l’essentiel
RÉVISION DE LA ZPPAUP
DES GRATTE-CIEL
La Communauté urbaine de Lyon propose la révision de la zone
de protection du patrimoine architectural urbain et paysager
(ZPPAUP) des Gratte-ciel de Villeurbanne en vue de la création
de l’Aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine
(Avap). Cette dernière a pour but de promouvoir la mise en valeur
du patrimoine bâti et des espaces, dans le respect du
développement durable. La concertation a débuté le 9 janvier
2012.
Un dossier comprenant une note de présentation et un cahier de
concertation sont mis à la disposition du public, à la mairie de
Villeurbanne, ainsi qu’au siège de la Communauté urbaine de
Lyon, 20 rue du Lac (Lyon 3 e) , aux jours et heures habituels
d’ouverture au public.
L’AVENUE SAINT-EXUPÉRY
RÉAMÉNAGÉE EN 2015
Longtemps restée en l’état, sans identité forte, l’avenue
Saint-Exupéry, dans le quartier Maisons-Neuves, va connaître
d’importants aménagements en 2015. Pour l’heure, le Grand Lyon
procède aux études afin de retraiter l’espace public, d’intégrer un
itinéraire cyclable et de renouveler les arbres. En 2012 et 2013,
les habitants pourront prendre part à la concertation.
AMÉNAGEMENT
La Poudrette en pleine mue
Le maire de Villeurbanne, Jean-Paul Bret, a rencontré les
habitants de la Poudrette, le 30 novembre. La visite a permis
de mesurer l’avancée des travaux qui métamorphosent ce
quartier très peuplé. De nouvelles circulations entre les
immeubles sont déjà visibles. Les rues qui se dessinent aèrent
les lieux et les espaces verts qui émergent entre les
nouvelles habitations donnent un nouveau souffle à l’îlot.
Les noms des nouvelles rues rendent hommage aux figures
de la Résistance et s’inscrivent dans l’identité de ce quartier:
rue Serge-Ravanel, rue Sabine-Zlatin, square Germaine-
Tillion. Les résidences s’appelleront désormais Jacqueline-
Auriol et Maryse-Bastié (inchangées), mais aussi Hélène-
Boucher et Adrienne-Bolland, célèbres aviatrices et
militantes du droit de vote des femmes dans les années
trente. La fin des travaux est prévue mi-2012. n
VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012
BASKET-BALL
Un camp Tony Parker
à Villeurbanne du 22 au 29 juillet
Avant la Parker Académie, un
"Camp Parker". Villeurbanne
va accueillir le plus grand
camp de basket d’Europe
et recevoir la visite de "son
ambassadeur" pendant
deux ou trois jours, en juillet.
C
’est
en duplex de San
Antonio que le meneur de
jeu des Spurs a présenté
ce nouvel événement dont Villeurbanne
va pouvoir s’enorgueillir :
les Camps Tony Parker vont être
programmés du 22 au 29 juillet, sur
le campus de La Doua, avec l’Insa
et l’Université de Lyon 1.
«Avec tout ce qui a déjà été mis en
œuvre avec Tony Parker, on peut
parler de travail d’équipe et
d’initiative qui s’inscrivent dans un
cheminement logique, a rappelé le
maire, Jean-Paul Bret. Cet événement
s’adresse aux jeunes des clubs de
basket de tous horizons. » À ses
côtés, Éric Maurincomme, nouveau
directeur de l’Insa, n’était pas peu
fier de participer à l’aventure :
« Cette collaboration sera l’occasion
de monter le champ des compétences
de notre Institut. »
Tony Parker a bel et bien assuré
qu’il participerait à deux ou trois
jours de ce camp… « Pas plus,
essentiellement en raison des
contraintes liées aux JO. » Avant de
détailler : « Depuis quatre ans, le
camp de Fécamp réunit plus d’une
centaine de jeunes. À Villeurbanne,
on va passer à la vitesse supérieure,
le plus grand camp d’Europe
regroupera 400 basketteurs âgés de
10 à 20 ans issus de toute la France
et d’Europe. On scindera en trois
sessions cette semaine de basket avec,
comme conseillers, Greg Beugnot,
Pierre Vincent, Claude Bergeaud et
Jean-Louis Borg, quatre talentueux
entraîneurs français.»
Gaëtan Muller – champion d’Europe
junior en 2000 avec une génération
de joueurs qui ont "grandi" en
NBA, Tony Parker, Boris Diaw, ou
Ronny Turiaf – a affiché son
optimisme sur l’initiative. Grand
ami de " TP ", le directeur de
9events (société organisatrice des
camps), a d’abord rappelé que la
mixité sera de mise : « Au moins un
tiers de basketteuses sont attendues
pour ce projet». Les inscriptions sont
ouvertes sur tonyparkercamp.com.
Une centaine est réservée aux
jeunes Villeurbannais à condition
de s’inscrire avant le 21 février,
date jusqu’à laquelle ils sont
prioritaires. n
Renseignements et inscriptions :
0235 1040 95
ou www.tonyparkercamp.com
3
TÉMOIGNAGE
Une fois par mois, de 16h30
à 18h30, le relais Perralière s’ouvre
pour les rencontres Pistache-
Abricot. Deux heures privilégiées
où le "Ram" accueille enfants,
assistantes maternelles
et parents simultanément.
Une occasion unique pour
les familles de voir évoluer leurs
bambins dans un univers collectif,
et jouer avec d’autres enfants
dans un espace ad hoc.
Depuis le lancement,
en janvier 2011, le succès de
Pistache-Abricot ne se dément pas.
Anne-Marie Jarbot, assistante
maternelle et les parents d’Anaë et
Oriane, sont séduits par la formule.
Le papa prend même une RTT
chaque mois pour participer !
Témoignages croisés.
Laëtitia et Jérémy Monnet, parents
d’Oriane, 2 ans et demi et d’Anaë, 15 mois
«Nous sommes des fidèles de Pistache-Abricot depuis
le début. Anne-Marie, notre assistante maternelle, nous
parlait du relais, mais jusque-là, nous n’avions pas la
possibilité de voir nos filles jouer et évoluer dans ce lieu.
Il est particulièrement agréable de les découvrir avec
les autres enfants, et notamment ceux qui sont gardés
avec elles. Le petit Rodrigue prend soin d’Anaë comme
s’il était son frère, c’est adorable. Pouvoir être témoin
de leur relation avec l’assistante maternelle est aussi
une chance. Nous avons toute confiance en elle, et c’est
une excellente occasion d’échanger entre nous, mais
aussi de poser des questions aux responsables du relais
autour des activités à la maison. Enfin, c’est un moment
qui permet de rencontrer d’autres parents et de
partager des moments conviviaux.»
Anne-Marie Jarbot, assistante maternelle
«Assistante maternelle depuis 27 ans, j’ai fréquenté
le relais Perralière dès son ouverture. C’est un lieu
essentiel à mes yeux, qui apporte du contact, des
rencontres, un réseau, des échanges professionnels.
J’y ai suivi plusieurs formations sur des thèmes
variés: Chansons et comptines, Gestion du stress…
Et puis le "Ram" ouvre surtout aux enfants un espace
de jeu et d’éveil adapté, où ils peuvent évoluer avec
d’autres de leur âge en toute sécurité. Pistache-
Abricot constitue encore un plus: en général,
nous rencontrons les parents à notre domicile,
à la frontière de la sphère professionnelle et privée.
Le Ram propose un terrain neutre et donc un espace
de dialogue qui peut faire du bien à la relation
parents/assistantes maternelles.»
VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012
soutien à la parentalité, donner des
conseils pratiques ou, simplement,
les écouter et les rassurer. «Grâce à la
richesse et à la diversité de ce mode de
garde, chaque parent peut trouver LE
profil qui colle à ses besoins, même
lorsque la demande est atypique»,
souligne Valérie L’Helgouac’h,
responsable du relais François-
Truffaut Charmettes.
Quatorze relais
à Villeurbanne
Côté sorties et éveil, de nombreuses
assistantes maternelles fréquentent
assidûment les ludothèques et
médiathèques de la Ville, ainsi que
les quatorze relais de Villeurbanne.
Soit autant d’occasions de socialisation
pour les bambins. Les relais
constituent d’ailleurs l’un des
signes forts de l’engagement de la
Ville en direction des assistantes
maternelles et de la Petite enfance.
«Les relais sont tous des équipements
municipaux et ont été dédoublés
l’an dernier pour permettre de mieux
accueillir assistantes maternelles,
parents et enfants », explique Sarah
Sultan. Ces lieux remplissent
plusieurs missions : animation
collective, accompagnement
administratif, information des
familles et des assistantes maternelles,
formation continue et
analyse des conditions d’accueil.
En un mot, indispensables. «Je suis
ravie que mon assistante maternelle
adhère à un relais, raconte
Stéphanie Vautrin, maman d’une
petite Margaux de 15 mois.
Comme au départ je souhaitais
que ma fille aille en crèche avec
d’autres enfants, le fait d’avoir une
assistante maternelle qui sort
beaucoup est un atout. Trois
matinées par semaine, Zachia
emmène Margaux au relais, à la
Mlis ou à la ludothèque. C’est le
compromis idéal ! ». n
L’accompagnement
des assistantes maternelles
à Villeurbanne est
l’expression d’une véritable
volonté. Les assistantes
maternelles sont une réelle
solution de garde. "
Sarah Sultan, adjointe à la Petite
enfance et à la famille.
TOUT SAVOIR
UN DOCUMENT POUR
TOUT COMPRENDRE
Un document édité par la Ville vient
de paraître, disponible à la Direction
de la petite enfance. Il fait le point
sur le métier d’assistante maternelle
et présente les atouts de ce mode
de garde.
Renseignements: 0478036786.
19
rendez-vous
AGENDA
CINÉ O’CLOCK
Dickens, Thatcher et les autres…
Du 1 er au 7 février, le cinéma Le Zola accueille la 17 e
édition de Ciné O’Clock, festival du cinéma
britannique et irlandais. Au programme: des
avant-premières, une soirée autour de Charles
Dickens et le retour des soirées blindtest.
Cette année encore, Ciné
O’Clock fait le plein de
nouveautés avec quatre
films en avant-première.
En ouverture du festival sera projeté
Oranges and sunshine, premier
long-métrage de Jim Loach. Le fils
de Ken Loach y livre une évocation
poignante de la déportation
massive d’enfants britanniques en
Australie au 19 e siècle. En clôture du
festival sera présenté La dame de fer
de Phyllida Lloyd, où l’on retrouve
Meryl Streep dans la peau de
Margaret Thatcher, dix-sept jours
avant le déclenchement de la
guerre des Malouines, en 1982.
Également à l’affiche Albert Nobbs
de Rodrigo Garcia avec Glenn Close
et Rock n’Love (You instead) de
David MacKenzie.
À l’occasion du 200 e anniversaire de
Renseignements: www.cineoclock.com/Cinéma Le Zola – 117 cours Émile-Zola
Charles Dickens, la soirée du 2 février
sera dédiée à l’univers d’Oliver
Twist et de son auteur. Elle débutera
par la projection de l’adaptation
réalisée par David Lean et sera
complétée par l’intervention
d’Elena Von Kassel, écrivain et
spécialiste du cinéma britannique.
La semaine sera rythmée par des
projections mêlant de grands
classiques du cinéma britannique
et irlandais aux films qui ont
marqué l’actualité de ces derniers
mois. Au programme notamment,
L’Irlandais de John Michael
McDonagh, Anonymous de Roland
Emmerich ou encore Oh My God!
de Tanya Wexler.
Ciné O’Clock, c’est aussi la
désormais célèbre soirée blindtest,
qui se tiendra le 4 février à 21 heures
au Zola. Mêlant culture cinématographique
et musiques de films, la
lutte sera rude pour remporter les
cadeaux mis en jeu… Le même jour
aura lieu une séance de ciné-conte
autour du film d’animation So British 2,
diffusé en avant-première. n
THÉÂTRE
Les amours tragiques de Pyrame
et Thisbé
De Théophile de Vian. Au TNP.
Du 7 au 18 février
MUSIQUE
Les Poly’sons
Festival de musique française.
Théâtre de l’Iris.
Vendredi 10 et samedi 11 février
à 20 heures
Tina Segle
Musique du Bénin.
Toï Toï le zinc.
Samedi 25 février à 20h30
Gipsy
de Francis Lopez,
par la Compagnie Brusset.
Centre culturel et de la vie associative.
Samedi 10 et dimanche 11 mars
Locations ouvertes les 8 et 9 février,
de 14 h 30 à 18 heures, au CCVA
ou par courrier à Danielle Gonthier,
46, avenue Général-Leclerc.
DIVERS
La fabrique fastidieuse
Danse, théâtre et performance.
Toï Toï le zinc.
