s’enthousiasme Blandine
Toullier. Et pour cause, la place de la Paix
est un lieu d’animation qui accueille le
marché deux fois par semaine, les videgreniers
et, cette année, la traditionnelle
fête annuelle de quartier. « La place met à
disposition toutes les commodités : la poste,
l’Angle 9, les Vélo’V, un restaurant, la
boulangerie,etc.», souligne Blandine Toullier.
Une place qui se prête également aux
rencontres entre voisins, souvent venus
d’horizons différents. n
La rue Blasco-Ibáñez
«J’adore rentrer par la rue Blasco-Ibáñez
quand je reviens du travail, avec toutes ces
petites maisons, on dirait un vrai village
dans la ville », remarque Blandine Toullier.
Les petites maisons avec jardin construites
dans les années trente côtoient les habitats
collectifs, ce qui n’entache en rien le
caractère pavillonnaire de la rue. Une rue
avec très peu de passage où il est facile de
se garer. « C’est ici qu’on organise la fête de
quartier. On ferme la rue et on se retrouve
tous. Cela crée une ambiance beaucoup
plus intime ! », confie-t-elle n
Les parents viennent
avec leurs enfants
et ça anime!
Avec Blandine Toullier
Ancienne internationale de basket, Blandine
Toullier est animée par la passion des autres:
«J’aime être avec les gens et les aider»,
résume-t-elle. Arrivée à Villeurbanne lors de
son intégration à l’équipe de l’Asvel, à l’âge de
21 ans, en tant que basketteuse
professionnelle, elle n’a, depuis, jamais quitté
la ville. Après avoir habité aux Gratte-ciel et
au Tonkin, elle a emménagé à Cyprian-Les
Brosses. À la recherche d’une petite maison,
elle a été séduite par le quartier pour ses
commerces de proximité, l’accès facile aux
transports, les écoles et bien évidemment
l’omnisport, essentiel pour cette très grande
sportive. n
La boulangerie,
le rendez-vous quotidien!
À la boulangerie de Ben Mohamed Boubaker, 2 rue
Caporal-Morange, Blandine Toullier s’y rend tous
les soirs après le travail, « j’achète mon pain ici,
et parfois une tablette de beurre ou de la pâte à
tartiner pour les enfants, ça dépanne bien »,
confie-t-elle. Installé depuis dix ans, Ben Mohamed
Boubaker aime ce quartier tranquille. Avec des
horaires étendus, 6 h 30-13 h 30 et 15h-20h, il
s’adapte aux personnes qui travaillent. Pour
Blandine Toullier : « Il faut faire vivre les petits
commerces de quartier, les gens se plaignent qu’ils
ferment mais ils vont dans les supermarchés!»,
s’exclame-t-elle. n
12 VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012
l’essentiel
INSCRIPTIONS POUR LES VACANCES
D’ÉTÉ
La ville de Villeurbanne organise chaque année
des activités pour les vacances d’été. Trois journées
principales d’inscription sont prévues:
mercredi 30 mai pour les animations jeunes
(12-17 ans) au service Jeunesse, 17 rue Michel-Servet
de 14h à 20 h. Puis du lundi au vendredi de 14h à 17h.
Samedi 2 juin pour le centre de loisirs de
Chamagnieu (6-11 ans) au service Éducation,
52 rue Racine (rez-de-chaussée) de 8h30 à 15h30
Puis du 4 au 15 juin, du lundi au vendredi
de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h.
Mercredi 6 juin pour Vacances sport (9-13 ans)
au Centre nautique Etienne-Gagnaire, 59,
rue Marcel-Cerdan de 9h à 12h et de 14h à 17h.
En savoir plus sur:
villeurbanne.fr/vacances
TRAVAUX: LE CINÉMA ET L’IMMEUBLE
La construction d’un immeuble va débuter au 115, cours
Émile-Zola, à côté du cinéma le Zola. Ces 27 nouveaux
logements seront réalisés par Villeurbanne Est Habitat.
L’immeuble comptera huit niveaux et le chantier devrait
durer près de deux ans. Villeurbanne Est habitat est
chargé de la construction, mais cette résidence sociale
sera gérée par l’association Aralis. Le cinéma continue,
bien sûr, de fonctionner et de faire le bonheur des
cinéphiles. Juste derrière les échafaudages…
NOUVEAU JARDIN PUBLIC
2500 m 2 de verdure
en plus…
À l’angle de la rue Florian et du cours Tolstoï, un parc public
de 2500 m 2 ouvrira ses portes au printemps 2013. Revue de
détails.
Bonne nouvelle pour les
habitants de la Ferrandière: le
jardin situé à l’angle du cours
Tolstoï et de la rue Florian, va être
aménagé et devenir public. Une
longue réflexion et concertation ont
précédé le renouveau de cet espace.
Il faut dire que le lieu est chargé
d’histoire et que la Ville a voulu s’en
imprégner avant de le transformer.
Sur place, des visites ont permis de
mieux connaître ce jardin qui
appartenait à la famille Papillon. Ce
médecin disposait autour de sa
maison d’un terrain de tennis, d’une
orangerie, d’un petit bassin et de
nombreux arbres… Un havre de paix
en pleine ville. Que les Villeurbannais
retrouveront dans le parc
public. « Formant un ensemble de
quiétude, on distinguera un coin
pour se rencontrer, marqué par la
présence d’une banquette, un îlot
écologique abritant fleurs, oiseaux,
insectes et petits animaux, un
espace pour les enfants, une clairière
pour se reposer et un coin plus
boisé avec les arbres d’origine, le
long d’une palissade contemporaine
et ajourée», explique le concepteur
Vincent Moineau. La Ville consacre
à cet aménagement un budget de
400 000 euros. Encore un peu de
patience pour en profiter… n
FESTIVITÉS
Des ateliers très citoyens
Samedi 19 mai, rendez-vous place des Passementiers. Dès 14 heures, le
festival des ateliers citoyens investira les lieux avec une douzaine de
stands, animés par des bénévoles qui souhaitent faire partager leur savoir-faire.
Au programme de cet après-midi de rencontres : sculpture sur
ballons, fabrication de porte-monnaie recyclés, de dentelles, maquillage,
couture, photos, contes, chorale intergénérationnelle, buvette… Le
conseil de quartier Gratte-ciel Dedieu-Charmettes, qui soutient la manifestation,
organise un quiz citoyen. À partir de 17 h 30, une batucada
guidera les visiteurs jusqu’au square des Charmettes, où la journée se
terminera en musique. La troisième édition de cette fête familiale,
gratuite et participative est organisée par l’association Com’expression. n
4
VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012
EN BREF
DOM’ICI A FERMÉ
SES PORTES
Village expérimental accueillant
des sans-abri dans des préfabriqués
depuis le 2 janvier sur l’ancien terrain
de l’usine ABB, Dom’ici a fermé ses
portes mardi 10 avril. Financé par
l’État, le dispositif n’a pas été prolongé
comme le souhaitaient les travailleurs
sociaux afin de trouver des solutions
de relogement pour les ménages
encore présents. Quelque quatrevingts
personnes ont passé l’hiver
dans le village expérimental.
CHARTE JARDINAGE
Un nouvel outil
pour les jardins urbains
Mercredi 16 mai, la Ville et les cinq associations gestionnaires de terrains
municipaux (1) , signeront la Charte des bonnes pratiques des jardins urbains cultivés.
Plus de 500 jardiniers, membres de cinq
associations, entretiennent les terrains
mis à disposition par la Ville et les
transforment en jardins urbains cultivés, faisant
de ces espaces des lieux de rencontres, de
convivialité et de nature dans les quartiers.
Au fil du temps est apparue la nécessité
d’harmoniser les pratiques et de créer un cadre
pour que tous soient sur la même longueur
d’onde. Meilleure gestion de l’eau et des
déchets, protection des sols, pratique du
VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012
compostage, règles d’urbanisme, utilisation de
produits non toxiques… Une charte de bonne
conduite en 27 articles a vu le jour, créée à
l’initiative de la Ville à l’issue d’un diagnostic, et
rédigée pas à pas, en partenariat avec les associations
concernées. Elle sera cosignée le
16 mai. n
(1)
La société des jardins ouvriers, l’association Xavière
et Lyonnais, l’association des jardins Saint-Pierre
Chanel, Jardinons à Villeurbanne, le Vert-Luizet.
SORTIES À VÉLO
Avec ou sans
Paulette…
Pour les amateurs de la petite reine, deux dates à
retenir… Pour commencer : rendez-vous dimanche
13 mai à 10 h 30, place Lazare-Goujon,
pour l’événement « Destination nature » qui rassemble
douze convois cyclistes, pas moins! Cette
sortie est organisée par le Grand parc de Miribel.
À noter aussi, le rendez-vous du samedi 2 juin, à
16 h 30, au parc de la Feyssine, pour une balade
familiale organisée dans le cadre des Bons
plants. n
LOGEMENT
RÉHABILITATION RÉUSSIE
RUE GABRIEL-PÉRI!
Villeurbanne Est Habitat a inauguré
le 3 avril une résidence de dix
appartements, au 58 de la rue Gabriel-
Péri, à proximité de la place Charles-
Hernu. Particularité de l’opération? Une
acquisition amélioration qui a demandé
un budget de 977000 euros, s’agissant
de logements vétustes. La Ville a
d’ailleurs participé à cette opération au
titre de la résorption de l’habitat
insalubre. Au total, grâce également au
Grand Lyon et à la Région, cette
réhabilitation a bénéficié d’une aide des
collectivités locales de 116858 euros.
L’État a, pour sa part, apporté une
subvention de 112000 euros, le reste du
budget étant assuré par le 1 %
entreprise habitat et la Caisse des dépôts
et consignations. Depuis 2006, près de
300 logements situés à Villeurbanne ont
pu bénéficier d’une telle opération
collective.
ENERGIE SOLAIRE
Dans le cadre des Journées européennes
du Solaire, l’association Hespul propose
des visites de l’installation photovoltaïque
Soleil Marguerite (soleilmarguerite.org),
à Villeurbanne, le jeudi 10 mai à 10h
puis 11h30 et le vendredi 11 mai à 10h
puis 11h30. Ces visites sont ouvertes à
tous, sur réservation au 0437478090.
L’Hespul (114 bd du 11-novembre-1918)
a pour but le développement de
l’efficacité énergétique et des énergies
renouvelables. Elle anime actuellement
le centre de ressources national sur le
photovoltaïque, cofinancé par l’Ademe.
www.journees-du-solaire.fr
7
entre nous
VOUS VOUS INTERROGEZ SUR…
Avant tout voyage, demandez
conseil à votre médecin
ou à un centre de vaccinations
internationales qui sauront
vous aider.
Vaccins et voyages
�Un centre spécialisé au Tonkin
Que ce soit en tant que
touriste, sportif ou
travailleur humanitaire,
voyager vers certaines
destinations ne s’improvise pas. Le
centre de vaccinations internationales
et de médecine des voyages du
Tonkin est habilité à dispenser
conseils et vaccins contre les maladies
tropicales.
Fièvre jaune, paludisme ou méningite,
les vaccinations contre les
maladies tropicales relèvent, pour
beaucoup de voyageurs, d’une
formalité administrative. Et
pourtant, s’envoler vers des
destinations lointaines n’est pas un
acte anodin. Dans certaines
régions ravagées par la maladie, se
faire vacciner c’est se protéger
individuellement contre des
maladies bien souvent incurables.
Composé de médecins et d’infirmiers
spécialisés dans les maladies
tropicales et la médecine du
voyage, le centre du Tonkin est le
point de passage obligé avant tout
départ vers une destination à
risque. En tant que centre de vaccinations
internationales agréé, il
est le seul de l’agglomération à disposer
des vaccins contre la
méningite à méningocoque,
obligatoire pour les voyageurs se
rendant à la Mecque, et contre la
fièvre jaune (Afrique tropicale et
Amérique du Sud).
Les consultations, en prévision
d’un départ à l’étranger, ont lieu
sur rendez-vous, dans les locaux
du centre, situés au 33, cours André-
Philip. Les entretiens médicaux sont
réalisés par l’un des infirmiers
membre de la Société de médecine
des voyages (SMV). Sur la base du
carnet de santé du patient, de ses
antécédents médicaux et de sa
destination, les infirmiers procèdent
aux différentes vaccinations, obligatoires
ou recommandées. Les
étudiants, les mineurs et les
consultations groupées donnent
lieu à des réductions sur le prix de
la consultation.
Les médecins et infirmiers du centre
peuvent également prescrire le
traitement anti paludique le mieux
adapté aux patients, et délivrer des
conseils adaptés aux situations
particulières: femmes enceintes,
personnes âgées ou souffrant de
maladies chroniques. n
Centre de vaccinations internationales
et de médecine des voyages du Tonkin,
33, cours André-Philip,
Tél.: 0472823400
www.vaccination-lyon.com
© DR
Vous vous interrogez,
vous souhaitez savoir
comment ça marche?
Écrivez-nous!
Viva Magazine,
Hôtel de ville,
place
Lazare-Goujon,
69100
Villeurbanne
ou par courriel:
viva.magazine@
mairie-villeurbanne.fr
COMMENT ÇA MARCHE ?
Organiser
un vide-greniers
Les vide-greniers et brocantes sont
considérés comme des ventes au
déballage. Les particuliers non inscrits
au registre du commerce et des sociétés
sont autorisés à participer à ce genre
de ventes, à condition de vendre
exclusivement des objets personnels
deux fois par an au plus. Ils doivent
pour cela faire une déclaration sur
l’honneur de non-participation à plus
de deux autres manifestations de même
nature au cours de l’année civile.
L’organisateur d’une vente au déballage
doit faire une déclaration préalable
adressée par lettre recommandée
avec accusé de réception au maire
ou déposée à l’accueil de l’Espace
entreprises, service Développement
économique, 50 rue Racine. Cette
déclaration doit être effectuée deux mois
avant la manifestation (en cas
d’occupation du domaine public),
un mois avant la date prévue
dans les autres cas.
Plusieurs documents sont à fournir:
déclaration préalable de vente au
déballage, photocopie d’une pièce
d’identité, demande d’autorisation
temporaire du domaine public,
attestation d’assurance
de la manifestation et des biens
matériels.
À la fin de la journée, l’espace public
doit être laissé propre: il appartient
à l’organisateur de prévoir la collecte
des déchets.
Rens.: Espace entreprises –
50 rue Racine – Tél.: 0478036745.
38
VIVA MAGAZINE • N°255• mai 2012
VU EN VILLE!
LA RIPISYLVE
De ripi, la rive et sylve, la forêt. Dans
le jargon des écologues, ce vocable
désigne la forêt riveraine des cours
d’eau poussant sur un sol alluvionnaire.
La partie aval du parc de la Feyssine en
est un exemple.
Il s’agit d’un boisement très particulier,
à la fois par sa composition floristique
et son dimensionnement. Elle peut être
réduite à une ligne d’arbres sur les petits
cours d’eau encaissés ou de plusieurs
centaines de mètres de large auprès
des grands fleuves. Elle se caractérise
par la présence d’essences ligneuses
adaptées aux sols humides; plusieurs
espèces de saules, d’aulnes, de frênes
et peupliers.
La ripisylve est une zone tampon entre
le milieu aquatique et le milieu terrestre.
À ce titre, elle est sujette aux fluctuations
de niveau d’eau liées aux régimes des
rivières. Les plantes doivent être
capables de supporter une crue…
ou au contraire une descente du niveau
de la nappe en cas de sécheresse.
Comme toute zone de transition,
elle est peuplée à la fois par des
espèces animales aquatiques (au sol:
terriers de castor, nids de canard, de
cygne; dans les arbres: nids et dortoirs
des hérons et aigrettes…) et terrestres.
Les racines des arbres, par leur
enchevêtrement, maintiennent les
galets et stabilisent la rive.
Elles forment un milieu
propice à la vie aquatique
de larves et d’alevins. Il
s’agit donc d’un milieu
particulièrement riche.
Rubrique réalisée
avec la Frapna:
www.frapna.org
l’essentiel
Trace de passage
de castors à la Feyssine.
LE CHIFFRE
23000
C’est le nombre
de visiteurs
à la dernière
Fête du livre jeunesse.
INSA: Les 24 heures approchent!
Les 25, 26 et 27 mai 2012 se déroulera la
38 e édition des 24 Heures de l’Insa. Cet
événement festif et gratuit propose des
animations sportives et culturelles
depuis le campus de la Doua. La bonne
ambiance est toujours assurée par un
public nombreux et un esprit audacieux!
À noter, les différentes courses :
épreuve d’endurance a vélo (24h), à
pied (24h), ou en roller (4h). Sans
oublier le triathlon (4 heures de natation,
14 heures de vélo, et 6 heures de
course à pied) ! Le tout en présence
d’une équipe de kinésithérapeutes et
de vélos folklos, pour ouvrir le défi en fanfare ! Un rendez-vous à 11h
est prévu devant l’hôtel de ville, pour se joindre aux coureurs et les escorter sur le
circuit. La course partant à 14 heures, l’accès au campus sera ouvert à partir de 7 heures,
samedi 26 mai. L’arrivée de la course aura lieu dimanche 27 mai, sous l’ovation d’un public
enthousiaste, bien sûr! n
Rens. : courses@24heures. org
LUTTE CONTRE
LES DISCRIMINATIONS
RÉGIES ET AGENCES
S’ENGAGENT
AVEC VILLEURBANNE
Treize agences immobilières, régies
et syndicats ont signé, vendredi
30 mars, le Plan villeurbannais
de lutte contre les discriminations
au logement. «Villeurbanne est
à la fois pionnière et fédératrice
dans ce domaine et entend faire
avancer les choses dans l’intérêt
général», a résumé Christian
Vermeulin, adjoint en charge
du Logement et de l’habitat.