Mercredi 29 février à 20h30
L’Iris sur la bonne voie
Après une année 2011 jalonnée
d’inquiétudes mais aussi de réactions
solidaires pour la survie du théâtre,
les responsables et les comédiens
de l’Iris entament un peu plus
sereinement l’année 2012. Le théâtre
villeurbannais reste mobilisé même
s’il peut demeurer, pour l’instant, dans
ses murs, rue Francis-de-Pressensé,
une solution pérenne étant
recherchée. Dans un esprit toujours
aussi engagé, le théâtre propose de
beaux rendez-vous au public:
Le loup dans mon œil gauche,
jusqu’au 5 février, ou encore une
pause musicale avec Les Poly’sons
les 10 et 11 février…
www.theatredeliris.fr
28 VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012
© M. Perret Handymade
Billie Dans le cadre du festival
de chanson française Les Poly’sons.
sommaire
L’essentiel
Autolib’ : L’auto sans contraintes.....................................................6
Villeurbanne dans le top 20 des villes françaises ....................8
Centre social de Cusset : Pédaler vers l’autonomie................10
Nicolas Buatois, manager de centre-ville....................................11
Quartiers libres
Saint-Jean, par Salim Ghezal .......................................................... 12
Gratte-ciel, par Anne-Laure Valabrègue .................................... 13
En vue
Un budget 2012 maîtrisé et solidaire.......................................... 14
Assistantes maternelles : des pros pour garder les petits.. 16
Vu
Vingt ans après : la photo mémoire des Buers...................... 20
Initiatives
Coworking : premiers de Cordée...................................................22
Nouvelles technologies: I seeds, graines d’avenir.................. 22
l’Histoire.......................................................................................... 24
Opinions.......................................................................................... 26
Rendez-vous – bons plans
Théâtre : L’Astrée pour les grands et les petits........................ 29
Art contemporain : Chasse aux fantômes à l’IAC...................29
Famille : graine de zinc......................................................................32
Bouger
Street-fishing : pêcher de jeunesse............................................. 30
Guide
Tout savoir sur le permis de construire..........................................33
C durable
Simplifions-nous le tri ............................................................................34
Agenda
Biennale de la danse : le défilé pas à pas.................................. 36
Anniversaire , préparez le Karnaval............................................. 37
Entre nous
Vous vous interrogez sur ................................................................ 39
Comment ça marche.............................................................. 39
l’essentiel
en vue
2012 :
Un budget
maîtrisé
et solidaire
Témoignage
Henri Ravault
Ancien des usines Gillet
l’Histoire
Le Grand camp
Par Alain Belmont, historien
P.24
rendez-vous
Ciné O’ Clock
Dickens, Thatcher
et les autres…
bouger
Fête du livre jeunesse
De la peinture, un
pinceau, un enfant !
P.7
INTERVIEW
Jean-Paul Bret,
maire de Villeurbanne
P.14
P.28
P.28
P.23
Le break
Bien plus
qu’un pas de danse
P.4
© BM Lyon
©BM Lyon
2
VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012
INTERVIEW
Jean-Nicolas Buatois
Manager de centre-ville
Qu’a Villeurbanne en commun avec Neuville-sur-Saône,
la Roche-sur-Yon ou encore Lille depuis le 1 er février?
Un manager de centre-ville! À 27 ans, Jean-Nicolas Buatois
vient de prendre cette fonction inédite dans le quartier
des Gratte-ciel. Rencontre.
Quel est le rôle d’un manager de
centre-ville?
Jean-Nicolas Buatois: Dynamiser le
cœur des villes. À Villeurbanne, le but
consiste à redonner au quartier des
Gratte-ciel l’aura qu’il mérite, compte
tenu de la qualité de ses enseignes et de
son placement idéal. Il s’agit aussi de
préparer, sur le long terme, l’arrivée de
Gratte-ciel nord. En tant que manager de
centre-ville, je suis là pour mener à bien
ce projet et faire le lien entre tous les
acteurs concernés (commerçants, Ville,
Grand Lyon, CCI) afin que chacun
interagisse de manière concertée et
émailler l’année et faire vivre le quartier:
l’optimisation des fêtes de fin d’année,
événement commercial incontournable,
sera au programme (spectacles, marché
de Noël, jeux concours…)
Quelle est votre première analyse du
quartier?
J.-N. B.: le quartier des Gratte-ciel a
un vrai potentiel, encore sous-exploité.
Il peut s’affirmer plus par rapport aux
pôles que sont la Part-Dieu, la Presqu’île
et le Carré de Soie. De plus la période
est propice: il existe un vrai mouvement
de retour vers les centres-villes,
«Redynamiser le cœur de Villeurbanne et créer du lien»
ZOOM SUR…
LE MANAGER ET SES STEWARDS
Manager de centre-ville est un métier relativement
nouveau en France. Il est apparu dans l’hexagone
il y a une dizaine d’années seulement, mais il existe
depuis le début des années 90 en Belgique,
au Canada, en Suède ou au Royaume-Uni. Lille est
d’ailleurs la première ville française à s’être lancée,
inspirée par l’expérience de ses voisines belges.
Depuis, une cinquantaine de collectivités se sont
dotées de managers pour leur cœur de ville.
Pour eux, une seule mission: booster l’attractivité
des centres-villes, en fédérant les énergies
et en suscitant les initiatives. Certains managers
s’adjoignent même les services de stewards urbains!
Ces derniers, généralement habillés de blousons
de couleurs vives pour être visibles de loin, sont
à la disposition des passants: renseignements,
assistance pratique, convivialité…
VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012
complémentaire. Le manager de centreville
met en cohérence, donne de la
visibilité et anime, un peu à la manière
d’un office de tourisme.
Comment allez-vous procéder?
J.-N. B.: Je serai évidemment force de
proposition mais ma mission est avant
tout d’appliquer la stratégie décidée
collectivement. Plusieurs étapes vont
être nécessaires: il faudra par exemple
évaluer précisément la fréquentation
du quartier, organiser des réunions
régulières avec toutes les parties
prenantes pour définir les grandes
orientations. Je tiens à créer une
dynamique commune avec le collège
des commerçants du quartier. Par
ailleurs, l’une des premières actions
consistera à définir une stratégie de
communication et de promotion du
quartier. Enfin, des animations pourront
synonymes de consommation plaisir, de
flânerie, de proximité et de lien humain.
J’ai déjà commencé à rencontrer les
commerçants et pu constater qu’il règne
aux Gratte-ciel le bon état d’esprit:
la volonté de partager des idées
constructives et l’envie d’agir! n
PARCOURS
Après des études d’histoire à Dijon,
puis un master pro en aménagement
du territoire, Jean-Nicolas Buatois, a fait
escale à Lyon le temps d’un stage chez
Réseaux Ferrés de France. Il a ensuite
été recruté par la ville de Bourgoin-
Jallieu pour monter un Fisac (Fonds
d’intervention pour les services,
l’artisanat et le commerce), destiné
à développer les commerces et
l’artisanat de centre bourg. Il a pris ses
fonctions à Villeurbanne le 1 er février.
11
viva
N° 252 FÉVRIER 2012
LE MAGAZINE DE VILLEURBANNE
�Un budget 2012
maîtrisé et solidaire
�Tri : Villeurbanne
ville pilote
ASSISTANTES MATERNELLES
DES PROS
de la petite enfance
Toute l’info sur Villeurbanne sur www.viva-interactif.com
bouger
Pêcher en ville est devenu
réalité. De plus en plus de
jeunes s’adonnent à cette
discipline dynamique,
pouvant être pratiquée
lors de la pause déjeuner.
STREET-FISHING
Pêcher de jeunesse
i
EN PRATIQUE
QUEL TARIF?
Il faut compter quelque
100 euros pour
l’équipement de base,
auquel il faut ajouter le
prix du permis (10 euros
la carte à la journée ou
70 euros le permis à
l’année).
NÉ IL Y A 30 ANS
«Le street-fishing (appelé
aussi «urban fishing») a vu le
jour au début des années
quatre-vingt aux États-Unis,
puis au Japon. Il est né du
désir d’habitants de grandes
métropoles de s’évader,
durant quelques heures, du
monde bruyant de la ville.»
Source:
www.planetloisirs.com
Réagissez et partagez
sur viva-interactif.com
Le fait d’avoir découvert, grâce
à son père, la pêche en Seine et
Marne, l’a vraisemblablement
influencé. Depuis qu’il est entré dans
la vie active, précisément dans le
monde de la banque à Lyon, il y a
quelques années déjà, Alban a trouvé
le moyen de "retremper" dans son
adolescence en découvrant une face
cachée du milieu aquatique. « Sur
Internet, j’ai appris qu’on pouvait
pêcher à deux pas des centres-villes,
pratiquer ce qu’on appelle le streetfishing
(la pêche en ville), une
manière de s’évader l’espace de
quelques heures avec un attirail de
base. J’ai demandé conseil à Michel,
Paul et Sylvain, responsables "d’Au
pêcheur de la cité" à Villeurbanne.
Depuis, il est fréquent que j’aille
pêcher lors de la pause déjeuner, à
l’Ile-Barbe ou sur les quais de la
Saône.»
Exit les grosses bottes de pêcheur
et l’attirail encombrant d’antan. En
tenue de ville, le plus souvent
costume et cravate, Alban s’arme
de sa canne, courte, légère, en
carbone, et donc discrète, avec
petit moulinet et quelques boîtes
de leurres dans le sac à dos. Sans
oublier le permis de pêcher.
« L’avantage avec cette discipline,
c’est qu’elle ne nécessite pas de gros
moyens, poursuit Alban, du haut de
ses 29 ans. Il faut de la rapidité
d’exécution et du dynamisme, car on
est pris par le temps. »
Comme pour les compétiteurs en
pêche sportive, les adeptes du
street-fishing pratiquent le "nokill"
ou "catch and release" : une
fois le poisson capturé et parfois
pris en photo, il est relâché dans
son milieu naturel. Entre nous, on
voit mal comment un "streetfisher"
pourrait ensuite se rendre
au bureau avec la capture du jour.
Les bienfaits de ce sport, car c’en
est un (« On peut effectuer une
quinzaine de kilomètres sur une journée»),
sont évidents: relaxation garantie,
sensation d’apaisement total
puisqu’on laisse de côté les soucis
du quotidien, convivialité quand le
street-fishing se pratique à
plusieurs, tout en profitant de la
nature environnante…
À Grandclément, "Au pêcheur de la
cité", le street-fishing fait des
Le street-fishing est
plus qu’un simple loisir,
c’est aussi et surtout un
sport. Il tente désormais de
se professionnaliser à travers
plusieurs compétitions
se déroulant aux quatre
coins de la France. Cette
dynamique est à mettre
au compte de l’AFCPL,
l’association française
des compétitions de pêche
aux leurres, fondée en 2005
et qui propose depuis deux
ans "l’AFCPL Street Fishing
Tour ", des compétitions un
peu partout en France.
émules. Ainsi Quentin qui, à 20
ans, est devenu un vrai mordu, après
quatre ans de pratique régulière. Il
fait partie de cette nouvelle
génération de jeunes pêcheurs
urbains qui apportent un vent de
fraîcheur à la pêche. Un argument
de plus pour le "street". n
30
Rens.: «Au Pêcheur de la cité», 7, rue Galilée. Tél.: 0478537374 ou pecheurdelacite1@free.fr
VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012
l’Histoire
Par Alain Belmont, historien
LE GRAND
Au départ ce n’était qu’un grand pré. Une centaine d’hectares situés
en bordure du Rhône, où les paysans menaient paître leurs bœufs
et leurs moutons. Puis vinrent les militaires.
Terrains communaux, les prés
de la Feyssine et de la Doua
appartenaient à tous les
habitants de Villeurbanne qui en
usaient comme bon leur semblait.
Le Rhône s’y invitait aussi, en
engloutissant l’herbage sous les
flots à chacune de ses crues,
déviant son cours au gré de ses
humeurs, laissant des lônes sur ses
anciens passages, offrant un paradis
aux joncs et aux buissons des
brotteaux. Et un jour ces grands
espaces intéressèrent les militaires.
En appelant des millions de jeunes
gens sous les drapeaux, la Révolution
et à sa suite l’Empire de Napoléon I er
donnèrent à l’armée française une
ampleur jamais atteinte auparavant.
Des garnisons fleurirent de tous
côtés et notamment à Lyon. Mais
dans une ville remplie d’immeubles
serrés comme des cartouches en
boîte, où donc entraîner fusiliers et
grenadiers, dragons et canonniers?
À Villeurbanne pardi ! Dès 1791, les
prairies de la Doua sont affectées
« aux exercices de tir et manœuvres
des troupes ». En 1793 elles rendent
aussi de grands services pendant le
siège de Lyon ; les bataillons restés
fidèles à la République y installent
des fortifications de terre d’où ils
bombardent la ville des rebelles.
Une fois les Lyonnais rentrés dans
le rang, les soldats prennent
l’habitude de retourner s’exercer
aux portes de la Tête d’Or
À Villeurbanne on laisse faire, en
grognant juste de temps en temps,
histoire d’obtenir une indemnité
des processions d’uniformes
venant galoper au milieu des
bergers. Les autorités militaires
entendent les protestations et
ouvrent les cordons de la bourse :
« la Direction du Génie n’a jamais
été opposée à ce qu’une indemnité
pécuniaire fut accordée, plus pour la
gêne que pour la perte qu’éprouvent
les habitants dans le pacage car
habituellement la garnison ne
fréquente pas ce terrain 100 jours
sur 365, et encore, c’est vers l’époque
où il ne reste presque plus d’herbes
dans ce pâturage, dont le sol est
aride ». La municipalité chicane,
trouve l’indemnité ridicule. Les
militaires se braquent. Fin 1834, ils
suggèrent au ministre de la Guerre
«l’acquisition de tout ou d’une partie
du communal; cela terminerait tous
les démêlés». Surtout, «aujourd’hui
plus que jamais, l’importance
militaire de Lyon et sa nombreuse
garnison (si utile au repos des
habitants de la ville et de ses environs),
réclament un terrain pour les
exercices qui deviendront plus
fréquents. Le Grand Camp est le
seul terrain convenable ». « Si utile
au repos des habitants » : la phrase
cache un but politique. En 1834, les
canuts viennent tout juste de se révolter,
pour la deuxième fois en
trois ans. Le Grand Camp contribuerait
avec les forts de Lyon et la
future caserne de La Part-Dieu à les
intimider, au cas où ils voudraient
recommencer.
Le ministre de la Guerre suit l’avis des
généraux dans «cette importante
affaire», et décide en 1835 d’acheter
les communaux au prix de 1000
francs par hectare. La municipalité
crie au vol. Cinq ans de joutes
financières et judiciaires plus tard,
la ville est expropriée. Dès 1843 le
« camp de Villeurbanne » sert de
cadre à des grandes manœuvres.
Des baraquements, une nuée de
canons et même «une bibliothèque
nombreuse et choisie de bons livres
sous une tente réservée », attendent
plusieurs milliers d’hommes placés
sous le commandement du fils du
roi Louis-Philippe, Sa Majesté le
duc de Nemours. Ils s’entraînent à
repousser une invasion imaginaire
Manœuvres militaires
au Grand Camp
de Villeurbanne.
Fonds Jules Sylvestre /
bibliothèque municipale
de Lyon (P0546).
24
VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012
Coworking
Initiatives
Premiers de Cordée
Camarades de classe à HEC, passionnés
de montagne et de voyages, Julie Pouliquen
et Mickael Schwartz ont créé la Cordée, espace
de travail partagé au cœur des Charpennes. Un projet
pour briser la solitude des salariés indépendants
et mettre en réseau les énergies et les idées.
Au 27 rue Rolland, Julie
Pouliquen et Mickael
Schwartz ont créé le
premier site de coworking de
Villeurbanne, espace de travail à
partager. Derrière les grandes baies
vitrées donnant sur le cours Émile-
Zola, la Cordée abrite des bureaux,
une salle de réunion et même une
cuisine à partager. «Ici tous les profils
se rencontrent: des entrepreneurs y
côtoient des rédacteurs web, des
graphistes et des photographes
indépendants », explique Mickael
Schwartz, cofondateur du projet.
« Nous défendons l’idée de communauté,
parce qu’il y a beaucoup de
La Cordée,
ça rapporte
plus que
ça ne coûte !
gens qui ont un projet mais aucun
réseau. »
Comme le souligne Mickael
Schwartz, les travailleurs indépendants
ne sont pas forcément des
travailleurs solitaires. « En tant que
jeunes entrepreneurs, nous avons
souvent ressenti le besoin d’avoir
un endroit à la fois professionnel et
convivial pour travailler et sortir de
la solitude de l’entrepreneur. »
Fonctionnant sur le principe d’abonnements
mensuels, La Cordée offre
une grande liberté, permettant
l’accès à l’espace 24 heures sur 24
grâce à un système de badges.
Les abonnements comprennent
également des "mousquetons", qui
permettent d’accéder aux formations
du réseau, et notamment aux
ateliers « Tempête sous crâne». Ces
sessions conviviales permettent à un
adhérant de présenter son projet
devant les autres et de recevoir
critiques, conseils et contacts. n
Rens. : www.la-cordee.net.
06 79 00 89 23 ou 09 51 65 27 82.
ISeeds, graines d’avenir
Nouvelles
technologies
Installée au Pôle Pixel, la société ISeeds Software développe des applications
professionnelles dédiées aux plateformes mobiles d’Apple. Son président,
Dominique Gozard, a reçu cet automne le prix de l’innovation, remis par le
Groupement des entreprises de Villeurbanne (Gevil).
À53 ans et après une longue carrière
dans le monde de l’informatique,
Dominique Gozard est aujourd’hui un
"jeune" entrepreneur heureux. ISeeds, la société
qu’il a créée en juillet 2010 au cœur du Pôle
Pixel, conçoit et commercialise des applications
pour tablettes et smartphones dédiées aux
professionnels. Une petite entreprise qui
emploie six concepteurs en France et une
soixantaine d’informaticiens en Tunisie.
« Nous proposons des applications qui facilitent
la vie des travailleurs nomades, explique
Dominique Gozard. Cette mobilité oblige les
entreprises à synchroniser leur flotte informatique
avec les tablettes et smartphones de leurs
collaborateurs. Nous développons donc des
solutions, comme l’application "Organizer" qui
permet de gérer des listes de contacts. Nous la
vendons moins de trois euros sur l’App Store et
elle est en tête des ventes au Mexique. »
Pour Dominique Gozard, l’implantation de sa
société à Villeurbanne a été décisive : « Le Pôle
Pixel est une communauté, explique-t-il. Je sais
que je peux venir discuter de mes projets avec les
autres entrepreneurs du pôle et recevoir des avis.
On crée de la valeur tous ensemble. »
L’implantation dans le "cluster" Imaginove, l’un
des leaders européens du multimédia, est également
un point important pour l’entrepreneur
: « Nous sommes aussi dans le cross-média.
On permet notamment d’inclure du contenu
vidéo, pour des présentations de produits ou des
catalogues interactifs. C’est important d’être
dans ce pôle ». n
En savoir plus : www.iseeds.fr
22
VIVA MAGAZINE • N°252 •février 2012
Emmanuelle Debourg, responsable
du relais Ernest-Renan nord.
Résultat, la représentation que
certains se font des assistantes
maternelles est faussée, associée au
terme « nounou » et synonyme dans
leur tête de flou juridique et
d’absence de formation.» Rien n’est
plus éloigné de la réalité.
Un métier reconnu et encadré
Avec la généralisation du travail
des femmes et l’explosion des
besoins de garde à partir du milieu
des années 70, il est devenu
indispensable de définir un statut
pour celles que l’on appelait
encore à l’époque des "nourrices".
La loi du 17 mai 1977 crée le terme
d’assistante maternelle, fixe des
modalités d’agrément ainsi qu’une
base de rémunération minimale…
Une nouvelle loi en 1992 précise le
statut et introduit une réduction
fiscale pour les parents employeurs.
Depuis 2005, les assistantes maternelles
dépendent d’une convention
collective qui définit l’ensemble du
cadre légal de leur activité. Les
familles bénéficient également
d’une allocation, la Paje (Prestation
d’accueil des jeunes enfants),
lorsqu’elles recourent à ce mode
suite page 18
Chiffres
13 125
assistantes
maternelles agréées
dans le Rhône.
1 200
assistantes
maternelles agréées
à Villeurbanne.
2,5
enfants
confiés à
une assistante
maternelle
en moyenne.
750
assistantes adhèrent
à un relais, soit 65 %
d’entre elles.
1 500
familles adhèrent
à un relais.
4 000
personnes ont été
reçues l’an dernier
dans un relais.
Plus
de 400
assistantes
maternelles suivent
une formation
continue chaque
année à
Villeurbanne.
RELAIS ASSISTANTES MATERNELLES
S’informer et se former
Lieux de socialisation pour les enfants, d’information
pour les parents, les «Ram» sont aussi un maillon
essentiel de la professionnalisation des assistantes
maternelles.
Tout au long de l’année, les
quatorze "Ram" de Villeurbanne
proposent une formation par
trimestre. Ces cycles se déroulent
généralement sur plusieurs
semaines et portent sur des
thèmes variés : arts plastiques,
développement psychomoteur,
gestion du stress, chansons et
comptines… « L’an dernier, nous
avons proposé un thème sur la
coéducation, un sur l’éveil corporel
et un sur la littérature jeunesse,
explique Emmanuelle Debourg. Il
s’agit d’une démarche importante
pour les assistants maternels : ces
outils pédagogiques leur apportent
de la légitimité et de l’assurance
dans leur pratique quotidienne. »
Gratuites, tout comme l’adhésion
au relais, les formations se font sur
inscription. « À la fin de chaque
session, les parents sont invités à
une soirée de bilan. Ce temps fort
valorise les assistantes maternelles
et permet aux parents de poser
leurs questions », poursuit-elle.
Les temps collectifs d’accueil
permettent de leur côté échange
d’information et progression
pédagogique. Pendant deux heures
tous les 15 jours, les assistants
maternels adhérents reçoivent des
informations réglementaires et
discutent de leurs problématiques
quotidiennes avec les responsables
de relais. La deuxième heure
se concentre sur les activités
pédagogiques avec les enfants.
«Les Ram contribuent à une image
plus professionnelle des assistantes
maternelles, qui y exercent leur
métier sous le regard des autres et
s’y forment », observe Benoît
Degeorges. Les relais de la Ville
sont aujourd’hui aussi plébiscités
par les familles, qui y trouvent
écoute, soutien à la parentalité et
informations générales. Ce qui
leur permet de jouer à plein leur
rôle de lien entre offre et
demande. n
FOCUS SUR
LE LIVRET D’ACCUEIL
À quoi va ressembler sa journée? Où dormira-t-il? Que mangera-t-elle? À quoi joueront-ils?
Pour qu’une garde à domicile se déroule bien, il est essentiel de définir précisément des modalités d’accueil
de l’enfant. Tant pour son bien-être, que pour celui des adultes. « Ce dialogue rassure les parents et permet
à l’assistante maternelle de se positionner en tant que professionnelle, explique Claire Fady, responsable
du relais François-Truffaut Tonkin. Or, cet échange n’est pas toujours facile à établir. Un groupe d’assistantes
maternelles du relais a donc souhaité produire un livret d’accueil.» Ce guide pratique, tiré à 240 exemplaires,
balaie le quotidien de l’enfant (repas, santé, arrivées et départs) et les relations parents/assistantes
maternelles (place de chacun, coéducation, respect du contrat). « Avec le temps, certains parents ont
tendance à glisser sur les horaires ou se sentent menacés par l’attachement que nous montrent les petits…
Ce livret encadrera et apaisera la discussion», expliquent Nadira Gueddoudj et Marie-Claude Cordesse, qui
ont participé à la rédaction. n
VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012 17
CAMP
© DR
�Repères
1790 : en mai,
fête révolutionnaire
de la Fédération
sur les communaux
de Villeurbanne,
dès lors baptisés
«Grand Camp».
1793 :
d’août à octobre, siège
de Lyon par les armées
de la République.
1830-1848:
règne de Louis-Philippe,
roi de France.
1831 : première
révolte des canuts.
1834 : deuxième
révolte des canuts.
1867 : décès de
Charles Baudelaire.
VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012
Un officier d’artillerie aux belles
bacchantes gouttière !
Vers 1880.
venue d’un pays alors étranger
et potentiellement ennemi… la
Savoie.
Durant la seconde moitié du
XIX e siècle et de 1914 à 1918 le
camp se couvre de casernes et
s’agrandit. Les Villeurbannais
repartent en guerre contre les
militaires car l’extension se fait au
détriment de champs cultivés, de
maisons et même d’une usine qu’il
faut détruire. Plus grave, les incidents
se multiplient. Chaque printemps,
les canonniers s’entraînent de 6h à
9h, interdisant la circulation sur les
routes du quartier et même la
navigation des bateaux sur le
Rhône. Idem lorsque les fusiliers
prennent leur suite. Malgré ces
précautions, « le 22 avril 1865 le
cheval du sieur Jean Ginon a été tué
dans les champs par une balle, et le
25 avril la fille Marie Coste a été
atteinte à la main droite, pendant
qu’elle vaquait à son service dans le
jardin de son maître». On peste aussi
contre les nuages de poussière que
soulèvent les chevaux des cuirassiers
de la Part-Dieu en allant au Grand-
Camp tous les matins: «Faites-vous
50 mètres sur nos routes qu’immédiatement
vous êtes confondu avec
un meunier», décrit un journaliste.
Bref, les plaintes pleuvent contre
ces encombrants voisins. Et dans le
même temps, aux Charpennes les
auberges poussent comme des
champignons, pour servir à boire
aux soldats de la Doua. Et dans le
même temps, le cœur des
Villeurbannaises s’enflamme pour
ces beaux uniformes… n
viva.magazine@mairie-villeurbanne.fr
Sources: Archives du Rhône, cote R 523
(1839-1868). Archives de Villeurbanne (Le
Rize), délibérations municipales, 1838-1879.