Pour Michelle Romedenne,
de la régie Boquet des Garets,
installée rue Racine, être signataire
de ce plan représente «la possibilité
de disposer d’outils tant pour
le personnel de la régie qui se doit
de connaître tous ces aspects que
pour les propriétaires auxquels nous
avons affaire. Et d’ajouter: Nous
disposons désormais de documents
pour diffuser les critères établis
et répertoriés qui constituent
les discriminations, et aussi les
risques encourus».
UNE ÉPICERIE SOLIDAIRE À LA CROIX-ROUGE
La Croix-Rouge est désormais installée dans de vastes locaux,
au numéro 150 de la rue Anatole-France, face au stade
de la Viabert. Elle a ouvert depuis peu, au milieu de ses salles
d’activités et de ses bureaux, une épicerie à vocation sociale qui
s’adresse aux bénéficiaires de la Croix-Rouge. Sur 60 m 2 , cette
épicerie bien achalandée permet aux personnes d’acheter des
produits à très bas coût, en fonction d’un plafond d’achats
mensuel établi par l’association. Maurice Grandpierre et Michèle
Payet, bénévoles, sont notamment mobilisés par cette épicerie.
Par ailleurs, des ateliers sont proposés par des bénévoles:
ateliers d’informatique, de cuisine, de cours de Français ou
encore de gestion de budget. Un accompagnement large qui
soutient les bénéficiaires dans les différents aspects de la vie
quotidienne. Tél.: 0478388030.
8
VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012
c durable
Charlène,
Thomas,
et Gilles
participent
au défi.
FAMILLES À ÉNERGIE POSITIVE
L’union fait la force
Proposé par l’Agence locale de l’énergie (ALE), le défi "Famille à énergie positive"
réunit 250 familles du Grand Lyon autour d’un objectif : réduire sa consommation
d’énergie de 8% en six mois. Rencontre avec trois Villeurbannais qui ont tenté
l’expérience.
Depuis novembre dernier,
Charlène Collard, Gilles
Godineau et Thomas Palop
participent à la deuxième édition du
défi "Familles à énergie positive".
Soucieux de préserver l’environnement,
ils ont choisi de s’engager en
famille pour faire baisser leur
consommation d’énergie.
«Nous faisions déjà des gestes pour
l’environnement, mais ça restait à
titre individuel. En participant au
défi, nous avons trouvé un esprit de
groupe, une émulation, une dynamique
qui nous convient bien»,
explique Thomas. Sa compagne
Si vous aussi
vous agissez
«durable», en
consommant
bio ou équitable,
en évitant
les produits nocifs
pour l’environnement,
écrivez-nous!
viva.magazine@mairie-villeurbanne.fr
Réagissez et partagez sur
viva-interactif.com
Charlène le rejoint sur ce point:
«C’est Thomas qui était le plus motivé
au début pour participer au défi. Du
coup, je m’y suis mise aussi.
Maintenant, c’est moi qui propose
aux voisins de créer un compost dans
leur jardin!»
Dans la pratique, la participation au
défi est assez simple: chaque
participant est invité à appliquer les
conseils de l’ALE, via un livret qui
expose les «120 gestes à faire» pour
réduire sa consommation d’énergie.
«Ce sont surtout des petites choses,
plutôt que de gros travaux d’aménagement,
précise Charlène. Par
exemple ce peut être dégivrer le frigo,
utiliser des mousseurs sur les robinets
ou éteindre les multiprises le soir.»
Les participants relèvent leurs
compteurs régulièrement pendant
les premiers temps du défi, tout en
expérimentant chaque semaine un
nouveau geste. À chacun ensuite de
trouver son équilibre, en choisissant
les actions qui conviennent le mieux
à son mode de vie. «Le guide conseille
par exemple de supprimer une
douche par semaine, mais nous n’en
sommes pas encore arrivés là»,
s’amuse Charlène.
ZOOM SUR
LE DÉFI
Après l’édition 2011
du défi, l’Agence
locale de l’énergie
avait dressé un très
bon bilan dans le
département du
Rhône. Lors de ce
premier test, les
participants avaient
économisé en
moyenne 270 €
sur leur facture
d’énergie. Au total,
les 130 familles à
énergie positive
avaient économisé
400 000 kWh, soit
près de 70 tonnes
de CO 2 , ce qui
correspond à la
consommation
annuelle d’électricité
d'environ 135 foyers.
Le bilan de l’édition
2012 devrait être
dévoilé au début
de l’été.
Au-delà du suivi de sa consommation,
participer au défi c’est aussi
s’appuyer sur la force d’un groupe,
dans une logique de partage
d’expériences. « C’est l’occasion de
rencontrer des gens qui ont les
mêmes centres d’intérêts que nous,
lors des réunions mensuelles entre
Ça me tient à cœur
de faire quelque chose
à mon niveau, même si ce
ne sont que des petits gestes."
Thomas Palop.
équipes, résume Charline. On se
donne des idées, on prend des
habitudes et on se prête des petites
choses à tester, comme des balles de
lavage par exemple ».
Alors que cette deuxième édition
du défi s’achève en mai prochain,
les trois Villeurbannais dressent un
premier bilan positif de leur expérience.
Ainsi Thomas et Charlène
ont réduit leur consommation
d’énergie et d’eau de 10 %, tandis que
Gilles est parvenu à une économie de
18 %. «Je regrette juste que l’ALE, qui
porte le projet, nous laisse un peu
nous débrouiller seuls durant le défi,
modère Thomas. D’ailleurs quelques
familles ont abandonné en cours de
route. Néanmoins, pour nous, c’est
une très bonne expérience»! n
VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012 33
viva
N° 255 MAI 2012
LE MAGAZINE DE VILLEURBANNE
�Une Biennale pour
entrer dans la danse
�Bons plants, la nature
au rendez-vous
CENTRES SOCIAUX
Artisans
du vivre
ensemble
Avec ce numéro,
Mini Viva spécial
!
jardins
Toute l’info sur Villeurbanne sur www.viva-interactif.com
© DR
l’essentiel
ÉCO-GESTES
Une maison à énergie positive
Une maison modèle est installée sur le campus
de la Doua, jusqu’au 20 mai. L’occasion pour
les visiteurs de se familiariser avec les notions
d’économies d’énergie dans l’habitat.
Bâtiment basse consommation,
isolation par l’extérieur,
chaudières à condensation,
solaire thermique, photovoltaïque…
Ces notions techniques devenues
familières sont pourtant encore
souvent abstraites. Pour les rendre
concrètes et facilement compréhensibles,
la Fédération du bâtiment et
des travaux publics du Rhône a
créé la Maison pour agir : une vraie
maison de six pièces et de 75 m 2 ,
dite à énergie positive (qui produit
plus d’énergie qu’elle n’en
consomme), imaginée par le
journaliste scientifique Michel
Chevalet.
Grâce aux animations proposées
sur place, les visiteurs pourront
procéder à des expérimentations
leur permettant de mesurer
l’impact de leurs actes sur les
consommations d’eau et d’énergie
et de s’initier, de façon ludique, aux
éco-gestes. Cet outil pédagogique
démontrera également qu’avec la
technologie et les matériaux
existants, les entreprises savent
désormais construire et rénover
des bâtiments énergétiquement
performants. Jusqu’au 20 mai, la
maison ouvre ses portes aux collégiens,
lycéens et professionnels,
ainsi qu’au grand public qui bénéficiera
de journées réservées. n
Journées portes-ouvertes pour tous: du
5 au 8 mai et les 12 et 13 mai
de 10 à 18 heures (visites gratuites,
libres ou guidées) – campus de la Doua
(à proximité de l’IUT de Génie civil).
MLIS: PLUS DE CONFORT ET D’ÉCONOMIES D’ÉNERGIE
Des travaux de rénovation des installations thermiques ont débuté en avril
à la Maison du Livre, de l’image et du son (Mlis). Objectif: diminuer
la consommation énergétique ainsi que les émissions de gaz à effet de serre
et améliorer le confort des usagers. Six mois de travaux sont ainsi prévus pour,
à terme, mettre en place un système plus économique, avec une baisse
de 32 % de la consommation de chauffage.
Pour parvenir à ce résultat, de nombreux aménagements vont être effectués,
entre autres: un remplacement des centrales de traitement de l’air
avec récupération d’énergie, une vérification des réglages hydrauliques,
l’installation d’un plancher chauffant et le remplacement des robinets thermostatiques des radiateurs… Financé
par la Ville, le coût de l’opération devrait s’élever à 506000 euros. La Maison du livre, construite en 1987,
est l’un des équipements municipaux les plus fréquentés.
EN BREF
LES ORCHESTRES
SORTENT DE L’ÉCOLE
Après une année de travail, c’est un
jour de consécration pour les quatre
classes (1) réunies autour du projet
Orchestre à l’école, mené par une
quinzaine d’enseignants de l’École
nationale de musique. Vendredi
1 er juin, à 20 heures, les enfants
monteront sur scène, dans la salle de
spectacles de la MJC. Au programme:
des pièces tirées du répertoire
traditionnel des musiques cubaines et
des Andes, des compositions écrites
pour l’occasion par des professeurs de
l’ENM et, pour la première fois, des
créations d’enfants.
MJC – 46 cours Jean-Damidot –
entrée gratuite sur réservation à
partir du 21 mai: 0478689827.
(1)
Écoles Jules-Guesde, Louis-Armand,
Château-Gaillard, Saint-Exupéry.
COMMERCE ÉQUITABLE
À l’occasion de la quinzaine
du commerce équitable, du 18
au 26 mai, l’association Artisans du
monde organise deux événements:
une pièce de théâtre, Le voyage extraordinaire
d’un commercial ordinaire,
vendredi 11 mai à 20 heures, à
l’Espace Tonkin (tél.: 0478931138)
et une conférence de l’agronome
Marc Dufumier sur la souveraineté
alimentaire, jeudi 24 mai à 19 heures,
à la Maison du livre (entrée libre).
PAROLES SOUS L’ARBRE
Mardi 22 mai, à partir de 17 heures,
le conseil de quartier Perralière-
Grandclément organise Paroles sous
l’arbre, place Grandclément. Autour du
thème de l’arbre. Se succéderont des
animations: contes musicaux, chansons,
danse, exposition de dessins…
10 VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012
ANIMATIONS SPORTIVES
Entrez dans
la magie du cirque!
Comment rendre moins
contraignantes des activités
gymniques pour enfants
et ados? En proposant
des animations ludiques
empruntées aux arts
du cirque. Tout simplement.
A
vec Rémi, l’intervenant
référent, Vivien a en
charge les activités de
cirque proposées le mercredi matin,
dans le cadre de l’École du sport,
organisée par la Ville. « Éducateur
sportif, je suis gymnaste de formation.
En créant de petits exercices ludiques,
sur un trampoline ou en apprenant
à se tenir en équilibre, on intéresse
davantage. On n’a rien inventé, on
s’est aidé de ce qui se pratique déjà
dans les compagnies de cirque et de
théâtre de rue. »
À l’École du sport du mercredi,
deux séances consécutives sont
proposées. Pour les débutants, les
6-9 ans, puis pour les 9-12 ans, des
animations "découverte" ou de
perfectionnement. Première
surprise: la multitude d’accessoires
étalés dans la salle d’EPS de l’école
Descartes : cerceaux, foulards,
balles de jonglage, assiettes,
massues, Pedal Go (monocycles),
bobine, cylindre et planche,
diabolo, pneu… Les enfants ne
savent plus où donner de la tête.
« Ces activités se déclinent en deux
grandes catégories : jeux d’équilibre
et jonglages », explique Vivien.
Les fameuses assiettes chinoises
en plastique qu’il faut faire tourner
à l’aide d’une baguette, étonnent
Rose ou Yannis. « On doit effectuer
des ronds avec les poignets, et tourner
de plus en plus vite, explique
l’enseignant qui accompagne le
mouvement hésitant des enfants.
Après deux ou trois tentatives, les
progrès sont réels. » Abelhamid a
déjà un sacré coup de poignet.
Maylisse n’est pas convaincue, elle
n’a qu’une passion, les foulards,
alors qu’Annabelle n’attend qu’une
chose, pouvoir passer aux
échasses. Yannis, très à l’aise dans
les numéros d’équilibre, innove : il
adopte la position assise sur la
bobine. C’est la force ou la magie
de cette discipline. On peut tout
faire. Ça rit et ça discute. Premier
bienfait de ces activités, elles
engendrent fous rires et ambiance
décontractée.
«Monter sur une grosse balle et tenter
de rester en équilibre tout en jonglant,
mélanger les accessoires… ce sont
autant d’activités physiques qui
font travailler une grande partie des
muscles. Le jonglage stimule la
précision du geste et la coordination,
alors que la recherche d’équilibre
provoque la mobilité, la concentration
et la patience. C’est un sport
complet. »
Interrogé sur cette activité très prisée
par les enfants… et les parents,
Mike Julie, éducateur sportif de la
Ville, confirme. « Elle se développe
vraiment, elle fait l’objet d’animations
spécifiques proposées pendant
les vacances scolaires. Il faudrait
que certains clubs s’y essaient et la
proposent même aux adultes. Le
cirque, ça reste magique. » n
EN PRATIQUE
QUEL PUBLIC?
Cette animation cirque
est proposée dans le
cadre des animations
sportives gérées par la
Ville. (École de sport du
mercredi matin).
D’autres possibilités:
Vacances sports et
Caravane des sports
du 9 au 27 juillet.
QUEL TARIF?
Prix de la licence Usep:
42 euros. Inscription en
septembre: choix de
trois activités sur l’année
pour les élèves villeurbannais
du CP au CM2.
QUELLE TENUE?
T-shirt et baskets, voire
chaussettes pour
pouvoir évoluer sur des
tapis en mousse, sont
recommandées. Les
multiples accessoires
sont prêtés.
�Les activités se déclinent en deux grandes catégories : jeux d’équilibre et jonglage.
Rens.: service de l’Animation sportive, direction du Sport: 0472374846.
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VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012 31
l’essentiel
Une pédagogie expérimentale
et audacieuse
Le dispositif "École par l’Orchestre", porté par
plusieurs professeurs de l’ENM, propose aux enfants
un apprentissage alternatif basé sur la pratique
collective. Une expérience originale, qui commence
à faire des émules.
«
ÉCOLE NATIONALE DE MUSIQUE
Vous allez danser en regardant votre
instrument, comme si c’était votre
chéri!», lance Pascal Pariaud, professeur
de clarinette. Aussitôt, une quinzaine
d’enfants de 6 à 8 ans, commence à tournoyer
puis à jouer, dans une bonne humeur générale.
Un atelier atypique qui donne une petite idée
des nouvelles méthodes testées à l’École nationale
de musique depuis quatre ans.
Gérald Venturi, jeune professeur de saxophone,
est l’un des instigateurs du projet. « Le point de
départ c’est le programme "Orchestre à l’école",
avec les séances d’initiation dans des écoles de la
ville, explique-t-il. Ce sont des ateliers en groupes
qui fonctionnent très bien avec les enfants. Alors,
avec quelques professeurs, on a commencé à faire
des cours "mélangés"où l’on apprend tout en
même temps: solfège, apprentissage de l’instrument
et pratique de groupe, avec un projet final,
comme un petit concert. »
Une pédagogie qui refuse de dissocier théorie
et pratique, préférant l’apprentissage au fil des
besoins. « Plutôt que de faire des semaines de
solfège, les enfants commencent à jouer très
rapidement, résume Gérald Venturi. Quand ils
rencontrent un problème, on aborde un point de
théorie pour le résoudre. »
Une méthode qui semble porter ses fruits, au
regard des mines réjouies des enfants. L’approche
de l’École par l’Orchestre commence d’ailleurs à
faire des émules dans le monde des écoles de
musique. «Nous sommes dans l’expérimentation
pour le moment et d’autres écoles nous ont
contactés pour que l’on présente nos méthodes»,
s’enthousiasme Gérald Venturi. n
Nous
voulons mettre
l’expérimentation
et la création
musicale au cœur
du projet. "
Gérald Venturi,
professeur
de saxophone à l’ENM.
CONVENTION QUALITÉ PROPRETÉ
Les conseils de quartiers
s’engagent aussi
Pour améliorer la propreté des rues,
la Ville, huit conseils de quartier et le
Grand Lyon sont en train de cibler une
dizaine de "points noirs". Explications.
Avec 794 réclamations reçues en 2011
portant sur les déchets, dont les dépôts
sauvages, la propreté des rues est un
sujet récurrent et sensible… Depuis peu, les
huit conseils de quartier sont entrés dans la
bataille. Et pas seulement contre les déchets
sauvages. Dans le collimateur des habitants
rattachés aux conseils, on trouve aussi les
entassements autour des arbres, les bouteilles
qui traînent à côté des silos à verre ou encore les
sachets qui volent les jours de vent, après les
marchés. « Nous voulons agir à la source pour
améliorer la propreté de l’espace public. Nous
allons sur le terrain, nous identifions les secteurs
où il y a des problèmes récurrents. Puis, nous
rédigeons des fiches détaillées que nous
adressons au service propreté du Grand Lyon. À
partir de là, des actions très ciblées auront lieu
dès cet été, après la signature de la convention
Ville-Grand Lyon, conseils de quartier. Nous
ferons ensuite un bilan en décembre… »,
explique Bernard Milesi, directeur de la Proximité
à la ville de Villeurbanne. n
Il est strictement interdit de déposer dans la rue
canapés usagés et autres appareils électroménagers.
6 VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012
rendez-vous
Un nœud dans ma tête
sera présenté le 24 mai
à 21 heures.