Bibliothèque municipale de Grenoble, cote O
14290 (manœuvres de 1843).
Du Grand Camp
au grand campus
Les chevaux appellent les chevaux.
En 1864 la commune de
Villeurbanne vend ses derniers
terrains communaux pour accueillir
le nouvel hippodrome de Lyon.
L’équipement est construit à l’ouest
des casernes du Grand Camp, près
du parc de la Tête d’Or. Les courses
s’y succèdent pendant un siècle,
jusqu’en 1965 où l’hippodrome
déménage à Bron-Parilly.
Les militaires eux, étaient déjà partis
depuis dix ans. Le Grand Camp servit
encore durant la seconde guerre
mondiale aux armées nazies, entre
autres pour fusiller ses prisonniers,
puis fut attribué en 1957 au ministère
de l’Éducation nationale.
L’Insa s’installe en premier, inaugurant
un campus bientôt fort de 20000
étudiants où naît l’université Claude-
Bernard-Lyon 1 en 1971, il y a 40 ans.
La partie orientale de l’ancien champ
communal perpétue le souvenir
militaire des lieux à travers la
Nécropole nationale de la Doua, où
reposent plus de 5000 victimes des
deux guerres mondiales et des
guerres d’Indochine, d’Algérie et du
Liban.
Réagissez sur:
viva-interactif.com
25
Dans les écoles de Villeurbanne,
la Fête du livre rassemble les enfants autour
d’une soixantaine de projets pédagogiques.
De la peinture, un pinceau, un enfant!
ÀVilleurbanne, la lecture,
les histoires, les mots et les
illustrations ont été choisis
pour former des remparts contre la
morosité. Hervé Tullet, illustrateur,
à l’origine de nombreux albums,
est l’invité d’honneur de l’édition
2012. Qui dit invité d’honneur, dit
rencontre inédite, en amont, avec
les enfants.
Et, en ce matin du 29 novembre,
dans le gymnase du groupe scolaire
Jean-Moulin, situé aux Buers,
soixante-dix-sept enfants de CP
accompagnés de leurs trois institutrices
: Agnès, Magali et Salima,
sont en effervescence face à un
Hervé Tullet, doté d’un hautparleur.
« Un pot de gouache, un
pinceau, un enfant!», lance-t-il aux
maîtresses. Une fois les enfants
équipés et rassemblés autour
FÊTE DU LIVRE JEUNESSE
La Fête du livre jeunesse de Villeurbanne aura lieu
samedi 31 mars et dimanche 1 er avril, autour
d’un thème plein de promesses: «Couleurs»…
Un postulat qui se veut joyeux, plein d’énergie
et de malice, de jeux et de fantaisie. Les enfants
du groupe scolaire Jean-Moulin en savent quelque
chose. Depuis le mois de novembre, ils sont en lien
avec Hervé Tullet, illustrateur et invité d’honneur
de cette édition.
Ce n’est pas
le résultat pictural
qui m’intéresse,
c’est la mise en
condition avant
le dessin, le côté
incontrôlé. "
Hervé Tullet.
d’une immense feuille de papier
tapissant le sol, il entame un lâcher
prise général qu’il contient avec ses
mots clairs, sa voix ferme et son
porte-voix : pas moyen d’échapper
à ses instructions ! Et celles-ci ne
ressemblent pas du tout aux règles
habituelles de l’apprentissage de
l’écriture… «Un, deux, trois: je veux
plein de taches ». Puis : « Maintenant
des ronds dans des ronds ».
Les enfants réagissent au quart de
tour et la magie opère. La
confiance mutuelle porte ses fruits.
L’illustrateur observe les couleurs
qui apparaissent, remarque les
blancs, les espaces, les rythmes.
Hervé Tullet invite ensuite les
enfants à regarder ce qui s’est produit
sur la feuille blanche. Khézia,
Inès ou Rabah sont partagés entre
la concentration et l’excitation de
cette expérience collective. En
classe, ils ont lu et découvert ses
albums. Celui qu’ils préfèrent :
"Turlututu ! " « On est enchanté de
faire ce travail, la fête du livre est
une expérience large et riche »,
lâchent Magali, Salima et Agnès.
En ces mois d’hiver, tandis que la
grisaille gagne du terrain, la couleur
a trouvé un beau terreau.n
HERVÉ TULLET
LE GESTE ET LA COULEUR
Cet illustrateur pour la jeunesse
issu de la publicité agit avec ses
convictions personnelles pour faire
dessiner les enfants et les amener
à la couleur. Hervé Tullet croit
surtout à l’énergie du groupe,
à l’interaction, aux gestes
accompagnés mais pas coincés…
Une nuance qu’il manie avec talent.
« J’aime l’économie de moyens.
Le fait que ça marche avec ce qu’on
a, sur place […]. Je recherche l’énergie
qui se dégage d’un groupe,
la transformation. Il y a quelque
chose du spectacle qui se joue dans
ces moments de création», explique
Hervé Tullet. Dans son univers:
les couleurs, les taches, les points,
les cercles, les trous et les blops.
Il n’a pas peur du gribouillage:
« Ce n’est pas le résultat pictural
qui m’intéresse, c’est la mise
en condition avant le dessin, le côté
incontrôlé», ajoute-t-il.
À l’actif de cet intuitif, de nombreux
albums à succès: "Moi, c’est blop",
"Les yeux fermés", "Jeu des
différences", "Jeu du hasard"…
voir la vidéo
de l’atelier sur:
viva-interactif.com/fdlj
VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012
7
EN PRATIQUE
QUEL TARIF?
Pour un enfant de
moins de 15 ans, la
cotisation est de
250 euros. Elle passe à
280 euros pour les
adultes.
LE BREAK
Bien plus
qu’un pas de danse
Développé à New York dans
les années 1970, le breakdance
(en fait il faudrait dire le
b-boying) est une danse de rue
qui se pratique en solo ou en
équipe, en général au milieu
d’un cercle de personnes.
Gymnastique au sol ou danse
acrobatique? Qu’importe. À
l’école de danse Perga,
Arnaud est formel. «Il y a eu une telle
demande pour cette discipline,
notamment chez les ados, qu’on a
multiplié les créneaux horaires (une
dizaine !) et fait appel à Kevin,
spécialiste de danse urbaine. Cette
discipline requiert une énergie
incroyable, une souplesse à chaque
figure effectuée. C’est un vrai spectacle
qui demande des qualités
physiques et techniques de haut
niveau. » On l’aura compris, cette
danse, qui s’appuie sur des figures
acrobatiques au sol, fait un ravage
chez les 6/18 ans. Assistant de Kevin,
Hugo va même plus loin pour
expliquer le succès du breakdance:
«Les ados en ont même fait un style
de vie. Comme cette manière de
s’habiller à l’identique, reconnaissable
à la casquette ou au bonnet, aux
amples t-shirts et aux bas de survêtement.
Sans oublier l’essentiel, la
musique qui " va avec", du rap
américain bien évidemment, le plus
souvent des enregistrements en
boucle d’un rythme ou d’une partie
de mélodie. » Même les filles s’y
mettent. Ainsi Émilie, qui du haut de
ses douze ans, a déjà adopté le look
indispensable. Chaque séance démarre
par l’inévitable échauffement,
le "breaker" effectue des
mouvements de jambes rapides qui
rappellent ceux des boxeurs (le toprock).
Ensuite, il exécute des figures
(footwork ou passpass) : pendant
qu’il a ses mains au sol, ses jambes
courent autour de son corps. Enfin,
il effectue des figures au sol circulaires
qui mettent en avant sa vitesse
d’exécution, sa force physique, ou sa
créativité à enchaîner de manière
originale plusieurs figures. « Les
bienfaits du "breakdance" sont évidents,
explique Arnaud, proches de
ce que peuvent apporter la gym et la
danse »
Quand on lui demande pourquoi il
porte un bonnet en pleine séance de
"break", David (13 ans) ne se désarme
pas: «C’est pour faire le "head
spin", pour tourner sur la tête.» n
LEXIQUE
QUELLE TENUE?
Basket et t-shirt pour le
simple loisir. Pour les
compétiteurs déjà
chevronnés: hoody
zippé (haut de
survêtement avec
cagoule) pour 40
à 50 euros,
t-shirt fashion pour une
vingtaine d’euros,
casquette flexfit ou fitted
pour un prix similaire,
baskets de marque ou
chaussures montantes
pour une centaine
d’euros.
OÙ PRATIQUER?
École de danse Perga,
Team’Staff:
24, rue Léon-Blum
MJC:
46, cours Damidot
Battle: défi de danse entre deux danseurs.
Bite: du verbe to bite en anglais (mordre), action de copier ou de voler un
mouvement d’un autre danseur.
Spin: tourner sur une partie du corps.
Power move: mouvements les plus acrobatiques et aériens du breakdance,
comme le Flare ou le Airflare.
Style: mouvements qui ont besoin de moins de force physique et de plus
d’attitude, de rythme et de style.
Top rock: pas de préparation du breaker avant sa descente au sol.
Up rock: danse de combat.
Foot work: construction exécutée au sol avec les jambes.
Blaze: l’équivalent d’un pseudonyme auto proclamé après avoir acquis une
certaine réputation.
Freeze: positions statiques sur une ou plusieurs parties du corps.
Tricks: Mouvement technique, enchaînement de freezes.
� «Le hip-hop désigne un courant culturel, et non une référence à une danse particulière.»
Rens. : École de danse Perga, Team’Staff 04 72 33 94 21 www.pergadanse.com. - MJC 04 78 84 84 83
Réagissez et partagez
sur viva-interactif.com
VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012 31
entre nous
VOUS VOUS INTERROGEZ SUR…
COMMENT CA MARCHE ?
La médiation
familiale
Le droit du travail
Négociations salariales,
litiges avec l’employeur,
voire actions aux
prud’hommes : quand
le monde du travail devient un
parcours du combattant, les syndicats
professionnels peuvent aider
et accompagner tous les salariés à
faire valoir leurs droits.
Le code du travail est le socle
minimum de droit qui s’applique à
tous les salariés. En constante
évolution, ces dispositions sont
régulièrement modifiées ou abrogées,
ce qui le rend souvent difficile
à comprendre. Une jungle juridique
qui peut être une source de démotivation,
les travailleurs isolés
renonçant à faire valoir leurs droits
par manque d’informations.
Face à cela, les syndicats professionnels
peuvent conseiller et
accompagner tous les salariés,
syndiqués ou non, qui font face à
des litiges avec leurs employeurs. Si
les salariés des grandes structures
peuvent consulter leurs délégués
syndicaux, cela devient plus
compliqué pour les travailleurs des
petites entreprises commerciales
ou de service. «Dans le secteur
tertiaire il est souvent plus difficile
de faire valoir ses droits, explique
Marie-Christine Morain, déléguée
CFDT. Les personnes isolées viennent
parfois à notre rencontre mais c’est
38
�Défendre ses droits
souvent trop tard, par exemple
quand l’employeur a déjà trouvé un
moyen de licencier. »
Les organisations syndicales
proposent avant tout une aide
juridique, dans tous les domaines
couverts par le code du travail. En
cas de litige, l’organisation se
chargera d’envoyer un courrier à
l’employeur, exposant les demandes
de l’employé et pouvant déboucher
sur une médiation. Si celle-ci
échoue, une action devant le
conseil de prud’hommes peut-être
envisagée. « Parfois il suffit d’une
lettre avec l’en-tête syndical pour
que l’employeur se mette en conformité
avec le droit ».
Il est donc nécessaire de demander
des conseils au plus tôt, avant que
la situation ne s’envenime. A
Villeurbanne, les syndicats CGT,
CFDT et FO tiennent des permanences
régulières dans leurs locaux
du Palais du travail, place Lazare-
Goujon. Pour les bénévoles qui
accueillent et orientent les salariés,
une seule devise : une défense est
toujours possible, même quand on
est isolé, et quel que soit le contrat
de travail. n
Permanences syndicales au Palais
du travail, place Lazare-Goujon.
CGT : 04 78 84 97 44
CFDT : 04 78 68 16 16
FO : 04 26 10 61 29.
Vous vous interrogez,
vous souhaitez savoir
comment ça marche?
Écrivez-nous!
Viva Magazine,
Hôtel de ville,
place
Lazare-Goujon,
69100
Villeurbanne
ou par courriel:
viva.magazine@
mairie-villeurbanne.fr
L’association Colin Maillard propose depuis
trois ans un service de médiation familiale,
destiné en majorité aux couples qui se
séparent, afin de les aider à parvenir à un
accord sur des litiges, le plus souvent liés
aux enfants (mode de garde, exercice de
l’autorité parentale, lieu de résidence, droit
de visite, pension alimentaire…). La
médiation familiale est, la plupart du temps,
une démarche volontaire qui se déroule pas
à pas. Le premier rendez-vous
d’information est gratuit et individuel. Il est
suivi d’entretiens – sept au maximum –
menés par une médiatrice familiale, qui,
dans son rôle de « tiers impartial » peut
parvenir à un accord oral ou écrit sur des
questions très concrètes. Condition sine qua
non : les deux parents doivent être d’accord
pour se rencontrer dans ce cadre, qui évite
souvent des batailles juridiques et permet
de préserver les liens familiaux.