Couples d’enfer d’après Georges
Feydeau, le 31 mai à 21 heures.
AGENDA
THÉÂTRE
Présentation de saison 2012-2013
du TNP, dans la limite des places
disponibles. Tél.: 0478033030.
TNP.
les 23 et 24 mai à 19h30
Petits chocs des civilisations
De et avec Fellag.
TNP.
Du 4 au 12 mai
La Jeanne de Delteil
Mise en scène de Christian Schiaretti
TNP.
Du 22 au 26 mai
EXPOSITION
Récits d’engagements
Solidarités franco-algériennes
de 1954 à 1962.
Le Rize.
Jusqu’au 9 juin
© T. Laporte
THÉÂTRE
Brut de talents
Du 22 mai au 2 juin, le Théâtre de l’Iris
devient une vraie ruche! Avec son festival
«Brut de fabrique», il propose une flopée
de pièces et une brassée de jeunes talents.
Une formule énergisante à découvrir.
Et en plus, ce n’est pas cher…
En mai, au Théâtre de l’Iris, en
vélo ou en métro : on y va !
Cela fait déjà douze ans que
ce théâtre propose Brut de fabrique
et invite le public à découvrir une
grande variété des pratiques
théâtrales. Une manière sûre de
créer des ponts entre amateurs,
professionnels et passionnés de
théâtre. On retrouve dans cette
aventure diverses structures
villeurbannaises. Parmi elles : le
centre social de Cusset, le collège
des Iris au sein duquel la
Compagnie de l’Iris anime un
atelier théâtre, l’École nationale de
musique, le centre social des
Buers, l’association Monod
Rens.: 0478688649. Station de métro: Flachet.
© S. Berjot
solidaire, la MJC Bonneterre…
Autant de ramifications locales qui
montrent le bon ancrage de ce
festival foisonnant. À voir notamment
: Contes et magie par le
conteur Claude Delsol, les 22 et
23 mai, mais aussi Un nœud dans
ma tête, récit d’un comédien qui
doute, consulte, divague et s’interroge,
le 24 mai à 21 heures, ou encore
Un cabaret pour aujourd’hui,
spectacle créé par les élèves de la
classe pré-professionnelle du
département d’art dramatique, les
29 mai et 2 juin à 19 heures. Sans
oublier Couples d’enfer, une fantaisie
scientifico-musicale d’après
Georges Feydeau, le 30 mai à
21 heures. Bref, pour se faire plaisir,
il faut opérer son choix et s’offrir en
toute simplicité une soirée entre
amis ou en famille… n
Tarif: 8 euros la soirée composée
de deux spectacles.
Ou 20 euros le pass: pour tout voir!
Les Arthémiades
LES ÉTUDIANTS
ENTRENT EN SCÈNE
Pour sa 12 e édition, le festival des arts
vivants Les Arthémiades, revient du 2
au 31 mai au théâtre de l’Astrée.
Cette année encore, les étudiants de
l’Université Claude-Bernard Lyon 1
deviennent les acteurs de cet
événement annuel gratuit. Ils présentent
l’ensemble de leurs créations et
réalisations artistiques ainsi que celles
de leurs invités (INSA, compagnies
émergentes, jeunes artistes de
l’agglomération).
Pendant un mois, le campus de la
Doua est plongé dans une ambiance
créative et festive. Ce mois de mai est
pleinement consacré à des rencontres
artistiques avec de la danse
contemporaine, des expositions de
photos, de peinture, du théâtre (entre
autres un extrait de la pièce Songe
d’une nuit d’été de William
Shakespeare). Place à la découverte
dès le 2 mai sur le campus de la Doua!
Rens.: 0472431911
mission.culture�univ-lyon1.fr
28 VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012
© DR
ÇA SE PASSE ÀL’ESPACE INFO
LE PLEIN D’INFOS!
L’Espace Info est ouvert
du lundi au vendredi
de 9h45 à 13h et de 14h à 18h.
3, avenue Aristide-Briand.
Du 9 au 18 mai au rez-de-chaussée:
Exposition Brut de Fabrique en
partenariat avec le Théâtre de l'Iris.
Du 14 au 25 mai à
l'étage:
Dans le cadre des
Bons Plants, exposition
sur les abeilles en ville
et leur rôle dans
l'écosystème expliqué
aux petits et aux grands. Urbanbees en
partenariat avec l'Université Claude-
Bernard Lyon 1 et l'association
Arthropologia.
Du 21 mai au 1 er Juin au rez-dechaussée:
Exposition photographique
"Auteurs de troubles". Festival universitaire
de danse et arts du mouvement.
Collaboration : Gilles Aguilar et
Dominique Audin.
Du 21 avril au 4 juin:
Vitrine autour d'une création du TNP :
Merlin l'enchanteur.
RENSEIGNEMENTS AU 0472658090
La prochaine séance du Conseil municipal
aura lieu lundi 14 mai
à 18 heures.
Horaires de l’hôtel de ville:
du lundi au vendredi de 8h30
à 12h30 et de 13h30 à 17h.
Tél.: 0478036767
Horaires de l’état civil:
(élections, CNI, passeports,
attestations d’accueil et état civil):
• Lundi, mardi et vendredi de 8h30 à 17h.
• mercredi de 8h30 à 19h.
• jeudi de 10h30 à 17h.
Le service est fermé le samedi matin.
Viva Magazine
place Lazare-Goujon,
69100 Villeurbanne
Tél.: 0478036733
viva.magazine�mairievilleurbanne.fr
www.viva-interactif.com
Directeur de la publication:
Jean-Paul Bret.
Rédactrice en chef:
Marie Caballero.
Rédactrice en chef adjointe:
Marianne Gastaldi.
Rédaction:
Marie Damongeot, Marianne
Gastaldi, Laurence Salignat.
VIVA MAGAZINE • N°255• mai 2012
© Université de Lyon
Ont collaboré à ce numéro:
Djamel Brooks, Nathalie Duran,
Cindy Faverjon, Sarah Pizzicara,
Aude Splimont, Marie-Hélène
Towhil.
Photographies: Gilles Michallet
(sauf mention).
Dessin: Franz Gauvinière.
Montage: Marjolaine Parize.
Conception graphique:
miz’enpage.www.miz’enpage.com.
Impression: Leonce Deprez.
Imprimé sur papier 100 % recyclé
Toute reproduction interdite.
N° ISSN: 0994-7124
Bibliobus
LES BROSSES
École Jules-Guesde:
bibliobus jeunesse, tous les jeudis
de 16h15 à 17h,
sauf le 17 mai (férié).
Place de la Paix:
bibliobus jeunesse tous les mercredis
de 15h à 16h, bibliodiscobus adultes
vendredis 11 et 25 mai de 17h30 à
18h30.
La Poudrette
(162 rue de la Poudrette)
bibliodiscobus adultes et bibliobus
jeunesse samedis 5 et 19 mai de 10h
à 11h.
Résidence Saint-André
(allée des Cèdres)
bibliodiscobus adultes et bibliobus
jeunesse, tous les samedis de 11h15
à 12h15.
LES BUERS
Rue du 8-mai-1945
(au niveau du n° 37)
bibliodiscobus adultes, tous les
mardis de 17h30 à 18h30, sauf 1er
et 8 mai et bibliobus jeunesse tous
les mercredis de 16h15 à 17h30.
CROIX-LUIZET
Place Croix-Luizet,
bibliodiscobus adultes,
tous les mardis de 16h à 17h15
sauf 1 er et 8 mai.
CUSSET
Cité Jacques-Monod
(22 rue Victor-Basch)
bibliobus jeunesse, mercredis 9
et 23 mai de 11h15 à 12h30;
bibliodiscobus adultes, vendredis 4
et 18 mai de 17h30 à 18h30.
GRATTE-CIEL/CHARMETTES
Avenue Aristide-Briand
(devant la mairie)
bibliodiscobus adultes,
tous les vendredis de 15h à 17h.
SAINT-JEAN
Centre commercial
(rue Saint-Jean)
bibliobus jeunesse tous les jeudis de
17h30 à 18h30, sauf le 17 mai
(férié), et bibliodiscobus adultes et
bibliobus jeunesse, samedis 12 et
26 mai de 10h à 11h.
Cité Vert-Buisson (rue du Marais)
mercredis 2, 16 et 30 mai de 10h à
11h
INFORMATIONS PRATIQUES
Pharmacies
Le syndicat des pharmaciens
nous informe que désormais
pour connaître la pharmacie
de garde, vous devez composer
le n° 3237 sur votre téléphone
(0,34cts la minute depuis un poste
fixe) ou sur www.3237.fr.
Le pharmacien de garde
est également indiqué sur la porte
des pharmacies.
Collecte de sang:
Mardi 5 juin 2012
de 8h30 à 12h
et de 15h à 18h30
au Centre culturel et de la vie
associative, 234 cours Émile-Zola.
Déchèteries
Horaires du 1 er avril au 31 octobre
Du lundi au vendredi: 8h30-12h et
13h30-18h.
Le samedi: 8h30-18h30.
Le dimanche: 9h-12h.
Fermeture jours fériés.
POUR VILLEURBANNE NORD
50 rue Alfred-Brinon
Tél.: 0478845609
Fermée le dimanche
POUR VILLEURBANNE SUD
100/110 avenue Paul-Krüger
Tél.: 0478547859
Marchés
Place de Croix-Luizet
jeudi, samedi matin.
Place Victor-Balland
mercredi, samedi matin.
Place Grandclément
mardi, jeudi et dimanche matin.
Avenue Saint-Exupéry
mercredi, samedi matin.
Place Wilson
mercredi, vendredi et dimanche matin
de 8 heures à 13 heures.
Avenue Rossellini
lundi de 15 heures à 19h30
Place Chanoine-Boursier
mardi, jeudi et samedi matin.
Rue Pierre-Joseph-Proudhon
vendredi matin.
Place de la Paix
vendredi matin.
Marché aux puces
Jeudi, samedi et dimanche matin
COP-SARL, 1 rue du Canal
Tél.: 0472046565.
Permanences
Avocat-conseil:
Permanence gratuite:
à la Maison Berty-Albrecht,
14 place Jules-Grandclément,
le samedi de 10h à 11h30,
sur rendez-vous.
Tél.: 0478547818.
Permanence d’avocats
à la Maison de Justice et du Droit,
52 rue Racine, Tél.: 0478854240.
Maison de justice et du droit:
L’Espace 30 accueille des
permanences de la Maison de justice
et du droit, les deuxième et quatrième
jeudis de chaque mois,
de 14 heures à 16h30 (jusqu’en juin).
L’objectif: faciliter l’accès au droit
pour tous, écouter, informer, orienter
et régler à l’amiable les petits litiges
dans tous les domaines.
L’Espace 30 – 30 rue Saint-Jean.
sur rendez-vous: 0478802982.
Aide à la création d’entreprise:
L’association Adam cré’acteurs assure
désormais une permanence à la
Maison des services publics
Charpennes-Tonkin, les deuxième et
quatrième mercredis de chaque mois,
de 13h30 à 16h30 (sans rendezvous).
L’objectif: renseigner sur les
premières démarches les personnes
qui souhaitent créer une activité
professionnelle.
MSP Charpennes-Tonkin: 4 allée
Henri-Georges-Clouzot (dalle des
Samouraïs) – Tél.: 0478172045.
LES BOULANGERIES
OÙ TROUVER VIVA
Boulangerie Pacard
263 cours Émile-Zola
Boulangerie Liaudet
25 rue Pierre-Baratin
Maison Bettant
2 avenue Salvador-Allende
Boulangerie Plantier
La maison de la Bugne
40 rue Michel-Servet
Boulangerie Perrin
62 cours Émile-Zola
Boulangerie Bedhiafi
47 rue Fontanières
Boulangerie Dias
55 cours Émile-Zola
Boulangerie Foray
39 rue Octavie
Boulangerie Barbier-Dubois
99 rue Léon-Blum
39
Dimanche 13 mai 2012 de 9 h à 18 h
AVENUE
HENRI-BARBUSSE
Partageons
les bonnes pratiques
du jardinage !
© julietalyon
Tél. 04 72 65 80 90
www.viva-interactif.com
histoires vécues
Coupe Gordini 1968
© DR
F3 Ford Cosworth 1969
© DR
© DR
Robert Mieusset et Mister Jimmy
«
Robert Mieusset
A 69 ans, Robert Mieusset, propriétaire
d’une boutique de flippers, cache bien son jeu.
Petit-fils du célèbre fabricant automobile, il fut
pendant plus de vingt ans pilote de course
sous le pseudonyme de Jimmy Mieusset.
Je suis né en 1943 rue Léon-
Blum, à Villeurbanne. À
l’époque Roger Planchon
était notre voisin de palier, se souvient
Robert Mieusset. Mon père était
concessionnaire aux Gratte-ciel, ça
marchait bien, il vendait près de
mille voitures par an. Adolescent, je
faisais déjà quelques compétitions
de moto. Mon père m’a dit: "Tu
devrais essayer la voiture" et j’ai
commencé la course à 25 ans. »
À 69 ans, Robert Mieusset déroule
calmement les étapes de sa vie. On
devine pourtant que son parcours
n’a pas été aussi simple : on ne
devient pas l’un des meilleurs
pilotes français par hasard. «C’est vrai
qu’à l’époque c’étaient les débuts, il y
avait beaucoup d’appelés et peu
d’élus. J’ai passé un concours chez
BIO EXPRESS
16 février 1943
Naissance
à Villeurbanne
De 1971 à 1975
Cinq fois vainqueur
du Championnat de
France de la Montagne
1976
Record de vitesse
de la course de côte
du Mont Ventoux,
toujours valable en 2011
1981
Quitte le monde
de la course automobile.
Renault, et j’ai débuté sur leurs
monoplaces F2. Ensuite, je suis
passé chez Matra, dont j’ai été l’un
des pilotes officiels en 1967 et 1968».
Robert devient alors Jimmy et
enchaîne les victoires : en 1966, il
remporte la première Coupe
Gordini, avant de devenir vicechampion
de Formule France,
deux ans plus tard.
Au début des années 1970, le jeune
pilote se tourne vers les courses de
montagne, un domaine dans
lequel il décrochera ses plus beaux
trophées. « Le championnat de
France de la Montagne, c’est le 100
mètres de l’automobile. Je l’ai
remporté cinq années de suite, de
1971 à 1975. Aujourd’hui les courses
sont strictement encadrées et
attirent moins de monde. Alors qu’à
l’époque, il y avait jusqu’à 10 000
spectateurs pour les grandes courses
de montagne ».
En quelques années, Robert
Mieusset a su se faire un nom, ou
plutôt un prénom, dans le monde
Kart à 15 ans
de la course motorisée. Un parcours
qui s’inscrit finalement logiquement
dans l’histoire de sa famille, associée
au monde de l’automobile depuis
plus d’un siècle. «Vincent Mieusset,
mon grand-père, a créé la marque
qui porte son nom au début du
vingtième siècle. À l’époque, la
région était vraiment au cœur de
l’industrie automobile, et mon
grand-père exportait ses camions
jusqu’en Amérique du Sud. C’est lui
qui produisait notamment la
pompe automobile utilisée par les
pompiers villeurbannais dès 1914».
Robert Mieusset met un terme à sa
carrière de pilote en 1981. Il se
consacre aujourd’hui à son autre
passion, les flippers et jeux de bars,
dans sa boutique de vente et
location. « Ma carrière est derrière
moi maintenant, même si je me
suis investi dans le club de karting
de Villeurbanne pendant de
nombreuses années. Aujourd’hui
pour moi la course, c’est sur
flipper ! » n
22
VIVA MAGAZINE • N°255 •mai 2012
INTERVIEW
Bruno Bonnel,
Pdg de Robopolis, leader de la robotique
de service en Europe
© DR
Ancien pionnier du jeu vidéo, Bruno Bonnell, aujourd’hui
à la tête de la société Robopolis à Villeurbanne, prédit
une révolution de notre quotidien par les robots.
que les ordinateurs ont envahi les maisons,
je suis persuadé que tout le monde aura
un robot compagnon chez soi d’ici à cinq
ans. Ils sont des assistants de notre confort
de vie. Ils peuvent jouer et interagir avec
les personnes qui les entourent. Ils peuvent
aussi gérer l’électronique de la maison,
optimiser l’énergie, baisser ou ouvrir les
volets, donner l’alerte en cas de problème
lorsque vous n’êtes pas là. C’est un peu
un majordome de la maison.
Les robots peuvent-ils dépasser
l’intelligence humaine?
FOCUS SUR
LES ROBOTS FAMILIAUX DE DEMAIN
Il existe déjà toute une gamme de robots capables
de faire les tâches domestiques à notre place.
La robotique devrait cependant
nous réserver bien d’autres
surprises. S’il coûte encore trop
cher pour le grand public, Nao, le
petit humanoïde français de 58 cm, pourrait
bien finir par arriver dans nos foyers. Doué
de reconnaissance vocale et visuelle, il est
capable d’interagir avec les humains et de
se déplacer. Il peut se transformer en professeur
pour les enfants ou assister des personnes âgées
ou handicapées. Une société française a aussi créé
la première voiture qui se pilote sans chauffeur. Déjà
présente dans des parcs d’attractions, la Cibergo
pourrait, à terme, obtenir un agrément sur route.
Côté innovation encore, plusieurs robots de demain
ont été présentés récemment au salon InnoRobo
de Lyon. À l’instar de Kibo, la star du salon. Cet
humanoïde coréen de 1,20 m peut réaliser des
tâches complexes en mouvement, y compris en
vous donnant l’accolade.
© DR
© DR
L’aspirateur Roomba.
Après les jeux vidéos, vous misez
aujourd’hui sur les robots. Vous avez
même écrit un livre sur la robotique
et créé le salon InnoRobo. D’où vient
cette passion?
Bruno Bonnel: Je suis né en Algérie et
quand je suis arrivé en France à l’âge de 8
ans, mon père fonctionnaire a été nommé
à l’Insa de Villeurbanne. J’ai côtoyé
tellement de professeurs que j’ai pris le
virus de la science. À 10 ans, j’ai construit
mon premier robot à l’Insa avec un moteur
de machine à laver. Il a fini par exploser,
mais cette passion pour la robotique ne
«Tout le monde aura un robot compagnon
chez soi d’ici à cinq ans»
m’a jamais quitté. J’ai attendu que les
progrès technologiques rendent
véritablement possible le développement
de la robotique pour revenir à mes
premières amours.
Aujourd’hui les robots sont
principalement utilisés dans l’industrie
pour des tâches répétitives. Dans
quels autres secteurs vont-ils se
démocratiser et nous être utiles?
B.B.: La robotique est en plein
développement dans le domaine
des transports (véhicules individuels
et collectifs) et de l’assistance médicale où
elle peut être très utile. Elle se popularise
aussi progressivement dans les usages
domestiques notamment avec les fameux
robots aspirateurs ou les robots tondeuses
qui se débrouillent tout seuls. En cinq ans,
ma société Robopolis a multiplié par 150
les ventes de robots aspirateurs Roomba.
Je mise aussi totalement sur la
démocratisation des robots éducatifs et
des robots compagnons dès que les offres
seront plus acceptables en terme de prix
et de performances. De la même façon
B.B.: C’est une peur fantasmée et
nourrie par la science-fiction avec ces
personnages d’humanoïdes. Mais, c’est
techniquement impossible parce que
l’intelligence humaine n’est pas faite que
de déduction logique. Elle comporte aussi
un champ infini d’émotions. Et cela, on ne
sait pas le programmer.
Quel rôle comptez-vous jouer
pour concurrencer l’Asie, leader
dans ce domaine?
B.B.: Le but est de créer un cercle
vertueux. Cela a commencé par la
création à Villeurbanne, ville à laquelle je
suis très attaché, de la société de
distribution Robopolis et d’Awabot,
concepteur de robot compagnon. On a
aussi repris POB, chef de file de la
robotique éducative. Depuis deux ans, le
salon InnoRobo nous permet également
d’exposer le talent des entreprises
européennes et la levée d’un fonds d’investissement
de 60 millions d’euros servira
à encourager l’innovation en Europe. Je
veux participer pleinement à cette révolution
numérique qu’est la "robolution". n
VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012
11
bouger
Peu connu, le cross-country
est une spécialité exigeante
qui a le mérite de vous
rapprocher de la nature.
ATHLÉTISME
Le cross…
grandeur nature
UN PEU…
D’HISTOIRES
Version 1: Le crosscountry
trouve ses origines
au XIX e siècle en
Angleterre avec la tradition
des fell-climbers, des
courses en pleine nature,
montant droit à travers les
collines sans aucun souci
de contourner les obstacles
naturels de la région de
Lake District, le grand parc
national d’Angleterre dans
la Cumbrie.
Version 2: Au XIX e siècle
en Angleterre, les
domestiques couraient
au nom de leurs comtes
et barons pour de l’argent
ou d’autres récompenses,
"across the country" – à
travers la campagne – d’où
le nom de "cross-country".
Il leur arrivait donc
de franchir des clôtures,
des ruisseaux, des prés…
Source:
www.archathle.eu
Réagissez et partagez
sur viva-interactif.com
Bernard est un Villeurbannais
heureux. « À 32 ans, je n’ai
qu’une passion avouée, le
cross-country, une discipline que
j’avais pratiquée à l’école. Depuis,
quand il me prend l’envie de
décompresser, je prends ma paire de
pointes et je vais chercher un coin
de nature, à l’orée d’un bois, d’une
petite forêt, en altitude parfois…
Courir ailleurs que sur du bitume,
par exemple sur des bouts de pente
en respirant autre chose que des gaz
d’échappement suffit à mon plaisir.»
Courir hors des pistes, c’est la
définition que nous donne du
cross-country, le nouveau président
de l’Asvel athlétisme, Hoang Trieu
Ngo. « On a coutume de définir le
cross comme une course à travers
champs, selon l’étymologie du mot
anglo-saxon. À l’époque, les Anglais
jugeaient que courir vite n’était pas
assez compliqué, il fallait donc
créer des obstacles pour durcir les
courses. » Une discipline qui l’a
totalement convaincu. «Elle constitue
la base de la course de fond. Quelle
que soit la spécialité qu’un athlète
choisira par la suite (lancer, sprint
Contacts: trieu.ongo@gmail.com • Siège: 245, cours Émile-Zola.
30
ou demi-fond), il est souhaitable
qu’il passe par les fondamentaux, à
savoir le cross. Les bienfaits de sa
pratique sont incroyables : il exige
une grande capacité aérobique,
donc il faut s’entraîner en conséquence,
gagner de l’endurance, de
la vitesse également, tout en ayant
suffisamment de facultés d’adaptation
par rapport à tous les types de
Seuls les coureurs au
tempérament bien trempé
peuvent réussir dans cette
discipline.
terrains qu’un sportif rencontre : de
la boue, du sol meuble, de l’herbe…
Mais également en fonction des
dénivelés, des côtes, des descentes…
Il n’y a aucun moment de répit : le
cross, c’est l’école de la volonté. » En
bon président qu’il est, Hoang
Trieu admet que le cross-country
reste le moyen de détection
majeure des jeunes talents de par
sa pratique scolaire élargie. Même
si l’intérêt de cette pratique…
hivernale est partiel, globalement
de septembre à mars, le cross
i EN PRATIQUE
QUEL TARIF?
Cotisation variant
de 140 à 160 euros
en moyenne. Des tarifs
dégressifs sont proposés
(famille, etc.).
QUEL MATÉRIEL?
Même les chaussures
de cross, avec pointes,
sont prêtées pour
les nouveaux arrivants.
Par la suite, le premier
prix pour l’achat de
chaussures d’athlétisme
avec pointes démarre
à 29,90 euros.
Un short et un T-shirt
aux couleurs des clubs
suffisent pour faire
du cross…
et de l’athlétisme.
OÙ PRATIQUER?
CAMNV
Stade Eyquem,
Petit chemin du Roulet
Tél.: 0478805550
Asvel Athlétisme
245 cours Émile-Zola
Rens.: 0478848721.
prépare idéalement à tous les
autres types de courses estivales :
courses de demi-fond sur piste, ou
en montagne, marathon et trail,
course longue en nature. Le trail,
c’est ce que Bernard pratique à
l’approche de l’été, une manière de
rester fidèle à ses principes. n
VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012
témoignage
École Descartes, année scolaire 1935/36
© DR
© DR
© DR
Au Grand Camp, avec
les écuries en arrière plan.
Simone Besson
Ma vie au Grand Camp
En bas, à gauche, avec les
militaires du Grand Camp.
Le campus, où cogitent aujourd’hui les étudiants de la Doua, accueillait,
il y a un peu moins d’un siècle, encore canassons et fiers soldats. Née en
1929, Simone Besson se souvient avec émotion de ce Grand Camp où elle
habitait, enfant.
«
Mon père était sous- officier de
l’Armée de Terre, Maréchal
des Logis. Je le revois quitter
sa tenue militaire, nettoyer ses boutons en
cuivre avec une barrette en bois alvéolée.
Il mettait sa veste sur un portemanteau et,
avec un chiffon et du produit, il astiquait
tous ses boutons. Basé à la Part-Dieu, on
lui avait attribué une maison au Grand
Camp. C’est là que j’habitais enfant, avec
mes parents, mon frère et ma sœur. C’était
immense, il y avait un grand mur
d’enceinte et, à l’intérieur il y avait les
abreuvoirs, les écuries et un grand
bâtiment où logeaient les militaires. Il y
avait beaucoup de mouvement.
Je me souviens d’avoir compté 32
chevaux. C’était très joli. J’allais voir
comment les soldats les soignaient, les
brossaient. Quand ils défilaient, ils
portaient de petites guêtres. C’était
magnifique, je n’en avais pas peur.
Avec les soldats, ça se passait très bien, ils
étaient gentils, polis. Quand je rentrais de
l’école, ils me proposaient du chocolat, des
biscuits, même si chez nous on ne
manquait de rien. Le Grand Camp, c’était
la campagne : Maman avait apprivoisé
des tourterelles qui étaient en liberté, et
VIVA MAGAZINE • N°255 •mai 2012
nous avions deux ou trois poules, des
lapins… D’ailleurs, Maman qui était
élégante et faisait ses courses à Lyon
pendant que nous étions à l’école, me
racontait : « Tu sais comment on nous
appelle ? Les paysans ». Elle allait aussi
cours Tolstoï acheter ses chapeaux. C’est
ainsi qu’elle a vu construire les Gratte-ciel
et, quand elle rentrait, elle me disait : « Eh
bien ma fille, qu’est-ce qu’on est bien
dans notre petite maison, ils font des
cages à poules ».
Derrière l’enceinte du Grand Camp, il y
avait la butte, où l’on trouve maintenant
le cimetière militaire. Les garçons, dont
mon frère, y jouaient au ballon et nous, les
filles, nous cueillions les fleurs.
Nous allions chercher le lait à la ferme. À
côté, il y avait une épicerie. Un jour, ma
mère me demanda de ramener des olives
de cette épicerie pour faire des quenelles,
et mon frère était chargé du lait. Sur le
retour, je mangeai les olives et mon frère
but le lait.
J’ai appris à lire à l’école Descartes. Mon frère
m’y emmenait, et le trajet durait un bon
quart d’heure. Je me prenais les pieds dans les
rails du tramway, et mon frère devait me
serrer la main très fort. Je l’entends encore me
dire: «Faut que je te ramène entière à la
maison». Parfois mon père venait me chercher
à la sortie de l’école, je tenais sa main, j’étais
fière. Le jeudi, ma mère m’emmenait au
patronage chez les religieuses qui se
trouvaient sur l’actuel Terrain des Sœurs.
Elles étaient sévères. Elles me mettaient un
bout de tissu entre les doigts et, toute petite,
elles m’apprenaient à coudre. Je n’avais pas
le droit de parler avec la copine d’à côté. Je
ne m’y plaisais pas, alors ma mère finit
par m’emmener chez ma marraine qui
était couturière rue de Marseille à Lyon.
Nous avons quitté Villeurbanne entre 1937
et 1938, mon père ayant été muté dans les
Hautes-Alpes au Fort de Mont-Dauphin.
J’ai regretté Villeurbanne, je me plaisais
dans cette petite vie. » n
Lire aussi
la page Histoire du numéro
de février 2012 de Viva sur:
viva-interactif.com/grandcamp
23
Buers/Croix-Luizet
LE MARCHÉ REMPLACE LES COMMERCES DE PROXIMITÉ
«Il y avait beaucoup plus de commerces avant dans le quartier, mais c’est le
même problème partout alors on fait le marché» explique Roger Lamartine.
Il y trouve toujours ce qu’il cherche: «Il y a tous les producteurs et les produits
sont moins chers et de meilleure qualité qu’en supermarché et c’est très
convivial». Depuis sa retraite, il va au marché deux fois par semaine, le jeudi
et le samedi: «Je connais tous les producteurs, le fromager, la bouchère, et le
marchand de légumes qui est là depuis 1959 ! », s’enthousiasme Roger
Larmartine. n
Avec Roger
Lamartine
Ancien directeur de l’IUT et professeur de
chimie supra moléculaire à l’Université Claude-
Bernard, Roger Lamartine s’est installé à
Villeurbanne pour y étudier en 1967. Originaire
de Saône-et-Loire, il choisit le quartier de
Croix-Luizet pour poser ses valises: « On a
l’impression d’être à la campagne, c’est un
quartier très aéré ». Croix-Luizet était idéal pour
sa proximité avec l’Insa, « il est vrai aussi que
tout était à portée de main pour nos trois
enfants, notamment les écoles.» Aujourd’hui, il
profite de sa retraite pour partir dans sa maison
de campagne ou tout simplement jardiner et
faire son marché place Croix-Luizet.
On offre les fleurs
à l’association
LE JARDIN DE L’ÉGLISE DE LA SAINTE-FAMILLE
Originaire de la campagne, Roger Lamartine avait besoin d’un petit coin de
verdure. C’est pourquoi, il se rend régulièrement dans le jardin de l’église de la
Sainte-Famille. «Quand mon fils allait au catéchisme en 1975, le prêtre- ouvrier,
Père Dominique, m’a proposé de m’occuper du jardin et des alentours qui étaient,
à l’époque, abandonnés et en friche, j’ai tout de suite dit oui ! », s’exclame cet
amoureux de la nature. Depuis, il continue à entretenir le jardin avec d’autres
bénévoles pour l’association de la Sainte-Famille: «On s’occupe un peu de tout, on
taille les arbres, on sort les poubelles et on offre les fleurs à l’association», explique
le scientifique. n
PLUS DE 45 ANS D’HISTOIRE
AVEC LA DOUA
«Lorsque je suis arrivé à l’Insa, sur le campus de la Doua, il
y avait un seul bâtiment ouvert pour les cours !», raconte
Roger Lamartine, « la Doua c’était un petit village,
aujourd’hui c’est une ville! De l’autre coté du boulevard, il n’y
avait pas d’immeubles, seulement des petites maisons ».
Roger Lamartine continue à avoir certaines responsabilités,
comme vice-président d’une école d’ingénieurs, ce qui
l’amène à se rendre régulièrement sur le campus. «Ce qui
est drôle, c’est que ce sont mes élèves maintenant qui sont
responsables des laboratoires !», ajoute Roger Lamartine,
non sans une certaine fierté.n
13
VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012
C’EST LE PRINTEMPS
AU TONKIN!
Journée de fête au parc
Jean-Monnet, samedi 5 mai.
De 11 à 19 heures, le
Printemps du Tonkin propose
une grande série d’animations
gratuites pour tous les âges:
basket, rugby à 13, boxe,
escrime, hip-hop, cirque,
concours de pétanque…
Buvette et restauration
sur place.
Rens.: Maison des services publics –
Tél.: 0478172045.
CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE
Cérémonies commémoratives
� Le 25 mai à partir de 17 heures
Les cérémonies commémorant le 69 e anniversaire de la
première réunion du Conseil national de la Résistance,
qui fut présidée par Jean Moulin, auront lieu vendredi
25 mai. Les rassemblement et dépôt de gerbes sont prévus à
17 heures, 3 avenue Aristide-Briand; suivis à 17h15, d’un dépôt
de gerbes devant la plaque de Jean Moulin, au premier étage de
l’hôtel de ville puis, à 17h30, des allocutions dans les salons de
l’hôtel de ville. Ces cérémonies sont organisées par la Ville et
l’ANACR de Villeurbanne. n
PERMANENCE
HANDICAP
L’association AMH
(Association des
malades et handicapés)
tient désormais
une permanence tous
les premiers mercredis
du mois, de 14 à
16 heures, dans
les locaux du Carpa
(Collectif d’associations
du Rhône pour
l’accessibilité),
11, impasse
des Teinturiers.
Ces permanences
visent à informer
et accompagner
les personnes
dans leurs démarches
administratives.
La "voisinade"
des Gratte-ciel
Vendredi 1 er juin, le conseil
de quartier Gratte-ciel Dedieu
Charmettes invite les habitants
à une "voisinade", repas entre
voisins, avenue Aristide-Briand.
À partir de 19 h 30, chacun
pourra apporter à boire ou
à manger et mettre en commun
plats ou boissons sur le buffet
dressé pour l’occasion. Le conseil
de quartier offrira l’apéritif
et des tables et des chaises
seront installées…
LOISIRS
PRATIQUE DU THÉÂTRE
La compagnie Premier acte organise une journée portes-ouvertes,
samedi 12 mai. De 10 à 12 heures, les visiteurs pourront s’informer
sur les ateliers de théâtre amateur et, de 13h30 à 17h30, c’est la
formation professionnelle au métier de comédien qui sera abordée.
Compagnie Premier acte – 18 rue Jules-Vallès.
www.premieracte.net
La journée mondiale sans tabac aura lieu le 31 mai, le CDHS,
Comité départemental d'hygiène sociale propose des consultations
pour l’aide à l’arrêt du tabac 19 rue Jean-Bourgey • Tél : 0478683960
UNE JOURNÉE SPORTIVE
AVEC MCDO
McDo kids sport organise une
journée de pratique sportive pour
les 5-12 ans, samedi 12 mai, à partir
de 9h30 dans le parc des Droitsde-l’Homme.
Au programme:
athlétisme, judo, natation, vélo,
basket et c’est gratuit.
Au fil du Rhône
Dans le cadre de son
projet pédagogique Au fil
du Rhône, l’Usep organise
une grande journée à la
Feyssine, jeudi 31 mai,
pour des classes villeurbannaises.
Au programme:
course d’orientation
avec réalisation de carnets
de voyages, jeu de piste
sur l’environnement
du parc et visite
de la station d’épuration.
VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012 37
INITIATIVE À SAINT-JEAN
UN PEU PLUS PRÈS DES ÉTOILES,
LE TEMPS D’UNE CHANSON
Ils sont âgés de 15 à 75 ans. Pendant dix mois, Amel, Renée, Brahim,
Léa, Lakhtar, Esther, Danielle, Nolya, Fériel et Cécile ont uni leurs efforts
autour d’un projet: raconter et chanter leur histoire de la chanson
française. Brel, Brassens, Piaf, Gainsbourg, Bashung… tous ont été
convoqués pour monter «Le temps d’une chanson». «Une aventure
musicale et humaine», revendique Wahid Chaïb, du centre social Saint-
Jean et architecte du projet avec son complice et cofondateur du
groupe Zen Zila, Laurent Benitha. «Au début, c’était difficile d’affronter le
regard des autres, mais on est fiers du résultat, confie Amel. C’était la
première fois de ma vie que j’allais au bout de quelque chose. Travailler
en groupe, se soutenir quelles que soient nos différences, c’est ce qu’il y a
de plus beau!» Le trac, les répétitions, l’expérience de la scène… «On
s’est vu grandir les uns les autres, estime Lakhtar. Ce projet a créé une
complicité et une solidarité immenses.» La troupe s’est produite le
15 avril 2011, et son parcours fait l’objet d’un documentaire en cours de
montage. Tous rêvent aujourd’hui de remonter sur scène, ensemble. n
PRATIQUE
ADRESSES
ET CONTACTS
DES CENTRES SOCIAUX
• Centre social Charpennes-Tonkin
11 rue Bat-Yam
0478890501
www.charpennes-tonkin.com
• Centre social de Cusset
87 rue Pierre-Voyant
0472657171
http://lecentresocialdecusset.
e-monsite.com
• Centre d’animation Saint-Jean
Petite rue du Roulet
0478792616
www.centre-animation-st-jean.com
• Maison sociale Cyprian-les Brosses
4 rue Jules-Guesde
0472686970
www.maisonsociale.org
• Centre social et familial
de la Ferrandière
51 rue Lafontaine
0478682770
http://centre-socialferrandiere.over-blog.fr
social, explique Guylaine Ouari.
Mais tous ont en commun le
mélange des générations et la
priorité donnée à la participation
des habitants. » Parentalité, mixité,
lutte contre l’isolement, vieillissement,
accès au savoir, insertion
professionnelle… Ouverts à tous
sans distinction d’âge, de catégorie
sociale, d’origine, les centres
sociaux agissent sur tous les fronts,
en lien avec leurs partenaires (Caf,
Conseil général, associations, etc.).
«Ils visent la fabrication et l’entretien
du lien social sous toutes ses formes:
aujourd’hui, ils sont les seuls à
proposer un tel éventail de possibilités
et à écouter chaque personne
individuellement tout en l’associant à
l’action », conclut Emmanuel
Pelletier, directeur du centre social
de Cusset. n
Les centres sociaux jouent un rôle essentiel
dans les quartiers, comme équipement à vocation
sociale et familiale: ce sont de vrais lieux
d’animation de la vie locale, créateurs de liens
entre générations et de mieux vivre ensemble."
Dany Montois, adjointe aux Solidarités, aux personnes âgées
et aux centres sociaux.
INITIATIVE À CHARPENNES-TONKIN
• Centre social des Buers
17 rue Pierre-Joseph-Proudhon
0478842833
• Maison sociale de Croix-Luizet
35 rue Louis-Armand
0478847146
VACANCES EN FAMILLE…
DES PROJETS QUI CHANGENT LA VIE
Le dispositif "Vacances Familles Solidarité" porté par la Caisse
d’allocations familiales et le Conseil général aide chaque année des
dizaines de foyers modestes à partir en vacances. Les centres sociaux
le relaient en avançant le montant des bons vacances et en
accompagnant les familles pour identifier un lieu qui fait envie,
réserver le séjour, le préparer (budget, valises, activités sur place) «Je
suis partie 15 jours en 2009 avec mes fils. Avant le départ, j’avais peur
de ne pas arriver à tout gérer. Finalement, nous avons vécu des
moments exceptionnels de retrouvailles avec les enfants», se souvient Patricia, qui a renouvelé l’expérience deux
fois. Même ressenti pour Khedoudja, partie l’an dernier avec son mari et ses trois enfants. «Grâce au centre social,
nous avons pu échanger avec d’autres familles, ce qui m’a beaucoup rassurée! On a surmonté nos inquiétudes et le
séjour a été parfait: il a resserré nos liens familiaux.» En 2011, le centre social a accompagné onze familles dans
ces préparatifs. n
©DR
VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012 19
l’Histoire
Par Alain Belmont, historien
© BML
Un zoo humain en
Le chemin de fer
de Tombouctou,
Le Progrès illustré, juin 1894.
terre villeurbannaise
Il y a 118 ans, en mai 1894, un nouveau quartier naît à Villeurbanne,
à la faveur d’une Exposition Universelle. Un village africain,
avec ses cases rondes coiffées de toits de chaume.
Les journalistes l’ont baptisé
Sakatou et il regroupe une
vingtaine de petites maisons
traditionnelles, comme il en
existe au Bénin ou au Mali.
«L’aménagement de ces cases est
particulièrement rudimentaire et se
compose de quelques nattes et
couvertures, de menus objets et
calebasses pour la cuisine ». Une
forge, un atelier de tisserand, des
greniers pour stocker les moissons,
des pirogues, des troupeaux :
aucun détail ne manque au
tableau. Pas même les habitants…
« A la porte du village, on voit
d’abord un beau type de guerrier
armé de la lance de combat. À
l’intérieur, les indigènes vaquent à
leurs occupations. Ici, des musiciens
primitifs jouent du cora et du tamtam,
musique barbare qui accompagne
les danses des femmes ». Un
�Repères
1830: la France
colonise l’Algérie
1848: abolition de
l’esclavage en France
1881: la Tunisie passe
sous protectorat français
1887: création de
l’Indochine française
1889: construction de
la tour Eiffel
1891: colonisation du
Soudan français
1892: Behanzin, roi du
Dahomey, est battu par
l’armée française
24 juin1894: assassinat
à Lyon du président de
la République Sadi
Carnot, venu visiter
l’exposition universelle
1931 : interdiction des
zoos humains en France
peu plus loin, « l’odeur du couscous
et du tamarin nous attire à la
cuisine où les femmes s’adonnent à
la préparation du repas ». Au total
160 personnes peuplent ce bout
d’Afrique greffé en terre villeurbannaise.
Des hommes, des femmes
et même des enfants. Un zoo
humain, situé à un jet de pierre du
zoo animalier de la Tête-d’Or.
De tels zoos humains étaient
malheureusement fréquents à la
fin du 19 e siècle et au début du 20 e .
Alors que les pays européens
multipliaient les conquêtes en
Afrique et en Asie, ces « expositions
ethnographiques » prétendaient
faire connaître les peuples colonisés.
Celle du parc de la Tête-d’Or naît
lors d’une grande Exposition
Universelle tenue à Lyon de mai à
novembre 1894. Tandis qu’une
cinquantaine de bâtiments accueille
© DR
Affiche de l’exposition coloniale.
près du boulevard des Belges les
productions des industries nationales
et étrangères, la moitié
orientale du parc, qui s’étend à
l’époque sur le territoire de
24
VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012
ÉVÉNEMENT
Les Invites se tricotent
aux Ateliers Frappaz
Les Invites se préparent sous le signe
du tricot… Rendez-vous du 20 au 23 juin,
dans un décor avec la laine pour fil rouge.
L
’année
2012 sera celle du tricot ou ne
sera pas ! Mobilier urbain tissé de laine,
arbres rhabillés, statue du Répit
chapeautée d’un bonnet, pelotes et aiguilles
monumentales réalisées en carton et en
métal… La laine dévoilée sous toutes les
coutures pour transformer la ville et la donner à
voir autrement. Le tout, réalisé avec des scénographes
étrangers et la complicité des
Villeurbannais. Car il va en falloir des petites
mains tricoteuses féminines et masculines !
C’est cela l’esprit du festival "pas pareil". De
l’exigence artistique, de la gratuité, de nouvelles
tendances mais aussi et surtout la participation
des Villeurbannais à la création des décors de la
gigantesque scénographie urbaine. Des
habitants toujours au rendez-vous puisqu’ils
étaient près de 200 jeudi 29 mars lors de la
traditionnelle soirée de présentation des projets
aux Ateliers Frappaz. Côté programmation, à
noter, le grand retour des installations de feu de
Carabosse, le théâtre d’ombres revu et corrigé
par Luc Amoros et la venue de l’explosive
VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012
Découvrir
l’avant-programme sur:
invites.villeurbanne.fr
compagnie Xarxa Teatre. Et puisqu’aux Invites
tout le monde est VIP, un carton VIP
"Villeurbanne invite participants" sera distribué
à certains festivaliers. n
Pour préparer les Invites, rejoignez
les ateliers organisés du mardi au vendredi
de 14 h à 18 h aux Ateliers Frappaz (14-16
rue du Dr-Frappaz). Volontaires bienvenus
et attendus. À suivre également, les apéros
du mardi de 18 h à 20 h, moments
d’échange et de rencontre avec les artistes
en résidence et l’équipe des Ateliers.
EN BREF
DU NOUVEAU AU
COLLÈGE JEAN-MACÉ
Une section "bilangue" italien ouvre
ses portes au collège Jean-Macé à la
rentrée 2012 pour les élèves entrant
en sixième. Une section sportive
Basket se met en place, à la rentrée
2012 également, en partenariat avec
le BCCL (Basket club de Croix-Luizet),
l’ASVBF (Association sportive villeurbannaise
de basket féminin), la Ville
et le Comité départemental du Rhône
de Basket. Le recrutement s’adresse
à des élèves de sixième, sportifs
et motivés, filles et garçons, sur dossier
et tests. Attention: date limite de dépôt
des candidatures, vendredi 25 mai et
tests sportifs, mercredi 13 juin.
Contact et retrait des dossiers:
Collège Jean-Macé, 23 rue
Edouard-Vaillant: 0472698810.
UN NOUVEAU DIRECTEUR
À L’IUT LYON 1
Christophe Viton a été élu directeur de
l’IUT Lyon 1 pour un mandat de cinq
ans et succède à Christian Coulet,
après avoir été directeur adjoint de
l’IUT Lyon 1, responsable du site de
Villeurbanne-la Doua.
PARC EN TRAVAUX
Toute la partie sud du parc
de la Commune-de-Paris est fermée
au public pour cause de travaux
d’aménagement jusqu’au 30 juillet.
Rendez-vous
Place Lazare-Goujon
samedi 23 juin 2012
à 18 heures !
5
guide
SOCIÉTÉ
Que faire lorsque l’on
De plus en plus nombreuses,
les personnes en situation
de surendettement laissent souvent
s’aggraver leur situation.
Des solutions peuvent pourtant
êtres proposées en déposant
un dossier à la Banque de France.
Dépenses de la vie courante
que l’on ne parvient plus à
assumer, accumulation de
dettes et de crédits non réglés… Ces
dernières années, le nombre de
ménages en situation de surendettement
n’a cessé d’augmenter,
accentué par la crise. Alors, que faire
quand les factures impayées
s’entassent et que les fins de mois
deviennent de plus en plus difficiles?
«Lorsque l’on est en situation de
surendettement, il ne faut surtout pas
attendre que la situation s’aggrave
pour réagir. Plus on accumule de
dettes, plus on entre dans une spirale
infernale. Le pire est de prendre un
autre crédit pour rembourser ses
dettes. Beaucoup de personnes ont
peur de déposer un dossier de
surendettement à la Banque de
France. Elle peut pourtant renégocier
des crédits et des dettes avec les créanciers,
dans l’intérêt de la personne, en
fonction de sa situation financière»,
souligne Blandine Girard, conseillère
en économie sociale et familiale au
Centre communal d’action sociale
de Villeurbanne.
Pour saisir la commission de
surendettement, un formulaire à
remplir doit être demandé à la
succursale du Rhône de la Banque
de France ou téléchargé sur
Internet (1) . Attention toutefois: cette
procédure ne concerne que les
particuliers et ne s’applique pas aux
dettes liées à une activité
professionnelle indépendante. Les
personnes qui ont des difficultés à
compléter un dossier peuvent
s’adresser à Villeurbanne à la Maison
du Citoyen ou à l’association
d’Entraide rédactionnelle et
information sociale (2) .
Une solution adaptée
Une fois votre dossier transmis, la
Banque de France va estimer s’il est
recevable, ce qui est le cas dans 80 %
LE PROFIL DES SURENDETTÉS
Les personnes surendettées vivent à 65 % seules.
Un constat à rapprocher des causes fréquentes
du surendettement. En effet, dans 23 % des cas,
les difficultés financières surgissent après
une séparation, un divorce ou un décès
d’un membre de la famille qui entraîne
une diminution des ressources. C’est ce
que révèle la dernière étude de la Banque
de France (rendue publique en 2011) sur le profil
des surendettés. De manière générale,
le surendettement s’explique aussi par un faible
niveau des ressources des personnes. 54 %
disposent de ressources inférieures ou égales
au Smic avec une surreprésentation des employés,
ouvriers, chômeurs et bénéficiaires des minima
sociaux. Si les tranches d’âges les plus touchées
sont les 35 à 54 ans, on observe
une augmentation régulière du surendettement
chez les personnes âgées. Le niveau
d’endettement observé pour l’ensemble
des dossiers recevables à la Banque de France
s’établit en moyenne à 34500 euros. Dans 91 %
des cas, les personnes ont contracté des crédits
à la consommation mais rarement des prêts
immobiliers (7 % des cas). Les découverts
et les dépassements sont aussi présents dans
57 % des dossiers traités par la Banque de France. n
34 VIVA MAGAZINE • N°255• mai 2012
Îlots participatifs de lien, de solidarité
et de mixité dans les quartiers, les centres
sociaux sont sept à Villeurbanne. À Cusset,
Croix-Luizet, Saint-Jean, Cyprian-les-Brosses,
Charpennes-Tonkin, la Ferrandière
ou aux Buers, ces maillons essentiels
du territoire animent, soutiennent et fédèrent
les habitants. De la halte-garderie aux cours
de français, des activités de loisirs à l’insertion
professionnelle, zoom sur ces acteurs
incontournables du "vivre ensemble".
«
Les centres sociaux sont
d’abord et avant tout des
associations de proximité,
gérées par des habitants engagés
dans la vie de leur quartier et plus
largement de leur ville. Ils s’investissent
dans ce but avec le concours
de professionnels de l’action sociale»,
explique Guylaine Ouari, directrice
adjointe du centre social des Buers.
La septième Semaine du vivre
ensemble, organisée du 2 au 7 avril
dernier aux Buers, à Croix-Luizet, à
Cusset et à la Doua, a été une
nouvelle fois révélatrice de la
capacité de rassemblement de ces
équipements, essentiellement
financés par la ville de Villeurbanne
et la Caf (Caisse d’allocations
familiales). Au programme: confection
puis dégustation de pain
perdu, découverte du taekwondo,
tricot, apéritifs dansants, flash mob
ou atelier paella… Le tout, à
l’initiative des habitants ! Le but ?
Mettre en lumière les actions du
quotidien dans les quartiers, celles
qui tissent des liens et de la
tolérance au jour le jour. « Les
centres sociaux permettent aux
habitants de se croiser et de se
rencontrer à une période et dans
une société qui génère de l’isolement
et de la crainte de l’autre », souligne
Michelle Bellemin, directrice de la
Maison sociale Cyprian-les-Brosses.
Indispensables bénévoles
Au-delà des manifestations spécifiques,
pour les 3 623 familles qui
adhèrent à l’un des centres sociaux
de Villeurbanne, le premier contact
se fait souvent à travers le catalogue
d’activités. Halte-garderie, lieu
d’accueil enfants-parents, bibliothèques,
éveil musical, soutien
scolaire, permanences emplois
formations, clubs d’activités pour
les seniors, apprentissage de la
langue française, cours de gym,
accompagnement au départ en
À travers chacune
de ses initiatives, le centre
social aspire à s’imposer
comme un lieu ressource,
qui peut apporter plus
que ce que chacun est
initialement venu
y chercher.
Marie-Françoise Lopez,
responsable du pôle famille
au centre social Charpennes-Tonkin.
vacances… La liste est interminable.
«Quand j’ai emménagé à Villeurbanne,
le hasard a voulu que je
m’installe tout près de la maison
sociale Cyprian-les-Brosses, se
souvient Anne Sanlaville. J’ai été
tout de suite curieuse : c’était la première
fois que j’avais la chance
d’habiter à proximité d’un centre
social. J’ai inscrit mes enfants à la
crèche et aux activités de loisirs,
puis j’ai commencé à participer à la
vie de la maison sociale. Aujourd’hui,
je fais partie de son conseil d’administration
et de son comité de
présidence ! ». Sans les bénévoles,
les centres sociaux ne pourraient
pas fonctionner: le soutien scolaire
à Cyprian-les-Brosses est ainsi
largement dispensé par des retraités,
tandis qu’aux Buers, avec la proximité
du campus de la Doua, ce
sont plutôt les étudiants qui
donnent de leur temps. Quant aux
ateliers sociolinguistiques du
centre Charpennes-Tonkin, ils
existent grâce à l’engagement de
treize bénévoles qui permettent à
une soixantaine d’autres habitants
INITIATIVE AUX BUERS
RÉUNIR PETITS
ET GRANDS POUR JARDINER AUTREMENT
Nora Aïssa déborde d’énergie. Cette habitante des Buers anime notamment
les ateliers tricot du centre social. L’an dernier, elle a eu une idée: proposer
aux « mamies du banc», qui se retrouvent chaque après-midi devant le centre
social, de jardiner dans l’une des parcelles disponibles. « Ce sont pour la plupart
des femmes qui ont eu l’habitude de travailler la terre. Seulement, à 70 ou 80 ans,
le corps fatigue et bêcher pliée en deux n’est pas évident, souligne-t-elle.J’ai donc
proposé d’installer des bacs surélevés : à 90 cm, la terre sera à hauteur
de femme !». Un projet qui verra le jour en mai. Florence Chavot, responsable
des activités enfants, viendra aussi jardiner avec les petits du centre de loisir.