En 2010, vingt mesures de médiation
familiale se sont soldées par quatorze
accords (six seulement ont été
interrompues). La participation financière
est calculée en fonction des revenus.
Renseignements : Eva Dumon,
médiatrice familiale,
tél. : 06 63 63 95 52 – sur rendez-vous
le lundi, jeudi ou vendredi matin –
16 bis rue Émile-Decorps.
VIVA MAGAZINE • N°252• février 2012
❷
❶
❸
banne
avec ses habitants»
sociales désespérées.
À Villeurbanne, notre bonne
gestion des deniers publics nous
donne des fondations solides
pour tenir bon dans la tempête et
proposer des prestations en phase
avec les besoins des habitants. En
ayant réduit par dix notre dette,
nous sommes aussi plus vaillants
pour investir, ce qui se traduit par
du travail pour les entreprises et
par de l’emploi pour leurs salariés.
Construire une école comme à
Jules-Ferry ou à Château-Gaillard,
réhabiliter un équipement comme
le complexe sportif Boiron-Granger,
les résidences de personnes âgées
du Tonkin et de Jean-Jaurès…
c’est de la vitalité économique
en plus du service rendu à la
population. Qui dit travail pour les
entreprises, dit aussi emploi pour
les salariés, dit pouvoir d’achat pour
leurs familles.
VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012
Réalisation d’un plan de stationnement
en 2012, concertation autour du
réaménagement du cours Émile-Zola,
création de nouvelles pistes cyclables…
Faut-il comprendre que la voiture n’a
plus sa place en ville?
J.-P.B.: Disons qu’elle doit partager!
Sur certains secteurs – comme sur
le cours Émile-Zola –, elle occupe
75 % de l’espace public. C’est
beaucoup trop. Je souhaite que les
piétons, les cyclistes, les usagers
de transport en commun soient
traités aussi bien que les automobilistes
l’ont été pendant des
décennies. Nous avons la volonté
d’apaiser la ville avec plus
de pistes cyclables, plus de
cheminements piétons et
toujours plus de nature. En 2012,
les aménagements du parc
Florian-Tolstoï, de la promenade
de la gare ou du jardin de la Rize
s’ajouteront aux 48000 m 2 d’espaces
verts créés à Villeurbanne depuis
2002. Je défends l’idée de la
beauté en ville depuis plus de dix
ans. Le travail sur la couleur des
façades, la création de jardins
éphémères sur les espaces en
friche, la réduction du nombre
d’enseignes publicitaires ont
transformé le paysage urbain,
améliorant la qualité de vie.
Agir est donc possible?
J.-P.B.: Bien sûr! Une ville ne se
transforme pas du jour au
lendemain. Son évolution demande
du temps. Par une action
quotidienne, régulière, volontaire,
les élus participent à sa mutation,
c’est évident. Ils contribuent aussi à
faire évoluer les mentalités, donc à
créer le mouvement dont a besoin
une ville, un territoire, notre société
et notre pays.
www.jeanpaulbret.fr
➊ Jean-Paul Bret lors
d’un tournoi
de futsal, salle
des Gratte-ciel.
➋ Lors de l’inauguration,
en 2011, du parc Édouard-
Glissant. Depuis 2002,
48 000 m 2 d’espaces
verts ont été créés.
➌ Lors de l’inauguration
du physioparc
de la résidence pour
personnes âgées
Château-Gaillard :
un projet innovant qui
encourage l’activité
physique à tout âge.
5
Le Palais du travail,
toute une histoire
THÉÂTRE
L’Astrée, pour les grands
et les petits
Sur le plateau de l’Astrée,
février commence par une
fable tragique et se termine
sur une création destinée aux
enfants. Du 1 er au 10 février, la
compagnie Françoise Maimone
présente Amphitryon, de l’auteur
allemand Heinrich von Kleist,
d’après Molière, pièce écrite en
1805. « Dans cet imbroglio vertigineux,
les dieux se substituent aux
hommes jusqu’à leur voler leur
identité. Le mythe nous renvoie aux
sources de nos interrogations les
plus intimes pour nous égarer dans
des jeux de miroir délirants…», écrit
Françoise Maimone. Changement
de décor mardi 28 et mercredi
29 février à 14h30, qui plaira à tous
ceux qui aiment ou ont aimé la
petite fille aux allumettes. Allumette
la petite marchande qui brillait sous
la neige, par la compagnie du
Désordre, est largement inspirée
du triste et merveilleux conte
d’Andersen, dans lequel le froid, la
pauvreté, l’enfance et la solitude ont
rendu cette histoire inoubliable…
L’entrée de ce spectacle est gratuite
pour tous. n
Rens.: l’Astrée – Tél.: 0472447945 – campus de la Doua – 6 avenue Gaston-Berger.
En haut, Variations of Incomplete Open
Cubes, 2011. Film 16 mm.
Production Institut d’art contemporain,
Villeurbanne/Rhône-Alpes, 2011.
En bas, I Myself Am Only a Receiving
Apparatus, 2010. Film 16 mm, noir et blanc,
muet, en boucle, 3’ 25”.
VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012
ART CONTEMPORAIN
Chasse aux fantômes
à l’IAC
L’Institut d’art contemporain a invité l’artiste
danois Joachim Coster à réaliser sa première
grande exposition monographique. Conçue
comme un parcours labyrinthique, l’exposition
met en scène une vingtaine d’œuvres et constitue
une "chasse aux fantômes", remettant au jour
des personnes ou des lieux oubliés.
L’occultisme n’est pas très loin, tout comme les
recherches chamaniques ou la magie noire.
Une démarche conceptuelle et expérimentale,
en tension entre rationnel et irrationnel et
l’entrée dans un univers « of spirits and empty
spaces »…. n
IAC – 11 rue Dr-Dolard – jusqu’au 19 février.
Il reste quelques jours pour voir l’exposition très
documentée, proposée par le Rize, sur le Palais du
travail, à l’occasion des travaux de rénovation du TNP.
Photos, documents d’archives, textes, films composent
cette rétrospective sur ce bâtiment, élément constitutif
de l’ensemble urbain des Gratte-ciel, imaginé dans les
années vingt par le maire Lazare Goujon. Un projet
architectural d’envergure mais aussi social, culturel et
politique, mis en lumière à travers cette exposition.
Jusqu’au 25 février – Le Rize – 23-25 rue
Valentin-Haüy – du mardi au samedi de 12 à
19 heures, le jeudi de 17 à 21 heures.
Théâtre d’ombres pour
histoires lumineuses
Jusqu’au 10 février, le festival des Têtes
de Bois invite petits et grands à une
plongée dans les traditions du théâtre
d’ombres.
Accueillie par l’Espace Tonkin, la
compagnie Sous le Ciel dévoilera son
exposition Joueurs d’ombres et autres
rêveries. Pendant quelques jours
encore, chacun est invité à embarquer
pour ce voyage crépusculaire en
compagnie de petites créatures et de
leurs ombres capricieuses.
Du côté des spectacles, la compagnie
parisienne Jean-Pierre Lescot jouera le
4 février mon Pinocchio. L’occasion de
partir à la rencontre de la famille du
pantin de bois, de Madame Pinocchia
aux petits Pinocchi. À découvrir
également, Mano a mano de la
compagnie espagnole Sombras Chinas,
le 8 février. La marionnettiste Valeria
Guglietti y convie grands et petits
à redécouvrir l’art ancien des ombres
chinoises.
Festival les Têtes de bois – jusqu’au
10 février – Espace Tonkin –
7 avenue Salvador-Allende –
Tél.: 0478931138 – tarif unique:
5,50 euros.
La marionnette de loup présentée
dans le numéro précédent de Viva
ne comportait pas les mentions obligatoires
suivantes: photo Renaud Arraud,
graphisme Thierry Bouchex, marionnette
Paolo Duarte pour la compagnie
PunchIsNotDead.
29
Réécoutez l’émission
sur:
viva-interactif.com/1000euros
JEU DES 1000 EUROS
LE BANCO POUR DEUX VILLEURBANNAIS
L’émission culte de France Inter, Le jeu des 1000 euros, enregistrée
au Centre culturel le 9 janvier a remporté un très vif succès et stimulé
l’esprit ludique: plus de 500 personnes ont voulu être de la partie
et ont fait honneur au dynamisme villeurbannais! Nicolas Stoufflet
et Yann Pailleret, duo de cette émission, ont posé les questions dans
une ambiance chaleureuse et réactive… La sélection des candidats
au banco et au super-banco a eu lieu sur place avec pour critères,
la rapidité et la justesse des réponses. Dolorès Gérard et Joseph
Garrido, tous deux Villeurbannais, ont remporté le super banco
en épatant le public par leurs connaissances.
VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012
INSOLITE: UN RECORD
DU MONDE POINTURE 346
Ancien des Apprentis d’Auteuil, Willy
d’Eurveiller détient, à 35 ans,
un curieux record international.
Ce cordonnier est en effet le créateur
de la plus grande chaussure du
monde, homologuée par le Quid.
Six cents heures de travail et trentecinq
mètres carrés de cuir ont été
nécessaires pour réaliser ce godillot
homothétique qui pèse près de
200 kg. Un vaste chantier qui n’a pas
été de tout repos, comme l’explique
Willy d’Eurveiller: «Ça a été un
casse-tête du début à la fin, mais ça
reste surtout une belle aventure!».
Cette œuvre surprenante est exposée
dans sa cordonnerie Achille Talon,
située place Jules-Grandclément.
Un «village» pour les sans-abri
Dans le cadre du Plan froid financé par l’État, la préfecture a
confié à l’association lyonnaise l’Hôtel social le soin d’installer
un "village mobile" destiné à abriter, jusqu’au 31 mars, des
personnes sans domicile fixe. Le site ABB, rue Frédéric-Faÿs,
propriété du Grand Lyon, a été retenu et, après accord du
maire de Villeurbanne, une dizaine de bungalows a été
installée début janvier sur une parcelle de 2 500 m 2 , pour
accueillir 80 personnes seules, couples ou familles (dont certaines
monoparentales).
L’Hôtel social s’occupe de l’accompagnement social, des
repas et de l’animation, en collaboration avec la Cimade,
Classes (école mobile) et Médecins du monde. Cette association
gère, à Lyon, trois centres d’hébergement et de réinsertion
sociale, un accueil de jour, une crèche, un atelier d’insertion
et un service habitat. n
PERSONNES ÂGÉES
NOUVELLE FORMULE
POUR
LE CYCLOPOUSSE
Davantage de confort, de souplesse
et de sécurité… Le cyclopousse
deuxième génération est sur les rails.
En 2012, l’ancien véhicule laissera
place à un nouveau modèle, sur
lesquels se sont penchées de bonnes
fées: douze étudiants en génie
mécanique de l’Insa qui ont mis
au point les changements et les
améliorations, proposés après une
étude de satisfaction réalisée auprès
des usagers (350 à ce jour). Lancé
en 2007 par la Ville et Arefo
(Association de résidences avec
services et de foyers), ce service de
déplacement, tricycle écologique et
silencieux, s’adresse aux personnes
âgées et permet de les accompagner,
en douceur, dans leurs déplacements
de proximité.
9
en vue
2012:
Un budget maîtrisé
et solidaire
Le
14 décembre dernier, le conseil municipal
votait le budget 2012 : 170 millions d’euros
et des choix qui s’inscrivent dans la continuité
de ces dernières années, malgré un contexte
économique difficile.
LA RÉSIDENCE JEAN-JAURÈS
REFAITE À NEUF
À l’initiative de la Ville et de Villeurbanne est habitat,
la réhabilitation de la résidence de personnes
âgées Jean-Jaurès débutera au premier trimestre.
Au programme: travaux de confort et rénovation
des logements (dont la capacité d’accueil est
de 94 personnes), mise en conformité des normes
de sécurité, réhabilitation énergétique et amélioration
des espaces extérieurs. Le coût s’élève
à 5,8 millions d’euros avec une participation
de la Ville de 3,44 millions. Des travaux de mises
aux normes commenceront fin 2012 à la résidence
Vincenot et une étude pour la rénovation
de celle de Château-Gaillard sera lancée.
14
DE GRANDS TRAVAUX
DANS LES ÉCOLES
9,4 millions sont affectés à la restructuration et
l’extension des écoles, maternelles et élémentaires.
Tandis que la restructuration du groupe scolaire
Château-Gaillard se termine, des études seront
financées pour l’extension des groupes scolaires
Jules-Guesde et Berthelot. Divers travaux
d’aménagement et de réfection sont prévus dans
l’ensemble des écoles, dont le traitement thermique
des façades à Édouard-Herriot et Jean-Zay.
DES PLACES
SUPPLÉMENTAIRES
POUR LA PETITE ENFANCE
Le secteur de la petite enfance
s’affiche dans les priorités. La Ville
soutient des initiatives locales qui
permettront la création de 52 places
en multi-accueil supplémentaires
(ouverture d’une crèche parentale,
d’une crèche associative et d’une
crèche accueillant des enfants
porteurs de handicap).
VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012
guide
ZOOM SUR
Et la qualité
architecturale
dans tout ça ?
Au-delà du règlement et du zonage
déterminé par le plan local
d’urbanisme, Villeurbanne porte une
attention particulière à la notion
de qualité architecturale. Qu’il s’agisse
de bâtir un lotissement ou d’agrandir
un pavillon, l’objectif est le même :
veiller à ce que ce nouvel élément
s’inscrive harmonieusement dans son
environnement. « Pour cela, l’idéal est
d’anticiper avant l’étape du permis
de construire, explique Pascale Tridon,
chargée de mission Qualité
architecturale à la direction du
Développement urbain. Lorsque l’on a
un projet, se renseigner a priori auprès
de la mairie permet de vérifier que les
travaux n’entrent pas en contradiction
avec la dynamique
de la ville. Et, le cas échéant, d’ouvrir
le dialogue entre le particulier ou le
promoteur, la Ville, le Grand Lyon et
l’architecte. Le tout afin d’élaborer un
projet qui tient compte de l’esprit des
lieux et du paysage existant ». Et ainsi,
de contribuer à valoriser l’espace
public, le patrimoine et la qualité
urbaine de Villeurbanne. n
TRAVAUX
Tout savoir
sur le permis de construire
Extension d’une maison, construction
d’une véranda, ravalement de façade…
Dois-je ou non déposer un permis
de construire ? Quelle est la marche
à suivre ? Suivez le guide.
Être propriétaire de son logement
ne signifie pas que l’on peut
transformer son habitation à
loisir. En France, au-delà d’un certain
seuil, les travaux nécessitent un permis
de construire. Cet acte administratif
délivré par la mairie sert à vérifier que
votre projet de construction respecte
les règles d’urbanisme en vigueur.
Un permis de construire est obligatoire
lorsque les travaux créent une surface
hors œuvre brute (SHOB) de plus de
40m 2 ; portent sur un immeuble inscrit
au titre des monuments historiques
ou situé dans un secteur sauvegardé ;
modifient la structure porteuse ou la
façade du bâtiment tout en s’accompagnant
d’un changement de destination
(transformation d’un local commercial
en habitation par exemple).
Comment l’obtenir ?
Première étape : télécharger ou retirer
à la mairie le formulaire de demande
de permis de construire. Une fois le
dossier constitué, il doit être déposé à
la Direction de l’urbanisme (1 er étage).
Les instructeurs des permis de
construire ont alors trois mois pour
l’examiner. En cas d’avis favorable, le
maire délivre le permis de construire
qui est envoyé par lettre recommandée.
En cas de refus, vous pouvez demander
une révision de la décision. Enfin, en
l’absence de réponse au-delà des trois
mois de l’instruction, l’accord est
considéré tacite. Une fois le permis
obtenu, il doit être affiché sur le
terrain et à la mairie : un tiers peut, en
effet, encore déposer un recours
contre les travaux pendant deux mois.
Passé ce délai, vous pouvez lancer
votre chantier.
La Ville est là pour vous assister dans vos
démarches : l’accueil de la direction du
Développement urbain délivre de
nombreux renseignements et les deux
instructeurs des permis de construire
reçoivent le lundi après-midi et le
mercredi matin. Ils pourront vous
conseiller et vous aider à faire évoluer
votre projet. n
Télécharger une demande de
permis de construire
www.mairie-villeurbanne.fr/
mvav_au_quotidien_travaux_
agrandissements_autorisations_
urbanismes.html
VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012 33
quartiers libres
Saint-Jean
Le stade
Marie-Thérèse-Eyquem
« C’est vraiment un très bon stade, qui est juste à
côté du centre social. La piste avait été refaite il y
a quelques années, et aujourd’hui il y a beaucoup
de compétitions et d’activités pour les enfants et
les jeunes. »
Construit en 1979, le stade Marie-Thérèse-
Eyquem est le terrain d‘entraînement de l’Asvel
et du club athlétique des Maisons- Neuves. Les
huit pistes d’athlétisme accueillent également
de nombreux petits Villeurbannais de l’Union
sportive de l’enseignement du premier degré
(USEP). n
C’est vraiment
le lieu
de rendez-vous
du quartier
Star Pizza Burger
« C’était un petit bistrot avant. Il y a deux ans l’affaire a été reprise mais c’est resté un lieu de
rendez-vous, où les habitants viennent prendre un café et discuter. »
Salim Ghezal vient déjeuner dans ce petit snack de la rue Saint-Jean, dans le centre commercial du
quartier qui réunit la pharmacie et le bureau de tabac.
Pizza, tacos et salades, sur place ou à emporter, le Star Pizza Burger emploie trois personnes, sous la
férule de Mohamed Aitjeddi. À 39 ans, ce Villeurbannais s’est lancé dans l’aventure en 2009: «Je crois
que nous sommes le seul snack ouvert toute la semaine et le restaurant fonctionne bien. Nous
avons beaucoup de familles et de jeunes qui viennent déjeuner». n
Par Salim Ghezal
À 51 ans, ce sympathique habitant de l’allée
du Mens à Saint-Jean connaît chaque recoin
de son quartier. Villeurbannais depuis plus de
trente ans, il a été témoin des nombreuses
transformations de sa ville. «Quand nous
sommes arrivés, c’était la campagne ici.
Aujourd’hui malgré les tours, Saint-Jean reste
un village où tout le monde se connaît».
Et il est vrai que cet habitué du centre social,
connaît mille petites histoires de son quartier.
Des anecdotes que ce Villeurbannais, attaché
à son quartier, nous fait partager. n
Nadège Vacheron,
la bonne fée
du centre social
« Je viens souvent ici, pour le pôle formation
et emploi ou simplement pour dire bonjour
à Nadège que je connais depuis des années.
En fait c’est vraiment le lieu de rendez-vous
du quartier, un endroit très convivial. »
Secrétaire d’accueil depuis onze ans, Nadège
Vacheron est l’un des rayons de soleil du
Centre Social Saint-Jean. «Depuis tout ce
temps je connais bien les adhérents. Les adolescents
que j’accueillais il y a une dizaine
d’années ont grandi, et c’est maintenant
leurs enfants qui viennent au centre»,
s‘amuse-t-elle.
Ateliers lectures, halte-garderie ou sorties
culturelles, la vie du quartier est rythmée par
les activités du centre, où les générations se
mélangent. «Disons que nous accueillons
tout le monde, des plus petits aux plus
grands!» n
Rens.: centre-animation-saint-jean.com
12 VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012
VACANCES D’HIVER
À LA PISCINE
La piscine des Gratte-ciel aménage son
jardin aquatique, le mardi 21 et le jeudi
23 février, de 9 h 30 à 11 h 30. Cet
espace ludique accueille les enfants
jusqu’à 8 ans, accompagnés d’un
adulte (entrée de la piscine + tarif
famille 2 euros). Du lundi au vendredi,
de 11 à 12 heures, les enfants de 7
à 11 ans peuvent participer à un stage
de perfectionnement (à condition de
savoir nager 15 mètres), à la piscine
Boulloche. La semaine précédente, du
13 au 17 février, des cours d’aquagym,
aquajogging et aquadouce pour adultes
auront lieu, toujours à la piscine
Boulloche.
Rens. : Centre nautique Étienne-
Gagnaire – tél. : 04 72 37 72 02.
Au théâtre ce soir
Le Conseil de quartier Cusset-
Bonnevay propose
aux Villeurbannais d’assister
aux représentations des deux pièces
de Strindberg, mises en scène par
Christian Schiaretti, Mademoiselle
Julie et Créanciers, samedi 10 mars
à 17 h 30. Le tarif est de 22 euros
pour les deux spectacles, cette offre
étant valable dans la limite des
places disponibles.
À noter : la possibilité de découvrir
la brasserie du théâtre en y dînant à
l’issue de la représentation.
Renseignements et inscriptions :
Jean Vidal – tél. : 04 72 37 73 87 –
06 87 08 70 43 –
jean.michele.vidal@orange.fr
ANNIVERSAIRE
Préparez le Karnaval
� Atelier du 20 février au 2 mars
Le Karnaval humanitaire, qui fêtera ses vingt ans en mars,
se prépare. Un atelier de construction d’une marionnette
géante aura lieu du 20 février au 2 mars (du lundi au
vendredi de 9 à 18 heures), dans les ateliers Frappaz (14-16 rue du
Docteur-Frappaz). Tous les Villeurbannais qui souhaitent
s’impliquer dans ce projet sont les bienvenus ! n
Rens. : Eve Ragon : 06 28 35 97 84 – eve.ragon�gmail.com ou Romain
Chastel 06 88 34 52 31 - romain.chastel�gmail.com
COMMÉMORATION DE LA RAFLE
DU 1 ER MARS 1943
La Ville rendra hommage aux victimes de la rafle du 1 er mars 1943,
dimanche 4 mars. A 10 h 15, un rassemblement sera suivi d’un dépôt de
gerbes, devant la plaque commémorative à l’angle de la rue du 1 er -mars-
1943 et du cours Tolstoï. À10 h 30, auront lieu la cérémonie du souvenir
et les allocutions, devant le monument des déportés, 4 rue Léon-Blum.
LE CHAT PERCHÉ
CHERCHE
SES PETITS
La crèche parentale
Le Chat perché fêtera
ses trente ans samedi
24 mars.
Les responsables sont
à la recherche de tous
ceux, familles et
professionnels,
qui sont passés par
cet équipement, installé
depuis peu dans
de nouveaux locaux,
3 rue Emile-Bouvier,
aux Buers.
Le projet : réaliser un
diaporama sur la base
des témoignages
récoltés et inviter les
anciens à l’anniversaire.
Contact :
inauguration�
creche-chat-perche.fr
ou Morgane Cherqui –
tél. : 06 83 48 66 41.
LE RIZE
APPEL À PARTICIPATION
Le Rize apporte sa pierre au récent jumelage organisé entre Villeurbanne
et El Eulma, ville algérienne, et pose la question: au-delà des implications
économiques ou politiques, que représente ce projet pour les habitants
des deux villes? L’équipement culturel a fait appel au photographe
François Diot, qui a réalisé vingt portraits d’habitants d’El Eulma. La même
démarche sera menée auprès de Villeurbannais nés le même jour et
toutes les photos seront exposées sur les grilles du Rize, à partir du
15 mars. Les Villeurbannais (ou leurs enfants), nés les jours suivants et
désireux de participer au projet Jumelages, sont invités à se faire
connaître: 4 novembre 1955, 20 janvier 1967, 22 août 1967,
23 décembre 1969, 18 mars 1972, 11 juin 1972, 29 juillet 1975, 12 avril
1982, 7 décembre 1985, 7 novembre 1986, 12 novembre 1988,
17 février 1991, 27 mai 1991, 19 novembre 1994, 10 juillet 1997,
28 mars 1998, 28 février 2004, 13 juin 2009.
Rens. : le Rize – tél. : 04 37 57 17 17 – lerize�mairie-villeurbanne.fr
LA VILLE RECRUTE
DES SAISONNIERS
Les services municipaux du Sport, de la
Jeunesse et de la Vie associative vont
recruter des animateurs saisonniers pour
les animations de juillet et août. Les
annonces seront en ligne mi-février sur le
site de la Ville (www.vivainteractif.com/
animateurs). Les
candidatures (lettre de motivation et CV)
devront être adressées, avant le 25 mars,
à Monsieur le maire – Direction des
ressources humaines – hôtel de ville –
place Lazare-Goujon – 69601
Villeurbanne cedex.
MUSIQUE
Le traditionnel concert
autour de l'orgue, offert
par la Ville aux personnes
âgées, aura lieu mercredi 22
février à 14 h 30, dans
les salons de l'hôtel de ville.
Le tenor, Marco Balsamo,
accompagné de l'organiste,
Frédéric Lamantia,
interprétera des chansons
de Georges Brassens et
plusieurs "tubes" de variété
française. Un goûter
sera servi à l'issue de la
représentation.
L'entrée est libre.
VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012 37
agenda
AGENDA
Vendredi 3 février
Atelier d’éducation canine organisé
par les conseils de quartier, à partir de
18 h 30.
Parc Chanteur, angle rue
Colin/Pressensé
Samedi 4 et dimanche 5 février
Top 12 européen de tennis de table.
Compétition entre les 12 meilleurs
pongistes du moment.
Astroballe
Vendredi10 février
Balade canine organisée par les
conseils de quartier, à partir de 18 h.
Place Lazare-Goujon
Du 22 février au 18 mars
43 e salon des artistes villeurbannais,
du mardi au samedi de 14 à 19 h
(dimanche 18 h).