« On arrivera ainsi à une œuvre collective mêlant petits et grands, créatrice
de transmission entre générations», espèrent-elles. En attendant que la parcelle
soit prête à accueillir ses jardiniers, Nora cultive ses idées dans les livres
de jardinage. n
VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012 17
Défilé tonkinois, Le Progrès illustré du 27 mai 1894.
© BML
Villeurbanne, est réservée aux
produits coloniaux. On y entasse
du rhum, du thé, du bois de rose,
des panneaux de soie brodés, « un
porte-voix de chef rebelle » et des
tapis de photographies dans des
pavillons consacrés à l’Algérie, à la
Tunisie et à l’Annam-Tonkin (le
Viêt-Nam). Et pour rendre plus
vivant ce déballage exotique, des
"Indigènes" sont importés de leur
terre d’origine : des soldats et des
comédiens algériens pour animer
des spectacles de chevaux et un
"théâtre égyptien"; des "miliciens
tonkinois" et une centaine de civils
destinés au "village annamite";
enfin un groupe de Sénégalais, de
Béninois et de Soudanais affectés
au "village nègre", terminologie
aux relents racistes qui témoigne
de toute une époque. Tous sont
employés par des impresarios
spécialisés dans ce genre d’attraction
– les frères Barbier, dans le cas du
village africain, et dûment autorisés
par le maire de Villeurbanne. Un
maire qui rappelle maintes fois à
l’ordre ces entrepreneurs en chair
humaine, lorsqu’ils ne versent pas
9 % de leurs recettes au bureau de
bienfaisance de la commune
comme ils devraient le faire tous
les soirs, ou lorsqu’ils paradent à
tout bout de champ « en se servant
d’instruments bruyants» pour attirer
les passants.
Le zoo humain connaît un succès
monstrueux, dans tous les sens du
terme. Plus de 1,3 million de
personnes visitent ce qui passe
pour le clou de l’Expo Universelle.
Mais si les visiteurs ressortent
enchantés du zoo, les principaux
intéressés perçoivent les choses
d’une manière différente, évidemment.
Leurs conditions de vie se
rapprochent de l’esclavage, et
quelques semaines après l’inauguration
de l’exposition les problèmes
VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012
surviennent. Le 16 juin 1894, on
retrouve une femme du village
assassinée ; « un individu de la
même tribu a été arrêté à proximité
du lieu du crime mais on ignore
encore s’il est l’assassin». Le 23 juillet,
la jeune Sissoun tente de se suicider
en se jetant dans le lac de la Têted’Or;
«elle a été retirée saine et
sauve et reconduite à son village où
des soins lui ont été donnés ».
Heureusement des voix s’élèvent
pour dénoncer les abus les plus
criants: quatre Africains «employés
aux pousse-pousse par le sieur Gelly»,
se plaignent «des procédés de leur
patron qui non seulement ne voulait
pas les payer, mais ne leur donnait
qu’une nourriture insuffisante». Gelly
répond que ces hommes «ne
devaient être payés qu’à la fin de
l’exposition à raison de 100 francs par
tête, et qu’il leur assurait une nourriture
amplement suffisante.
Toutefois, d’après l’opinion
publique Gelly est un industriel qui
profite de l’inexpérience de ses
employés pour les exploiter ». Il est
aussitôt traduit en justice.
Par crainte des désertions et d’éventuels
"débordements" contraires aux
bonnes mœurs, les Indigènes sont
emmenés chaque soir par des gardes
jusque dans des zones militaires où
ils passent la nuit. Mais un soir
l’impensable arrive: «Quelques
groupes de soudanais se promenaient
dans la piste du vélodrome avec leur
musique et leur tam-tam. À un
moment donné le public est entré sur
la piste, il y a eu là un méli-mélo du
public et des noirs. Tout le monde a
dansé». La police laisse faire. À
Villeurbanne, les gones rencontrent
enfin l’Afrique. n
viva.magazine@mairie-villeurbanne.fr
Sources: Archives du Rhône, cotes 8 Mp 173
à 176. Bibliothèque Municipale de Lyon,
journaux Le Progrès illustré, et Lyon-Exposition,
1893-1894.
Illustration : Le socialisme
municipal,Villeurbanne 1880-1982,
de Bernard Meuret, aux Presses
universitaires de Lyon.
L’annexion du parc de la Tête-d’Or
Aux 17 e et 18 e siècles la Tête-d’Or était un grand domaine possédé
par l’Hôtel Dieu de Lyon. Il comprenait une centaine d’hectares de
prés, de terres cultivées, de bois et de marais régulièrement inondés
par le Rhône, ainsi qu’une ferme monumentale. Le tout se situait
essentiellement sur la commune de Villeurbanne et non à Lyon,
comme aujourd’hui. Les deux villes s’accommodèrent très bien de
cette situation, jusqu’à ce qu’en 1777 Lyon tente d’annexer le beau
et riche domaine. Ses tentatives se multiplièrent tout au long du 19e
siècle et décuplèrent après la transformation des lieux en parc «à
l’anglaise», en 1857. Dans le même temps la construction de la ligne
du chemin de fer de Genève en 1855-56 séparait physiquement
Villeurbanne de La Tête-d’Or. L’Assemblée Nationale obligea notre
ville à céder ce bout de son territoire le 17 décembre 1894, juste
après la fermeture de l’Exposition Universelle. Lyon versa en
échange une indemnité de 25 000 francs (une misère !) et accorda
un coup de pouce décisif à une nouvelle ligne de tramway reliant les
Cordeliers aux Charpennes et à Cusset, qui fut inaugurée en 1899.
© BML
© BML
Village de type sénégalais
et dahoméen de l’exposition
de 1894 (don Lacoste).
Behanzin en compagnie de ses
femmes, exposition coloniale
en 1894 (don de J. Barbier).
25
© DR
Les joueuses du Lycée Faÿs
championnes du monde de futsal
Vendredi 13 avril, les joueuses du Lycée Frédéric-Faÿs
sont devenues championnes du monde scolaire de futsal
à Antalya (Turquie) au terme d’une finale très disputée
face aux Brésiliennes. Bravo à elles!
CITOYENS
PLUS DE 600 JEUNES À LA MAIRIE
POUR LA CÉRÉMONIE DE CITOYENNETÉ !
Mercredi 28 mars, plus de 600 jeunes ont
répondu à l’invitation de Jean-Paul Bret, maire de
Villeurbanne, et de Chafia Tifra, adjointe chargée
de la Jeunesse et de la vie étudiante, pour
participer à une Cérémonie de citoyenneté.
Au cours de ce rendez-vous, la carte d’électeur
a été remise aux jeunes villeurbannais
nouvellement inscrits sur les listes électorales.
Ce geste symbolique s’est accompagné d’un parcours civique, d’informations citoyennes par
le biais d’expositions de documents et d’un quiz… La direction de la Jeunesse avait également
imaginé et mis en œuvre des photos-témoignages devant le buste de Marianne.
Tout images
PROCHAINE ÉMISSION,
LUNDI 14 MAI À 17 H 15,
PUIS :
MARDI 15 – 20 H 45
MERCREDI 16 – 13 H 45
JEUDI 17 – MINUIT ET 13 H 45
VENDREDI 18 – 8 H 45 ET 19 H 45
SAMEDI 19 – 11 H 45
DIMANCHE 20 – 15 H ET 18 H
VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012
Tous les mois
retrouvez le magazine de TLM
12 minutes
de reportages,
portraits et actualités
diffusés pendant une semaine
sur TLM (canal 20 24 de la TNT)
puis sur viva.interactif.com/tlm
DES PRODUITS FERMIERS
DANS LE QUARTIER DES BUERS
Dans le cadre de la "Semaine du bien vivre
ensemble" co-organisée par le centre social
des Buers, la maison sociale de Croix-Luizet,
et les structures éducatives de la ville, Villeurbanne
Est Habitat a proposé, un après-midi "Légu’minus"
sur le thème de la ferme et des légumes,
mercredi 4 avril.
Portés par la musique d’un accordéoniste
et d’un guitariste, les habitants ont participé
à des ateliers de lecture, de chansons et découvert
le projet "La ferme des Buers". Un projet solidaire,
puisque des paniers repas, composés de fruits frais,
seront confectionnés par des bénévoles
et distribués chez les habitants qui ne peuvent
pas se déplacer. Initié par Villeurbanne Est Habitat,
ce projet associatif verra le jour fin mai. "La ferme
des Buers" recherche des volontaires pour les aider.
Rendez-vous au 33 rue du 8-mai-1945, à
proximité du point contact.
TNT 20 24
Numericable 95 96
Neufbox 370
Freebox 220
TV d’Orange 214
Bbox 438
Dartybox 254
Alicebox 350.
9
en vue
INTERVIEW CROISÉE
Michelle Bellemin,
directrice de la Maison Sociale Cyprian-les-Brosses
Olivier Brunaud,
directeur du Centre d’animation Saint-Jean
«Le centre social donne
un visage et un lieu à la solidarité»
Qu’est-ce qui caractérise selon vous l’action des centres sociaux?
Olivier Brunaud: C’est l’approche transversale des centres sociaux qui donne du sens à leur action. Les activités
ne sont finalement que des outils. Ainsi, les ateliers informatiques sont des moyens de lutter contre la fracture
sociale et numérique; l’accompagnement au départ en vacances travaille sur les freins qui empêchent de partir
de chez soi, sur la peur de l’inconnu, sur l’image de soi…
Michelle Bellemin: Les activités sont une porte d’entrée, mais le vrai travail d’un centre social, c’est tout le reste!
À l’heure de l’hyperspécialisation, le centre social permet de répondre aux besoins non exprimés. Il va bien
au-delà de la prestation de service ou de l’espace d’animation socioculturel. Autre caractéristique: il n’est pas
réservé aux publics en difficulté, mais bien ouvert à tous, sans distinction.
O. B.: Le centre social ne fait pas d’assistanat! Il rend les choses possibles et les habitants acteurs. Le fait de
s’investir, de mener une activité jusqu’au bout, voire de donner de son temps pour les autres valorise et redonne
confiance. Nous assistons tous les jours à l’épanouissement de personnes qui, en arrivant, n’osaient pas,
manquaient de confiance en elles.
M. B.: L’amalgame est trop souvent fait entre précarité et manque d’intelligence. Mais rechercher un emploi
n’empêche pas de mettre ses compétences au service des autres!
Les centres sociaux sont donc des créateurs de solidarités?
M. B.: Il règne déjà une ambiance de village dans les quartiers populaires: l’entraide y est plus qu’ailleurs un
réflexe naturel. La solidarité n’a donc pas besoin des centres sociaux pour exister. Mais nos structures permettent
de l’organiser.
O. B.: Les centres sociaux mettent de l’huile dans les rouages. Ils donnent un visage et un lieu à la solidarité.
Loin d’être réservés aux publics en difficulté, ils sont là pour tout le monde, pour peu que l’on ait envie de collectif,
de faire des rencontres et de participer à la vie de son quartier. n
Atelier calligraphie
au centre social du Tonkin.
INITIATIVE À CYPRIAN-LES-BROSSES
L’EXPERTISE DES PARENTS
À L’HONNEUR
«L’image des quartiers: mythe véhiculé? Réalité
vécue?» Cette question mobilise douze mamans
au sein d’une Université Populaire de Parents
– un groupe de parents menant un travail de recherche
avec le soutien d’un universitaire – accueillie au centre
social. Questionnaires, expos photos, réunions,
colloques et séminaires à Vénissieux, Berlin, Paris,
Bruxelles… l’UPP a mobilisé ses membres pendant
trois ans. «Cette expérience légitime notre expertise
de parents et se révèle d’une richesse incroyable
d’un point de vue personnel, souligne Aïcha Goutel.
J’ai gagné en confiance, j’ai obtenu ma VAE (Validation
des acquis de l’expérience), et j’ai trouvé des amies
qui sont devenues des sœurs.» Même enthousiasme
chez Anne Sanlaville: «L’UPP a renforcé ma confiance
en moi, mais aussi ma conscience politique et
citoyenne!». L’UPP de Villeurbanne touche à sa fin:
mais ses membres réfléchissent déjà à de futurs projets
pour le quartier. n
18
1200
centres sociaux en France
78
centres sociaux dans le Rhône
7
centres sociaux à Villeurbanne
Plus de9000
adhérents aux centres sociaux de Villeurbanne
255
salariés dans les centres sociaux de Villeurbanne
1942
création du premier centre social de Villeurbanne
de bénéficier de ces rencontres
hebdomadaires. « Ces ateliers ne
sont pas de simples cours de français,
développe Marie-Françoise Lopez,
responsable du pôle familles au centre
Charpennes-Tonkin. Ils permettent
à des adultes de mieux maîtriser
le français pour renforcer le
dialogue avec leurs enfants et pouvoir
les aider dans leurs devoirs,
pour améliorer l’accès aux droits,
pour ouvrir à la vie sociale mais
aussi à une dimension culturelle et
artistique.» Sur son territoire, chaque
centre poursuit un projet participatif
de développement social élaboré
conjointement par l’équipe de salariés
et les habitants en tenant
compte de la situation locale. « Les
projets s’adaptent à chaque quartier,
à sa géographie,
à sa population, à son contexte
VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012
ouvertures
Avec les "tricoteuses" des Ateliers Frappaz,
lors de la présentation des Invites 2012,
le 29 mars dernier.
« Premier tour de la présidentielle :
affluence dans les bureaux de vote»
Et si nous devenions Capitale mondiale du livre ? Un réseau
exemplaire de lecture publique pour les plus jeunes, la gratuité
des médiathèques pour les moins de vingt-six ans et une Fête
du livre jeunesse qui, avec ses 23 000 visiteurs début avril, a
été un succès ! Cet engagement de longue date pourrait être
bientôt récompensé. Villeurbanne associée à Lyon, Bron et
Saint-Étienne est candidate auprès de l’Unesco au titre de
Capitale mondiale du livre pour 2014 : une initiative qui vise
à promouvoir la lecture et à récompenser l’action des villes.
Erevan en Arménie est la lauréate de 2012,
Bangkok en Thaïlande sera celle de 2013.
Aucune ville française n’a encore été
distinguée dans ce concours lancé en 2001.
La démarche commune de Lyon, Bron,
Saint-Étienne et Villeurbanne s’appuie sur
les atouts de nos quatre cités, Villeurbanne
apportant sa renommée et son savoir-faire
pour la découverte du livre chez les enfants
et les jeunes.
Mobilisation totale contre les pesticides. Il
n’y en aura bientôt plus à Villeurbanne ! Tel
est l’objectif que nous nous sommes fixé.
Depuis dix ans, les jardiniers municipaux entretiennent les
espaces publics sans ces produits phytosanitaires dont nous
connaissons la nocivité pour la santé et l’environnement. Au
fil du temps, nos services ont développé des méthodes naturelles,
souvent originales. C’est leur expérience aujourd’hui reconnue
qui sera transmise aux habitants grâce à la signature d’une
charte de bonnes pratiques. Par le biais des cinq associations
de jardiniers qui ont participé à sa rédaction, elle permettra
de diffuser idées et méthodes pour économiser l’eau, réussir
le compost, réaliser un engrais vert ou éloigner les prédateurs.
Il s’ensuivra plusieurs actions de sensibilisation du grand public,
à l’occasion du marché aux plantes le 13 mai prochain, également
Jean-Paul Bret,
maire de Villeurbanne
À l'automne,
nous allons revoir
nos aides à la population
avec des solutions
nouvelles, adaptées
aux drames d'aujourd'hui.
Notre ville continuera
à faire preuve
d'imagination
dans ses dispositifs
de solidarité.
avec les enfants lors des Bons Plants des 1er et 2 juin. Je vous
invite à lire le Mini-Viva dont les reportages et astuces participent
aussi au changement de culture ! Demain, dans notre
ville, tout jardin sera entretenu de façon écologique.
Des solutions nouvelles contre la pauvreté. Un média les a
désignés comme les "gueules cassées" de la crise. Ce sont ces
femmes et ces hommes qui, perdant leur emploi ou disposant
d’un travail précaire, se retrouvent progressivement isolés de tout.
Peu ou pas de relations sociales, impossibilité
de trouver un logement, absence de soins
médicaux… Si jusque-là ils arrivaient à s’en
sortir, ils ne parviennent plus à lutter seuls
contre la violence économique. J’ai demandé
au Centre communal d’action sociale d’analyser
les nouvelles formes de pauvreté. Dans
quelques jours, nous disposerons des résultats
de cette enquête. Qu’en ferons-nous ensuite ?
À l’automne, nous allons revoir nos aides à la
population avec des solutions nouvelles, adaptées
aux drames d’aujourd’hui. Le microcrédit en
était une, tout comme l’aide au logement des
jeunes. Notre ville veut continuer à faire preuve
d’imagination dans ses dispositifs de solidarité.