CCVA, 234 cours Émile-Zola
Vendredi 24 février
Echange sur le cadre de vie des
habitants Charpennes-Tonkin avec le
conseil de quartier Charpennes-
Tonkin, à partir de 10 h.
Stand place Wilson
Samedi 25 février
Rencontre avec le conseil de quartier
Cusset-Bonnevay. Pour discuter,
écouter vos propositions et relayer
auprès de la Ville et du Grand Lyon.
De 9 h à 11 h 30.
Maison Jean-Pierre-Audouard,
256 rue du 4-août-1789
Mardi 28 février
Projection de Déconcertation, fiction
documentée de Grand Ensemble, à
19 h – entrée libre.
CCO, 39 rue Georges-Courteline
Vendredi 2 et samedi 3 mars
Salon Studyrama de l’orientation et de
la poursuite d’études pour les lycéens
et les étudiants.
Espace Double mixte – campus de la
Doua
LES ACTUALITÉS DE LA VILLE WWW.VIVA-INTERACTIF.COM
APPEL À BÉNÉVOLES
Le festival Théât’Réalités (24 et 25 mars
prochain) est à la recherche de bénévoles
pour aider à l’organisation du festival :
accueillir le public et les artistes, participer
au montage/démontage, au catering…
Renseignement : Pauline Bance /
actionculturelle2�cco-villeurbanne.org /
04 37 48 88 15.
© DR
BIENNALE DE LA DANSE
Le défilé pas à pas
Dimanche 9 septembre, le défilé de la Biennale
de la danse s’élancera dans les rues de Lyon. L’heure
des préparatifs a sonné et l’édition villeurbannaise
se met en ordre de marche. Rendez-vous
jeudi 9 février, pour la soirée de lancement.
1 blog
http//
defilevilleurbanne2012.
wordpress.com
200
participants attendus
7 ateliers
danse contemporaine,
hip hop, échasses,
cirque, couture,
construction des huit
chars, figurants et tireurs
de chars (à partir du
mois de mai).
Avis aux volontaires: le défilé
villeurbannais se prépare dès
ce mois-ci et plus de deux
cents participants sont invités à lui
donner vie. Jeudi 9 février, à partir
de 19 heures, les Villeurbannais
pourront découvrir le projet imaginé
par le chorégraphe Jean-Claude
Carles, faire connaissance avec
l’équipe artistique, se renseigner
sur les ateliers proposés : danse
contemporaine et hip hop,
échasses, cirque, couture… Ils
commencent à la fin du mois, au
rythme d’une fois par semaine.
« C’est une belle aventure humaine
dans laquelle chacun peut trouver
sa place, indique Viriginie Lachaud,
chargée de la coordination à la
MJC, qui chapeaute l’organisation
de l’édition 2012. Pas besoin de savoir
danser, coudre ou bricoler, tout
s’apprendra au fur et à mesure au
cours des ateliers et des répétitions.
Les débutants sont les bienvenus. »
Pour s’inscrire, il suffit d’avoir plus de
10 ans et de s’engager sur la durée,
d’autant que cette année la création
est particulièrement ambitieuse,
prévoyant notamment la construction
de huit chars ! C’est le thème
du cirque qui guidera les pas du
défilé, baptisé Barnum parad. Un
cirque futuriste où d’étranges
créatures, génétiquement modifiées
et clonées, remplacent les animaux
et qui pose la question de l’avenir
de notre planète…n
Soirée de lancement: jeudi 9 février
à partir de 19 heures – MJC 46,
cours Damidot – tél.: 0478848483
(entrée libre).
LES ONZE ANS DE JOSÉPHINE-BAKER
Depuis onze ans, l’espace d’animation parents-enfants
Joséphine-Baker remplit avec bienveillance ses missions de
lieu d’écoute, de soutien et de rencontres pour les parents
et de terrain de jeux pour les enfants de 0 à 6 ans. Ceux
qui ne connaîtraient pas cet équipement municipal peuvent
profiter de l’anniversaire fêté mercredi 8 et jeudi 9 février
pour franchir le pas: le mercredi est une journée portes
ouvertes, le jeudi, de 9 à 11 heures, un petit-déjeuner
réunira parents et professionnels sur le thème de la petite
enfance et, à 14 heures, un débat animé par Rhida Ferjani,
psychologue, se penchera sur la question des lieux d’accueil
enfants-parents, «Pour qui, pourquoi?».
Espace Joséphine-Baker – 20 allée des Cèdres – Tél.:
0472150245.
36
VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012
c durable
© Bernard Lopez
NOUVELLE CAMPAGNE
Simplifions-nous le tri
Si vous aussi
vous agissez
«durable»,
en consommant
bio ou équitable,
en évitant
les produits
nocifs pour
l’environnement,
écrivez-nous!
viva.magazine@
mairie-villeurbanne.fr
Réagissez et partagez
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viva-interactif.com
Du nouveau dans les poubelles vertes à Villeurbanne!
À partir du 1 er mars, tous les emballages plastiques pourront
être mis dans les bacs du tri:
pots, barquettes, sachets rejoindront les flacons et bouteilles.
Pourquoi et comment? 5 questions, 5 réponses.
1. Ce qui change
Poubelle verte ou poubelle grise ?
À partir du 1 er mars, il ne sera plus
nécessaire de se creuser la tête
devant son pot de yaourt. Tous les
emballages plastiques iront – en
vrac – dans le conteneur du tri :
non seulement les flacons et
bouteilles, comme c’est le cas
depuis près de 20 ans, mais aussi
les sacs des courses, les films
plastiques (par exemple les sacs de
produits surgelés), les barquettes
(de fruits, de légumes), et les pots
(crème, yaourt). Les jouets, la
vaisselle jetable, bref, tout ce qui
n’est pas un emballage plastique
devra continuer à être jeté dans la
poubelle grise.
2. Pourquoi à
Villeurbanne ?
Cette simplification du tri est une
opération pilote, menée au niveau
national dans environ 80 communes,
qui concernera 4 à 5 millions de
Français. Le Grand Lyon a proposé
sa candidature aux côtés de
Villeurbanne, seule ville de l’agglomération
participant à cette
expérience, choisie pour sa taille
(10 % de la population du Grand
Lyon) et « sa vaste typologie de
logements: de l’habitat collectif aux
quartiers pavillonnaires», explique
Isabelle Nehlig, de la direction de la
Propreté du Grand Lyon.
3. À quoi ça sert ?
L’objectif est de presque doubler le
taux de recyclage des emballages
en plastique (40 % contre 22,5 %
aujourd’hui), afin de moins
polluer, moins consommer
d’énergie et de matière première.
« Les études préalables ont montré
l’intérêt de recycler l’ensemble des
emballages plastique et pas
seulement les flacons et bouteilles.
Mais cette mesure est compliquée à
mettre en œuvre. L’expérimentation
grandeur nature va permettre de
mesurer concrètement les conditions
et le coût de ce changement: comment
réorganiser la collecte? informer les
habitants ? quels seront réellement
les volumes collectés ? comment les
centres de tri vont-ils devoir s’adapter?
y aura-t-il suffisamment de
matière pour que les filières de
recyclage soient viables ? », résume
Thomas Flusin, d’Eco-emballages
Centre-Est. Un bilan de l’expérience
aura lieu mi-2013, pour une
éventuelle extension à toute la
France.
4. Où vont aller
ces emballages ?
Les poubelles vertes de Villeurbanne
vont être acheminées au
centre de tri Digital à Rillieuxla-Pape,
où elles seront traitées
séparément des déchets du Grand
Lyon : leur contenu sera stocké,
pesé et échantillonné pour en
connaître la composition, puis trié
à part. «Nous allons mettre en place
une ligne spéciale pour les déchets
villeurbannais, avec de nouveaux
paramétrages pour les trieurs
optiques et l’embauche d’une
personne supplémentaire », affirme
Christian Desportes, le directeur
du centre de tri. Eco-emballages
anticipe une augmentation de 190
tonnes d’emballages plastiques
34 VIVA MAGAZINE • N°252• février 2012
Tous les mois
retrouvez le magazine de TLM
12 minutes
de reportages,
portraits et actualités
Tout images
diffusés pendant
une semaine
PROCHAINE ÉMISSION,
LUNDI 13 FÉVRIER À 17 H 15, PUIS :
MARDI 14 – 20 H 45
MERCREDI 15 – 13 H 45
JEUDI 16 – MINUIT ET 13 H 45
VENDREDI 17 – 8 H 45 ET 19 H 45
SAMEDI 18 – 11 H 45
DIMANCHE 19 – 15 H ET 18 H
sur TLM (canal 20 de la TNT)
puis sur viva.interactif.com/tlm
l’essentiel
LES TALENTS DU VÉLO 2011
CENTRE SOCIAL DE CUSSET
Pédaler vers l’autonomie
Pour que les problèmes de mobilité
ne soient pas un frein à la recherche
d’emploi, le centre social de Cusset a mis
en place une vélo-école destinée aux demandeurs
d’emploi. Une initiative
récompensée le 7 octobre dernier par
le prix Talents du vélo 2011.
Bineta, 36 ans, et Seda, 61 ans, filent sur
leurs bicyclettes dans le parc de la
Commune-de-Paris, attenant au centre
social de Cusset. Et pourtant, il y a quelques
mois, elles ne savaient pas faire de vélo. Grâce à
l’action «Ça marche, ça roule» du centre social, ces
deux demandeuses d’emploi ont gagné en indépendance
et surtout retrouvé confiance en elles.
Apprendre le vélo à l’âge adulte ne s’improvise
pas mais peut changer beaucoup de choses. En
partenariat avec Pignon sur Rue, association de
promotion du cyclisme, l’équipe insertion du
centre social crée en 2006 une vélo-école pour
les personnes bénéficiant du Plan local pour
l’insertion et l’emploi (PLIE).
Grâce au financement conjoint de la ville de
Villeurbanne, de l’État et du Fonds social européen
(FSE), une flottille de huit vélos est alors
achetée par le Centre social. Au rythme de deux
sessions par an, seize demandeurs d’emplois
sont formés chaque année.
Parmi les participants, une écrasante majorité
de femmes, qui, pour diverses raisons, ont été
privées de cet apprentissage dans leur pays
d’origine. « Cette action participe à la réduction
des inégalités sociales, explique Sylvie Genin,
conseillère en Insertion professionnelle au
centre social. « Elle offre une vraie liberté à ces
femmes : certaines pleurent de joie quand elles
trouvent leur équilibre. Elles ont l’impression de
revivre. »
À présent, Bineta et Seda peuvent affronter leur
avenir avec plus de sérénité. « Maintenant,
je peux rentrer seule du travail le soir », explique
Seda. Et Bineta de partager le même constat :
« Je voudrais monter une boutique de produits
africains à Villeurbanne et ça va me faciliter les
choses. » n
Le concours des Talents du Vélo
est une initiative du Club des villes et
territoires cyclables dont la première
édition s’est tenue le 7 octobre 2011
à Dijon. Il récompense des initiatives
sociales qui contribuent au développement
de l’usage du vélo, en
collaboration avec l’association
des maires «Villes et Banlieues
de France» et le Conseil national
des professions du cycle.
Pour cette première édition,
cinquante-six candidats ont concouru
dans cinq catégories: pédagogie,
entrepreneuriat, solidarité,
communication et étudiant.
Les projets primés ont en commun
de lier promotion du vélo et enjeux
sociétaux: insertion sociale, lutte
contre l’obésité, préservation
de l’environnement et qualité
de la vie collective.
EN BREF
Tout images
PROCHAINE ÉMISSION,
LUNDI 13 FÉVRIER À 17 H 15,
PUIS :
MARDI 14 – 20 H 45
MERCREDI 15 – 13 H 45
JEUDI 16 – MINUIT ET 13 H 45
VENDREDI 17 – 8 H 45 ET 19 H 45
SAMEDI 18 – 11 H 45
DIMANCHE 19 – 15 H ET 18 H
Tous les mois
retrouvez le magazine de TLM
12 minutes
de reportages,
portraits et actualités
diffusés pendant une semaine
sur TLM (canal 20 24 de la TNT)
puis sur viva.interactif.com/tlm
TNT 20 24
Numericable 95 96
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TV d’Orange 214
Bbox 438
Dartybox 254
Alicebox 350.
FERRANDIÈRE/
MAISONS-NEUVES
Un guide pour vivre
ensemble
Les membres du conseil de quartier
Ferrandière/Maisons-Neuves
ont imaginé et rédigé un guide
sur leur quartier, disponible
gratuitement auprès du service
municipal Démocratie locale, à la
mairie (1 er étage) ainsi qu’au centre
social: 51, rue Lafontaine, et au Rize:
23-25 rue Valentin-Haüy.
Édité à 3000 exemplaires, ce guide
est une mine d’adresses utiles.