Présidentielle, acte 2. Avec près de 80 % de votants à Villeurbanne,
la participation identique à celle de la France aura été une
bonne nouvelle de ce premier tour. En dépit d’un désintérêt
supposé durant la campagne, les Français ont tenu à exprimer
leur choix. Je me suis rendu personnellement dans les 79
bureaux de vote de la commune afin de vérifier leur bon
fonctionnement et j’ai pu mesurer l’affluence des électeurs. Il
faut maintenant que la mobilisation civique ait la même force
au deuxième tour. ■
www.jeanpaulbret.fr
VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012
3
sommaire
L’essentiel
Nouveau jardin public : 2500m 2 de verdure en plus...............4
Festivités : Des ateliers très citoyens..............................................4
Convention qualité propreté avec les Conseils de quartiers.6
ENM : Une pédagogie expérimentale et audacieuse.............6
Charte jardinage : Un nouvel outil pour les jardins urbains ..7
Éco-gestes : Une maison à énergie positive....................................10
© DR
l’essentiel
Événement
Les Invites se tricotent
aux Ateliers Frappaz
P.5
INTERVIEW
Bruno Bonnel,
Pdg de Robopolis
P.11
Quartiers libres
Cyprian/Les Brosses avec Blandine Toullier...............................12
Buers/Croix-Luizet avec Roger Lamartine..................................13
En vue
Marché aux plantes et Bons plants, la nature en deux temps . 14
Vu
Eliott, labrador aide-soignant....................................................... 20
en vue
Centres sociaux :
Artisans
du mieux vivre
ensemble
P.16
Histoires vécues
Robert Mieusset et Mister Jimmy................................................ 22
l’Histoire.......................................................................................... 24
Opinions.......................................................................................... 26
Rendez-vous – bons plans
Théâtre : Brut de talents..........................................................................28
Les Arthémiades : Les étudiant entrent en scène ..................28
Déco : Du mobilier sans danger pour les enfants...................32
Bouger
Athlétisme : Le cross… grandeur nature .................................. 30
témoignage
Ma vie
au Grand Camp
Simone Besson
l’Histoire
P.20
Un zoo humain
en terre
villeurbannaise
Par Alain Belmont, historien
P.24
© BML
C durable
Familles à énergie positive : L’union fait la force.................... 33
rendez-vous
Guide
Que faire lorsque l’on est surendetté ?...................................... 34
Agenda
Fête du basket régional, All star Game...................................... 36
Commémorations du Conseil national de la Résistance ... 37
Entre nous
Vous vous interrogez sur… ............................................................ 38
Comment ça marche?............................................................ 38
Biennale de la danse
Villeurbanne
dans la fabrique
bouger
P.29
Animations sportives
Entrez dans la
magie du cirque
P.31
2
VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012
bons plans
ASSO GESTION GÈRE VOTRE
ASSOCIATION
Créée le 4 février 2002, Asso
Gestion.com (AGC) a fêté cette année
ses dix ans. Son but: accompagner
des associations et leur permettre
d’acquérir les outils et compétences
nécessaires à leur autonomie et leur
pérennité. AGC met un point d’honneur
à apporter une réponse personnalisée
et ajustée aux besoins de chacun.
Concrètement, l’association propose à ses
adhérents des formations visant à les
soutenir dans les domaines où leurs
compétences font défaut, des conseils en
matière de gestion, d’organisation du
travail des salariés, du soutien administratif
(fiches de paie, déclarations sociales…).
AGC propose ainsi un accompagnement
destiné à laisser à ces structures
davantage de temps pour leurs projets.
Asso Gestion.com – 106 boulevard
du 11-Novembre-1918.
32
RESTAURATION
NINBOX: LA PETITE
ADRESSE QUI MONTE
À trois pas de la station de métro
République, le nouveau petit restaurant
rouge et gris, Ninbox, est déjà une
adresse connue des citadins pressés,
connectés et amateurs de saveurs
asiatiques. Les trois formules mises au
point par le fondateur des lieux, Judicaël
Calenca, sont sans reproche. Bonnes,
pas chères, rapides, avec des
ingrédients de qualité. De 9,90 à
12,90€, boisson comprise… C’est Gmin
qui est en cuisine et qui réalise des plats
savoureux et équilibrés: mini-nems
de légumes, brochettes de viande, ou
encore crevettes et pâtes oudon. Et
c’est Judicaël qui pense à chaque détail:
des tablettes à disposition des clients
pour consulter internet ou ses mails,
des écrans, une accessibilité pour
les personnes à mobilité réduite, des
espaces pour ranger les sacs à main
et les casques, un service efficace…
Nin box, 2, cours de la République,
ouvert tous les jours de 11 h
à 23 h. Tél.: 0954025053.
DÉCO
Du mobilier sans danger
pour les enfants
René Thierry, jeune auto-entrepreneur
villeurbannais, propose toute une gamme
de mobilier pour enfants. Fabriqués
chez lui, les chaises, fauteuils et tables
en mousse de polyéthylène avec une
vitrification souple, sont garantis "anti
bobos", ininflammables et lavables.
Chaleureux et bigarré, l’appartement de
René Thierry reflète bien l’univers de ce
créateur. Des chaises bleues, rouges,
jaunes se superposent de toute part, traduisant
la passion de cet homme pour son activité : la
création de mobilier.
Ce jeune entrepreneur, également étudiant en
management, a créé son entreprise début janvier.
Depuis quatre mois, il s’affaire à dessiner et
fabriquer des chaises, des fauteuils et des tables
pour les tout-petits.
LAIT CRU
Ce mobilier en mousse, très léger et souple, est
sans danger pour eux. « Du mobilier
anti-bobos » s’amuse l’ébéniste nouvelle
génération. Facilement maniables, ces
équipements sont garantis conformes aux
normes de sécurité.
Côté fabrication, la patience est de rigueur :
quatre jours sont nécessaires à l’élaboration
d’une chaise. René Thierry passe un premier
revêtement qui sèche en 24 heures puis un
second qui doit reposer 72 heures. La tâche
n’arrête en rien le jeune homme qui s’enthousiasme:
«Avec la mousse, on peut tout fabriquer!».
Prochaine étape en vue, la création de chaises
hautes.
La gamme démarre à 49 euros pour une chaise.
Les fauteuils et les tables coûtent, eux, 59 euros.
Le mobilier est disponible sur le site marchand
dawanda.com. n
Du producteur
au distributeur…
Un distributeur automatique d’un genre nouveau est
installé devant la boulangerie Chez Louis, 65 route de Genas.
On peut y acheter… du lait cru, grâce à une initiative
de la Laiterie des Monts, qui regroupe quatre fermes des Monts
du Lyonnais. L’objectif de ce projet est de commercialiser du lait
cru, en circuit court, du producteur au consommateur et sans
intermédiaire. La machine, qui ressemble à un distributeur
de sodas, a une capacité de 80 litres de lait, conditionnés
en berlingots d’un litre (vendu 1,20 euro le litre). La garantie
de consommer un produit frais et de très bonne qualité,
comme à la campagne!
VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012
est aujourd’hui acceptée, voir attendue.
Les exigences sociales et environnementales
qui s’expriment, le discrédit gouvernemental
constituent les leviers pour imposer des politiques
publiques respectueuses des valeurs de
liberté, d’égalité et de solidarité constitutives de
la République et visant le développement humain
durable.
Conduire des politiques publiques socialement
et économiquement efficaces en lien avec les
niveaux territoriaux pertinents, au plus près
des citoyens et assurer une juste redistribution
sociale des richesses produites par le travail.
Garantir la cohésion sociale, favoriser le "mieux
vivre ensemble", sont les objectifs qui doivent
les guider.
Groupe des élus Communistes et républicains
Les médicaments génériques
sont-ils une bonne chose ?
L’arrêt du 16 avril 1996 puis la directive de 2004 conduisent
la Commission Européenne à permettre une large utilisation
des médicaments génériques. Le gouvernement
Jospin par la loi du 23 décembre 1998 relative au financement
de la Sécurité Sociale donne le droit de substitution
ouvrant grandes les portes à l’utilisation de masse des
médicaments génériques. Les médicaments génériques
sont à 80 % fabriqués en Chine, en Inde et au Pakistan. La
molécule de substitution est la même mais la tolérance
de dosage s’échelonne entre -20 et + 25 % et la nature de
l’excipient (qui est le constituant d’enrobage d’un comprimé
par exemple) est différente puisqu’elle fait partie du secret
industriel de chaque laboratoire. Dès lors, si la molécule
est identique, le médicament dans sa globalité est
différent. Heureusement tout est contrôlé ! Ou presque…
L’Afssaps, notre service de sécurité du médicament (qui
s’est particulièrement distingué dans l’affaire du Médiator
en laissant diffuser une molécule dangereuse) contrôle.
En 2010 sur 3 000 molécules génériques importées, 146
ont été contrôlées. Le gouvernement Jospin voulait faire
des économies. En a-t-on fait ? Non ! D’abord parce que
le prix des médicaments originaux se sont très majoritairement
alignés sur leurs copies et ensuite parce qu’un
médicament fabriqué en France s’il coûte au budget de
l’État pour son remboursement, rapporte par les cotisations
sociales salariales et patronales de ceux qui les fabriquent.
L’irruption des génériques dans notre quotidien, induite
par le gouvernement Jospin, s’est donc traduite par l’absence
de gain sur le budget de l’État et a introduit un degré
d’insécurité et de fiabilité dans l’utilisation de ces
médicaments. Cette irruption des génériques s’est également
traduite par des pertes d’emplois massives. Les
laboratoires ont limité leur investissement de recherche,
ici, quand d’autres ont bénéficié, ailleurs, d’un essor
fabuleux en ne faisant que des copies sans investir dans la
recherche. Il leur a suffi alors de diffuser ces copies
génériques et de réaliser des marges bénéficiaires
pharaoniques. Le Gouvernement Jospin a rempli les
caisses de ces laboratoires par naïveté et incompétence.
Comment remédier à tout cela? En restant en conformité
avec les directives Européennes, la France par sa Sécurité
Sociale doit privilégier les médicaments élaborés en
France. Elle le peut par le mécanisme de prise en charge
des médicaments qui lui est propre. Cela aurait le grand
avantage de relocaliser des emplois dans notre territoire,
de retrouver un meilleur taux de sécurité du médicament et
de réinstaurer des recettes pour l’État. Faire des économies
budgétaires est un impératif évident, encore bien plus
aujourd’hui, mais cet impératif doit répondre au cas par cas
à une analyse précise, prévisionnelle et professionnelle.
Groupe des élus Centristes et démocrates
Gestion des déchets : plus tu tries,
moins tu jettes, plus tu gagnes
Il y a 1 mois, notre ville, comme une partie de l’agglomération
a vu fleurir des monceaux de déchets s’empilant sur ses
trottoirs pendant plusieurs semaines.
La grève des éboueurs du Grand Lyon a remis sur le devant de
la scène un sujet, la gestion des déchets.
Beaucoup de personnes reconnaissent que cette gestion est
une priorité essentielle. Pourquoi ? Parce qu’en considérant le
déchet non comme un résidu sans intérêt mais comme une
matière première à part entière, c’est-à-dire comme une
matière qui doit être triée, gérée, elle pourra être réemployée
et réutilisée. Ainsi, on diminuera l’impact écologique d’un
mauvais traitement des déchets et on pourra générer de
l’emploi par sa réutilisation.
Aujourd’hui, beaucoup d’efforts sont fournis en aval de la
collecte des déchets avec la mise en place de filières industrielles
pour les retraiter mais beaucoup moins sur l’amont à
savoir l’effort de tri que chacun peut faire à titre individuel.
Chaque année, chaque habitant de notre agglomération
produit 330 kg de déchets. Sur ce total, environ un tiers est
composé de déchets organiques (biomasse) qui peuvent être
valorisés en compost. Amendement naturel, il améliore la
qualité des sols agricoles et permet notamment de diminuer le
recours aux engrais issus de la pétrochimie. Pourtant, ces
déchets finissent en très grande majorité dans une décharge
ou un incinérateur : ils deviennent alors des vecteurs
importants de pollution.
Il ne faut pas être devin pour comprendre que si chacun faisait
l’effort de mieux trier les déchets et surtout correctement, le
recyclage et le réemploi serait optimisé.
Malgré de belles annonces, le Grand Lyon qui ponctionne,
chaque année, auprès de chaque propriétaire, une taxe
d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) ne fait pas
grand-chose dans ce sens.
Encore une fois, la frilosité et une politique à courte vue
empêchent d’avancer.
Pourtant des mesures audacieuses existent préconisées par le
Grenelle de l’environnement et déjà mise en place dans
certaines agglomérations comme en Alsace. Parmi celles-ci, la
redevance incitative permet de « récompenser » l’effort de tri
du citoyen. A la différence de la taxe d’enlèvement des ordures
ménagères (TEOM), calculée sur la base de la surface de
l’habitation, la redevance incitative est calculée en fonction de
la quantité de déchets résiduels, c’est-à-dire non triés.
Le principe est simple : plus tu tries, mieux tu compostes,
moins tu jettes, plus tu gagnes.
Il est urgent que le Grand Lyon dont M. le Maire de
Villeurbanne est le n° 2 est un peu d’ambition pour notre
agglomération pour des enjeux réels qui dépassent le petit
horizon des prochaines élections.
J +850, transparence des marchés publics à Villeurbanne :
La commission demandée par le groupe Énergies
Villeurbanne associant les Conseils de quartiers, les élus et les
techniciens de la ville sur les marchés publics et leurs avenants
n’est toujours pas créée à ce jour.
Groupe Énergies Villeurbanne
Respirer… tue toujours en 2012 !
Il y a un an jour pour jour, nous publiions dans ce
même journal une alerte concernant les pics de
pollution : « La réglementation française et européenne
estime qu’il ne faut pas dépasser 35 jours de
pic de pollution aux particules fines par an: à peine
trois mois se sont écoulés en 2011, et ce chiffre est
déjà atteint dans l’agglomération lyonnaise ! ».
Un an après, en avril 2012, nous n’avons pas mis
trois mois pour dépasser le seuil maximal indiqué
sur l’agglomération, mais seulement deux… A
Villeurbanne, sur la place Grandclément, le
capteur de la station de mesure a ainsi identifié
depuis le 1 er janvier, douze jours de dépassement
du seuil d’information pour pollution aux
particules fines (plus de 50 μg/m3) et trois jours
avec des niveaux au-delà du seuil d’alerte (plus de
80 μg/m3), selon Air Rhône-Alpes.
Aujourd’hui, plus personne ne peut ignorer que la
pollution de l’air qui frappe nos agglomérations
de façon récurrente favorise non seulement
difficultés respiratoires, asthme, bronchites
chroniques et cancers mais qu’elle réduit aussi
l’espérance de vie de près de 2 ans chez les
personnes de 30 ans et plus !
Nous ne pouvons plus rester fatalistes et impuissants
contre ce phénomène. Les écologistes se
mobilisent partout en France et particulièrement
en Rhône-Alpes, deuxième région où l’air est le
plus pollué. Aussi continuons-nous d’exiger sans
relâche des pouvoirs publics de lutter contre la
pollution de fond par une réduction du trafic
automobile et des chauffages polluants mais aussi
par des actions coercitives lorsque les seuils sont
dépassés : interdiction des véhicules les plus
polluants, tickets de transports en commun à 1 €
lors des pics de pollution alliées à une information
complète des citoyens, et pas seulement via
quelques panneaux destinés aux automobilistes :
pour que parents, enseignants, sportifs,
connaissent les conduites à tenir lors des épisodes
de pollution. La loi Grenelle a créé des zones de
protection de l‘atmosphère (Zapa), mais la loi
précédente avait déjà instauré les Plans de
Protection de l’Atmosphère (PPA) : celui de
l’agglomération lyonnaise existe depuis 2008,
mais n’est pas appliqué : que changera la Zapa si
l’État et les collectivités ne veulent pas s’atteler
vraiment au problème ?!
Groupe des élus Europe écologie Les Verts
NOTE DE LA RÉDACTION
Ces textes sont des tribunes libres, émanant
des groupes politiques et publiées sous leur
responsabilité. Nous les publions dans Viva,
in extenso, sous réserve de propos diffamatoires,
discriminatoires ou insultants qu’ils pourraient
contenir.
VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012 27
VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012 21
En cas de surendettement, le CCAS
et la Maison du citoyen peuvent
vous aider à constituer un dossier.
La Banque de France
peut renégocier des crédits
et des dettes avec les créanciers,
dans l’intérêt de la personne."
Blandine Girard, conseillère en économie sociale
et familiale au CCAS de Villeurbanne.
est surendetté?
des demandes. Afin de trouver une
solution adaptée, la commission de
surendettement évalue ensuite
l’ampleur de vos dettes et détermine
une somme minimale (qui ne peut
être inférieure au revenu de solidarité
active) pour faire face aux dépenses
de la vie courante. La commission va
d’abord chercher à régler votre
situation à l’amiable, en vous
proposant, ainsi qu’à vos créanciers,
un "Plan conventionnel de redressement".
Les mesures proposées
peuvent être: le rééchelonnement
des dettes, la réduction ou
l’annulation des taux d’intérêt, un gel
des dettes pendant deux ans, la mise
en vente d’une maison secondaire
du surendetté, l’interdiction d’actes
susceptibles d’aggraver votre
insolvabilité… Si la négociation avec
vos créanciers échoue, vous avez la
possibilité de demander à la
commission de formuler "des
recommandations" et de saisir un
juge qui les rendra obligatoires.
Effacement des dettes
Certaines personnes n’ont cependant
ni biens ni ressources
suffisantes pour rembourser à
court ou long terme leurs dettes. Si
la commission estime que votre
situation est "irrémédiablement
compromise", elle peut demander
au juge d’exécution de vous faire
bénéficier de la procédure de
"Rétablissement personnel". Si le
juge accepte, la plupart ou la
totalité de vos dettes est alors
effacée, après vente éventuelle de
votre patrimoine (bien immobilier,
voiture…). Dans tous les cas, durant
tout le temps de la procédure, il faut
absolument veiller à ne souscrire
aucun nouveau crédit qui aggraverait
votre situation. n
(1)
Banque de France,
succursale du Rhône.
14 rue de la République, Lyon 2 e .
0472412525.
www.banque-france.fr
(2)
Aide à la rédaction d’un dossier
de surendettement. S’adresser à
l’Association d’entraide
rédactionnelle et information sociale
(ERIS): 0478547818. Ou à la Maison
du Citoyen: 0478689927.
TÉMOIGNAGE
Jean*, Villeurbannais
retraité de 75 ans
est sorti d’une situation de surendettement après
avoir déposé un dossier à la Banque de France.
«Avant, je n’avais pas de difficultés financières,
mais tout s’est accumulé en quelques mois après
le décès de ma femme. J’ai dû faire face aux frais
d’obsèques de mon épouse. Puis, la Caisse
d’allocations familiales m’a demandé 1500 euros
parce qu’elle m’avait versé trop d’argent. J’étais
à découvert à la banque. J’avais aussi trois mois
de loyer de 450 euros en retard et un crédit de
59 euros par mois à payer pour un aspirateur que
j’avais acheté. Avec ma toute petite retraite de
738 euros, je n’arrivais pas à régler la totalité de mes
dettes. Je ne m’en sortais plus. L’assistante sociale
m’a conseillé de déposer un dossier de
surendettement à la Banque de France. Un juge a
examiné mon dossier, il y a un an et demi, dans le
cadre d’une procédure de rétablissement personnel.
Ma dette a été effacée. J’ai été énormément soulagé.
Je sais que c’est difficile pour d’autres personnes en
France parce qu’il y a beaucoup de pauvres. La dignité
des petites gens est diminuée lorsque l’on n’arrive plus
à payer ses dettes. On voudrait le faire, mais on n’y
arrive pas. La procédure à la Banque m’a aidé à sortir
de mes problèmes financiers. Maintenant, je vis
normalement même si j’ai une toute petite retraite.
Je me débrouille pour faire face à la vie quotidienne et
payer mon loyer. Je contrôle ma situation.»
*Prénom d’emprunt
VIVA MAGAZINE • N°255• mai 2012
35
… du printemps !
Chorégraphe: NIANG Thierry Thieû
© John HOGG
BIENNALE DE LA DANSE
Nouveau chapitre pour la
Biennale de la danse,
première édition élaborée
par Dominique Hervieu, qui a pris
la succession de Guy Darmet à la
tête de la Maison de la danse. La
chorégraphe et directrice artistique
a voulu en faire « un festival de
création populaire et expérimental».
Une vingtaine de créations, quinze
premières mondiales, trente-quatre
compagnies invitées… La diversité
est une promesse qui sera tenue.
Si la plupart des spectacles se
produisent à Lyon, Villeurbanne
tient son rang, avec le TNP en
première ligne. Fidèle à sa ligne de
conduite, le théâtre sera le reflet de
la programmation qui souhaite
offrir « divers cheminements dans
un foisonnement esthétique,
Moving Into Dance Mophatong.
Chorégraphe: ORLIN Robyn.
Villeurbanne
dans la fabrique
Du 13 au 30 septembre, la 15 e Biennale de la danse entre
en scène, condensé de vitalité et d’invention. Parmi la foison
de spectacles, plusieurs se dérouleront à Villeurbanne.
Soyez vigilants: la billetterie en ligne ouvre le 22 mai.
réunissant les artistes les plus
importants de leur génération ».
Dans le cadre de la Fabrique des
œuvres – label désignant les
créations nées pendant la Biennale
– la compagnie Maguy Marin, en
résidence au TNP, présentera sa
création pendant six représentations,
à partir du 19 septembre. Côté
diffusion : de la danse flamenco
avec Israel Galvan, entre deux
univers, traditionnel et contemporain
; Sur la musique du Sacre du
printemps… Du printemps !
Spectacle pour lequel les chorégraphes
Thierry Thieû Niang et
Jean-Pierre Moulères ont travaillé
avec le metteur en scène Patrice
Chéreau ; et, enfin, des claquettes
irlandaises avec le danseur
virtuose, Colin Dunne, connu du
© DR
public pour s’être distingué dans
Riverdance.
Le Transbordeur sera aussi de la
partie en accueillant une création
de la chorégraphe sud-africaine,
Robyn Orlin, avec la compagnie
Moving into dance Mophatong.
Toute autre ambiance très festive
au Transbordeur, en clôture de
cette biennale : les Cinébals, du 28
au 30 septembre. Chacun pourra
danser, sur la base de scènes mythiques
du cinéma (le bal du
Guépard ou le madison de
Potiche…). Pas besoin d’un long
apprentissage pour se lancer !
Autant de rendez-vous chargés de
«faire aimer la danse à de nouveaux
publics, étonner les aficionados et
donner l’envie à tous de participer».
Tel est le souhait de Dominique
Hervieu. n
Dominique Hervieu présentera
la programmation du TNP, lundi 21
et mardi 22 mai à 20h30, dans la
grande salle du TNP. L’entrée est libre.
�La Biennale,
c’est aussi le défilé
Dimanche 9 septembre,
dès 14h30, le défilé,
ses 4500 danseurs
amateurs réunis
dans douze groupes,
partira de la place des
Terreaux en direction
de la place Bellecour.
Parmi les groupes
entrés dans cette
aventure collective,
celui de Villeurbanne
et son Barnum Parad
sur le thème du
cirque, mis en scène
par le chorégraphe
Jean-Claude Carles
d’Air Compagnie.
Le défilé se construit
doucement depuis
le mois de mars. Près
de 200 participants
sont impliqués dans
les ateliers (danse, hip
hop, échasses, couture,
construction de
chars… et il reste
quelques places
pour fabriquer
des marionnettes).
En avant-goût, une
répétition publique de
hip hop aura lieu
mercredi 30 mai,
de 15 à 17 heures, dans
les couloirs de
l’hôpital des Charpennes
!
Rens.: MJC
Tél.: 0478848483.
La billetterie sera en ligne à partir du 22 mai: www.biennaledeladanse.com ou réservation des places par téléphone: 0427466565.
VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012
29
LE RENDEZ-VOUS DES ÉCOLES
Gros succès pour les Bons plants auprès des enseignants.
Vendredi 1er
juin, direction le parc de la Feyssine pour une centaine
de classes maternelles et élémentaires, venues de la quasi-totalité
des écoles villeurbannaises. Une vingtaine d’animations, assurées
par les associations, feront participer les enfants, à partir de trois
ans, à des ateliers ludiques, créatifs et pédagogiques, sur tous les
thèmes liés à la protection de l’environnement. Une journée de
travail, avec un petit goût de vacances dans l’air… n
NE RATEZ PAS!
VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012
soirée. Cette fête éco-citoyenne,
familiale et festive rassemble une
vingtaine d’associations qui interviennent
dans le domaine du
développement durable et de la
protection de l’environnement. La
qualité des propositions place
cette journée en tête des rendezvous
préférés des Villeurbannais.
Des questions sérieuses comme le
réchauffement climatique ou la
disparition d’espèces animales
sont abordées de manière simple
et ludique : les enfants apprennent
en s’amusant. Au programme :
activités pédagogiques, créatives et
ludiques, spectacles engagés et
drôles, animations variées, conçus
pour plaire à tous, petits et grands.
Quelques exemples parmi d’autres:
découverte des insectes et fabrication
de petits abris, création de
maquettes de murs végétaux,
confection de tableaux de graines,
construction d’instruments de
musique en matériaux naturels,
création de sculptures végétales…
L’imagination et la créativité sont
les invitées d’honneur des Bons
plants et la liste est loin d’être
exhaustive ! Et parce que ce serait
dommage de s’arrêter là, les Bons
plants se poursuivent dans la
soirée. À partir de 19 heures, piquenique
sur les tables installées sous
le grand marronnier où chacun
peut apporter à boire et à manger
et soirée musicale au son des
instruments des frères Maulus. Un
vrai jour de fête dans le parc de la
Feyssine… n
Marché aux plantes,
avenue Henri-Barbusse
dimanche 13 mai de 9 à 18 heures.
Bons plants – parc de la Feyssine –
samedi 2 juin à partir de 14 heures
(animations gratuites et sur inscription
le jour même).
Gagnez des plantes
en répondant au quiz sur:
viva-interactif/plantes
PLACE AUX TOUT-PETITS
Dès trois ans, les enfants ont leurs
Bons plants. Ils pourront grimper
sur le Manéjavélo, construire des
châteaux en Kapla, tester
l’Arch’aventure et son pont de lianes,
se laisser bercer par des conteuses
de la Charrette à histoires,
s’approcher des animaux de la
mini-ferme, se balader en calèche…
Mais attention: tous les enfants
restent sous la responsabilité des
personnes qui les accompagnent,
même pendant les ateliers
ou les animations.
À VÉLO
L’interquartiers vélo organise une
balade (12 à 15 km) à travers les rues
de la ville. Le départ du parc de la
Feyssine est prévu à 16h30 avec
un retour à 18h30, pile pour l’apéro!
DES BALCONS FLEURIS
DÉPOUSSIÉRÉS!
Avis aux mains vertes: le traditionnel
et quadragénaire concours des
Balcons fleuris entre dans une
nouvelle ère. Un nouveau nom et une
nouvelle formule sont " dans les tuyaux " .
Pour tout savoir sur les changements
annoncés et participer, rendez-vous
sur le stand du jardin éphémère des
jardiniers, devant la mairie. En juin,
Viva reviendra sur ce concours de
jardiniers amateurs, auquel il sera
possible de s’inscrire jusqu’au 7 juillet.
15
en vue
CENTRES SOCIAUX :
Des artisans
du mieux vivre
ensemble
16 VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012
Opinions
Et l’égalité ?
La fracture sociale avait été l’un des thèmes clef de la
campagne présidentielle de 1995. Le sujet est sérieux.
Les trop grandes disparités sociales à l’intérieur d’un
pays sont un facteur d’instabilité. Les pays du Sud ne
connaissent que trop bien les conséquences d’une
telle organisation sociale. Guerre civile, violence
endémique, régressions en tout genre, la liste des
fléaux pourrait être plus longue…
Nos pays du Nord se caractérisent en droit par des
différences moins marquées au sein de leur population.
Cet équilibre n’est pas le fruit du hasard ou la conséquence
d’une gouvernance idéale, loin s’en faut. Il est
avant tout le produit de siècles de luttes internes, de
distributions, de redistribution des rapports de forces,
d’acceptation du syndicalisme ou encore de la
primauté de l’égalité sur un système de privilèges. Ce
long processus, ces droits acquis de hautes lutte fait
notre fierté et donne davantage de valeur à notre
citoyenneté. C’est ainsi, que nous sommes fiers de
notre pays, garant de notre bon droit, en opposition
avec des tyrannies fondamentalement esclavagistes.
L’égalité, c’est avant tout l’acquisition des mêmes
privilèges (et des mêmes devoirs, cela va de soi…)
pour tous les citoyens d’un espace. Cela se traduit
généralement par l’existence d’une classe moyenne
libre et prospère.
Ce soubassement de notre république est pourtant
plus que jamais en péril. Depuis une dizaine
d’années, les écarts entre les plus nantis et le reste de
la population n’ont pas cessé de se creuser. Les
dernières années ont vu les 10 % les moins favorisés
des populations recevoir seulement 2.8 % de la
richesse nationale tandis qu’une petite minorité,
estimée elle aussi à 10 %, se partageait 31 % de ce
bien. Cela aurait constitué un manque à gagner de
25 milliards pour les plus humbles.
Le fossé est creusé. Ne dit-on pas que « l’argent est le
ressort principal de la guerre». La taille du portefeuille
déterminera tout. Le secteur de la santé illustre
parfaitement ce dicton. Dans notre pays, riche et
« égalitaire », nos enfants, dès le plus jeune âge sont
confrontés à la différence de traitement de santé due
avant tout aux moyens de leurs parents. Par exemple,
les problèmes bucco dentaires et d’obésité sont plus
fréquents chez les plus défavorisés. L’espérance de vie
chez les cadres est plus élevée que chez les ouvriers.
La tiermondisation guette notre pays. Un changement
de mentalité drastique doit s’opérer au plus au
niveau de l’État mais aussi dans la classe politique. Si
nous ne luttons pas de manière énergique contre ses
déséquilibres, alors nous nous exposerons à des mouvements
sociaux cataclysmiques.
Groupe des élus Radicaux de gauche
Soutenir toutes les familles
En 2011, il est né en France 40 000 enfants de plus
qu’en 2002 ! Cette vitalité démographique, qui
permet à la France d’avoir l’un des taux de
fécondité les plus élevés d’Europe (2,01 enfants
par femme contre 1,76 en 1998, 1,6 en Europe), le
Gouvernement se doit de l’accompagner et de la
soutenir, pour aider toutes les familles, quelles que
soient leurs situations. C’est dans ce sens que nous
avons toujours défendu le quotient familial, véritable
socle de notre politique familiale universelle.
La politique familiale française est d’ailleurs l’une des
plus généreuses du monde: les prestations et autres
dépenses en faveur des familles s’élèvent à plus de
100 M d’€ par an, soit 5,2 % de notre PIB, ce qui est
nettement supérieur à la moyenne européenne!
Parce que les prestations familiales représentent
près de la moitié de cet effort financier (42,2 M d’€
en 2010 ont été consacrés aux allocations familiales,
aux allocations logement et prestations d’accueil
du jeune), nous avons amélioré et simplifié le
système de prestations familiales : modulation de
l’allocation de Rentrée Scolaire en fonction de
l’âge des enfants, majoration des allocations
familiales à partir de l’âge de 14 ans, création
d’une carte « enfant famille » pour les familles les
plus modestes.
Le Gouvernement a adapté notre politique familiale
pour qu’elle tienne compte de l’évolution des
familles, principalement les familles monoparentales
devenues une réalité sociale croissante: la création
d’un plafond spécifique de ressources augmenté de
40 % pour les familles monoparentales pour
bénéficier du montant maximum du complément
de mode de garde et l’amélioration de l’allocation
de solidarité familiale versée par les caisses d’allocation
familiales sont des mesures qui leur sont
adaptées.
Certaines familles ont, au quotidien ou de
manière plus ponctuelle, besoin d’aide pour
élever leur enfant. C’est pourquoi le
Gouvernement a mis en place une véritable
politique de soutien à la parentalité, dotée de
10 M€ en 2012. Enfin, pour responsabiliser les
parents dans leur rôle éducatif, le Gouvernement
les a mis au cœur de la politique de lutte contre
l’absentéisme scolaire : désormais, les parents qui
ne remédient pas à l’absentéisme scolaire de leurs
enfants voient leurs allocations familiales suspendues,
jusqu’à ce qu’ils aient répondu à l’obligation
de scolariser leurs enfants.
Groupe des élus UMP
Que souffle l’esprit républicain !
Les fondateurs de la III e République étaient
animés par une formidable énergie fondatrice.
Pour ancrer la République, ils ont créé un
ensemble de symboles permettant aux enfants
d’intégrer les valeurs républicaines: une devise
sous forme de triptyque, un hymne hérité de la
révolution, une figure maternelle protectrice
dans toutes les écoles et mairies de France.
Pour parvenir à ses desseins, le politique confie
à l’enseignant le soin d’inculquer aux élèves
l’amour de la patrie, la morale et la passion de
la République. Le rôle de l’école publique est
de permettre l’émancipation intellectuelle des
enfants, afin d’en faire les citoyens éclairés de
demain. Cette vision, pouvant paraître
utopique à l’époque, a permis à l’école de devenir
le creuset de la République. Une étape est
encore franchie en 1905 avec l’affirmation du
concept de laïcité. La laïcité qui exprime les
valeurs de respect, de dialogue et de tolérance,
est au cœur de l’identité républicaine. Elle
garantit à tous les citoyens leur liberté de
conscience et l’égalité de tous sans distinction
d’opinions. La laïcité promeut la diversité sans
morcellement communautaire. Elle est tout simplement
la base de «l’intégration républicaine»,
qui repose sur deux concepts : « l’intégration
sociale » d’une part, qui a permis, par la
construction d’un État-providence, de limiter
les inégalités et «l’intégration politique» d’autre
part, permettant au citoyen de participer à un
destin collectif. Cette intégration républicaine
constitue le ciment de notre Nation. Mais force
est de constater que le pacte républicain a été
sérieusement mis à mal ces dernières années.
Réveiller l’esprit républicain est d’autant plus
indispensable si l’on veut retrouver une Nation
forte et solidaire à même de relever les défis de
demain. Cela ne sera pas facile : pour retrouver
cet élan, il faudra d’abord retrouver l’espoir…
Il n’y a pas de fatalité, l’esprit républicain doit
être réaffirmé au plus vite !
Groupe des élus Socialistes et apparentés
Des valeurs de liberté, d’égalité
et de solidarité
Le libéralisme, soumet la société au marché,
voie unique du développement économique et
humain.
Les fonctions de régulation économique et de
redistribution sociale, issues du contrat social
résultant du Conseil national de la Résistance,
garantes de la croissance économique et du
progrès social ont été réduites pour ouvrir aux
marchés de nouveaux espaces de rentabilité
financière.
Les déréglementations, les privatisations diminuant
la fiscalité sur le capital et les plus hauts
revenus, ont conduit à un accroissement des
inégalités sociales, à des instabilités économiques
dont les salariés sont les premières
victimes, provoquant de considérables dégâts
économiques, sociaux et humains.
Il faut une véritable répartition des richesses
guidée par une authentique justice sociale. La
justice sociale, le développement humain, la préservation
des ressources et de l’environnement
pour les générations futures appellent à ce que
l’intérêt général domine la logique du marché.
La place du service public, son rôle et ses
missions sont des enjeux d’avenir et des
questions déterminantes.
Les missions du service public ont été dénaturées.
Par exemple, dans l’éducation nationale où les
programmes scolaires ne visent plus l’émancipation
et l’ascension sociale.
La crise a confirmé que les services publics
territoriaux faisaient fonction d’amortisseur
des conséquences sociales, mais aussi
environnementales et l’intervention publique
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VIVA MAGAZINE • N°255 • mai 2012