La Zone d’aménagement concerté
des Maisons-Neuves, le terrain du
Rectorat, le nouveau parc prévu sur
l’ancienne propriété du Docteur
Pierre-Fleury-Papillon sont
notamment évoqués.
Rens.: 0478036979.
10 VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012
Gratte-ciel/Dedieu/
Charmettes
Par Anne-Laure
Valabrègue
Trente-cinq ans, de l’énergie à revendre et une
véritable passion pour Villeurbanne!
Anne-Laure Valabrègue, commerciale et jeune
maman, adore son quartier.
Après de longues études de mathématiques
à la Doua, elle a eu le coup de foudre pour la
ville. « Je vis ici depuis environ neuf ans mais en
fait, je ne compte plus : je suis Villeurbannaise !
J’ai travaillé en Allemagne, à Paris et à Lyon
mais je voulais vivre ici.»
Cette ancienne bourguignonne vit à deux pas
du parc Chanteur: « Au moment des
Arboressences, les petits des écoles ont planté
des arbres, c’était génial de les voir faire». Elle
nous entraîne dans une visite colorée et
gourmande.n
LA BOUCHERIE DES DEUX COURS
«J’adore venir ici pour le boudin et le cervelas. C’est vraiment le genre de petite
boucherie où l’on a envie de tout acheter!»
À l’angle des cours de la République et Émile-Zola, cette maison reprise en
2009 par René Perez, boucher à la retraite, a fait des paupiettes sa spécialité.
« Nous faisons aussi le roulé de veau italien, farci de mozzarella et de
trompettes-de-la-mort», explique le patron. Au menu également: du bœuf
à toutes les sauces, de la cervelle d’agneau et une débauche de cochonnailles.
Le tout servi avec humour et gourmandise par la petite équipe de
cette boucherie à deux pas du métro République. n
Tout le monde
s’y retrouve !
LA PLACE LAZARE-GOUJON
«C’est vraiment mon lieu préféré à Villeurbanne, surtout de nuit, avec les lumières
du 8 décembre et de Noël. Je trouve que la rénovation de la place est une vraie
réussite, elle est devenue bien plus pratique pour les poussettes. Avec les fontaines,
qui plaisent beaucoup aux enfants, je la trouve plus jolie qu’avant.
C’est une place où tout le monde se retrouve. D’ailleurs, il existe une association
d’habitants du quartier qui s’appelle les Amis des bassins et qui organise des balades
qui partent de la place. Je trouve que c’est une idée très intéressante, et puis ça
permet aux gens de se rencontrer, de redécouvrir leur ville ensemble…» n
MARIETTE WILSON, MA CHEF DE CHŒUR
«Depuis l’âge de quatre ans j’ai toujours participé à des chorales.
J’ai d’ailleurs chanté avec l’ENM, dans le groupe Juba de Gilles
Pauget. Puis j’ai rencontré Mariette, qui m’a fait découvrir une
forme de yoga basée sur la respiration. Ça m’a changé la vie!».
Mariette Wilson, chef de chœur indépendante depuis quatre
ans, est une jeune femme aussi enthousiaste que dynamique.
Menant de front sa chorale, l’enseignement du yoga et son
travail de jeune maman, elle n’en continue pas moins à élaborer
de nouveaux projets.
«Avec mon mari, qui est percussionniste, nous souhaiterions
ouvrir une école qui combinerait l’enseignement de la musique
et du yoga à Villeurbanne».n
13
VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012
ÇA SE PASSE ÀL’ESPACE INFO
LE PLEIN D’INFOS!
L’Espace Info est ouvert
du lundi au vendredi
de 9h45 à 13h et de 14h à 18h.
3, avenue Aristide-Briand.
Du 1 er au 7 février: Coup de
projecteur sur le festival Ciné au Clock.
Du 30 janvier au 10 février au rezde-chaussée
: exposition photos
autour d'Amphitryon d'Heinrich Von
Kleist d'après Molière par la compagnie
Françoise Maimone, au théâtre de
l'Astrée.
Du 13 au 24 au rez-de-chaussée :
Exposition photos Le caméléon se
dévoile. En partenariat avec IREP Scène
Théâtre.
Du 13 au 19 : en collaboration avec
l'ENM la traversée du Blues.
Tarif réduit aux 20 premières personnes
se présentant à l'Espace Info.
Du 27 février au 9 mars au rez-dechaussée
: exposition photo
L'aboutissement du forage à Dire Dawa
avec l'association France Éthiopie
Corne de l'Afrique.
RENSEIGNEMENTS AU 0472658090
La prochaine séance du Conseil municipal
aura lieu lundi 27 février
à 18 heures.
Horaires de l’hôtel de ville:
du lundi au vendredi de 8h30
à 12h30 et de 13h30 à 17h.
Tél.: 0478036767
Horaires de l’état civil:
(élections, CNI, passeports,
attestations d’accueil et état civil):
• Lundi, mardi et vendredi de 8h30 à 17h.
• mercredi de 8h30 à 19h.
• jeudi de 10h30 à 17h.
Le service est fermé le samedi matin.
Bibliobus
LES BROSSES
École Jules-Guesde:
bibliobus jeunesse, tous les jeudis
de 16h15 à 17h, sauf les 16 et 23
février (vacances scolaires)
Place de la Paix:
bibliobus jeunesse tous les mercredis
de 15 h à 16h; bibliodiscobus adultes
vendredi 3 et 17 février
de 17h30 à 18h30.
La Poudrette
(162 rue de la Poudrette)
bibliodiscobus adultes et bibliobus
jeunesse samedi 11 et 25 février
de 10h à 11h.
Résidence Saint-André
(allée des Cèdres)
bibliodiscobus adultes et bibliobus
jeunesse, tous les samedis
de 11h15 à 12h15.
LES BUERS
Rue du 8-mai-1945
(au niveau du n° 37)
bibliodiscobus adultes,
tous les mardis de 17h30 à 18h30,
bibliobus jeunesse mercredis 7
et 14 décembre et tous les mercredis
de 16h15 à 17h30.
CROIX-LUIZET
Place Croix-Luizet,
bibliodiscobus adultes,
tous les mardis de 16h à 17h15.
CUSSET
Cité Jacques-Monod
(22 rue Victor-Basch)
bibliobus jeunesse, mercredi 15
et 29 février de 11h15 à 12h30 ;
bibliodiscobus adultes vendredi 10
et 24 février de 17h30 à 18h30
GRATTE-CIEL/CHARMETTES
Avenue Aristide-Briand
(devant la mairie)
bibliodiscobus adultes,
tous les vendredis de janvier
de 15h à 17h.
SAINT-JEAN
Centre commercial
(rue Saint-Jean)
bibliobus jeunesse tous les jeudis
de janvier de 17h30 à 18h30
et de 15h à 16h les 16 et 23 février
(vacances scolaires),
et bibliodiscobus adultes et bibliobus
jeunesse, samedi 4 et 18 février
de 10h à 11h.
Cité Vert-Buisson (rue du Marais)
mercredi 8 et 22 février
de 10h à 11h.
INFORMATIONS PRATIQUES
Pharmacies
Le syndicat des pharmaciens
nous informe que désormais
pour connaître la pharmacie
de garde, vous devez composer
le n° 3237 sur votre téléphone
(0,34cts la minute depuis un poste
fixe) ou sur www.3237.fr.
Le pharmacien de garde
est également indiqué sur la porte
des pharmacies.
Collecte de sang:
Mardi 7 février 2012
de 8h30 à 12h
et de 15h à 18h30
au Centre culturel et de la vie
associative, 234 cours Émile-Zola.
Déchèteries
Horaires du 1 er octobre au 31 mars
Du lundi au vendredi:
9h-12h et 14h-17h.
Le samedi: 9h-17h.
Dimanche 9h-12h.
Fermeture jours fériés.
POUR VILLEURBANNE NORD
50 rue Alfred-Brinon,
Tél.: 0478845609
Fermée le dimanche.
Marchés
Place de Croix-Luizet
jeudi, samedi matin.
Place Victor-Balland
mercredi, samedi matin.
Place Grandclément
mardi, jeudi et dimanche matin.
Avenue Saint-Exupéry
mercredi, samedi matin.
Place Wilson
mercredi, vendredi et dimanche matin
de 8 heures à 13 heures.
Avenue Rossellini
lundi de 15 heures à 19h30
Place Chanoine-Boursier
mardi, jeudi et samedi matin.
Rue Pierre-Joseph-Proudhon
vendredi matin.
Place de la Paix
vendredi matin.
Marché aux puces
Jeudi, samedi et dimanche matin
COP-SARL, 1 rue du Canal
Tél.: 0472046565.
Permanences
Avocat-conseil:
Permanence gratuite:
à la Maison Berty-Albrecht,
14 place Jules-Grandclément,
le samedi de 10h à 11h30,
sur rendez-vous.
Tél.: 0478547818.
Permanence d’avocats
à la Maison de Justice et du Droit,
52 rue Racine, Tél.: 0478854240.
Maison de justice et du droit:
L’Espace 30 accueille des
permanences de la Maison de justice
et du droit, le deuxième et quatrième
jeudi de chaque mois,
de 14 heures à 16 h 30 (jusqu’en juin).
L’objectif : faciliter l’accès au droit
pour tous, écouter, informer, orienter
et régler à l’amiable les petits litiges
dans tous les domaines.
L’Espace 30 – 30 rue Saint-Jean.
sur rendez-vous : 04 78 80 29 82.
Aide à la création d’entreprise:
L’association Adam cré’acteurs assure
désormais une permanence à la
Maison des services publics
Charpennes-Tonkin, les deuxième et
quatrième mercredi de chaque mois,
de 13 h 30 à 16 h 30 (sans rendezvous).
L’objectif : renseigner sur les
premières démarches les personnes
qui souhaitent créer une activité
professionnelle.
MSP Charpennes-Tonkin : 4 allée
Henri-Georges-Clouzot (dalle des
Samouraïs) – tél. : 04 78 17 20 45.
LES BOULANGERIES
OÙ TROUVER VIVA
Boulangerie Pacard
263 cours Émile-Zola
Boulangerie Liaudet
25 rue Pierre-Baratin
Maison Bettant
2 avenue Salvador-Allende
Boulangerie Plantier`
La maison de la Bugne
40 rue Michel-Servet
Boulangerie Perrin
62 cours Émile-Zola
Boulangerie Bedhiafi
47 rue Fontanières
Boulangerie Dias
55 cours Émile-Zola
Boulangerie Foray
39 rue Octavie
Boulangerie Barbier-Dubois
99 rue Léon-Blum
Viva Magazine
place Lazare-Goujon,
69100 Villeurbanne
Tél.: 0478036733
viva.magazine�mairievilleurbanne.fr
www.viva-interactif.com
Directeur de la publication:
Jean-Paul Bret.
Rédactrice en chef:
Marie Caballero.
Rédactrice en chef adjointe:
Marianne Gastaldi.
Rédaction:
Nathalie Duran,
Marianne Gastaldi, Laurence
Salignat.
Ont collaboré à ce numéro:
Djamel Brooks, Marie-Hélène
Towhil, Sandrine Boucher.
Photographies: Gilles Michallet
(sauf mention).
Dessin: Franz Gauvinière.
Montage: Marjolaine Parize.
Conception graphique:
miz’enpage.www.miz’enpage.com.
Impression: Leonce Deprez.
Imprimé sur papier 100 % recyclé
Toute reproduction interdite.
N° ISSN: 0994-7124
VIVA MAGAZINE • N°252• février 2012
39
vu
�
?
14/01/2012
Vingt ans après :
la photo mémoire
des Buers
Samedi 14 janvier, des dizaines
d’habitants du quartier des
Buers ont bravé le froid matinal
pour participer à une photo de
groupe peu habituelle. Prise sur
la place du marché des Buers,
cette image fait écho à une photo
réalisée vingt ans auparavant
avec les habitants du quartier.
Ce projet avait été initié à
l’époque par le centre social des
Buers, qui a donc retenté
l’expérience cette année dans le
cadre de la 7 e édition de la
"semaine du vivre ensemble".
À l’appel de la Maison
du citoyen, du collège des Iris,
de la Maison de Croix-Luizet,
du Pimm’s, du CCO
Jean-Pierre-Lachaize et
du Conseil de quartier,
de nombreux habitants se sont
ainsi retrouvés pour participer
à cette grande
« photo mémoire » collective.
20
VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012
AUTOLIB’
L’auto sans contraintes
Autolib’, c’est l’auto en liberté, pour les
citadins qui roulent peu et qui sont
lassés des contraintes habituelles de la
voiture. Ce service, géré par Lyon parc auto, est
de plus en plus utilisé (1 500 conducteurs dans
l’agglomération). Son principe est assez simple:
on s’abonne, on emprunte un véhicule, on le
rapporte à une station Lyon Parc Auto, on paie
en fonction du kilométrage effectué et du temps
passé. Le plan de l’ensemble des stations est
6
l’essentiel
Pas de plein à faire, pas d’entretien,
pas de stationnement: Autolib’ est une
bonne alternative à la voiture personnelle.
On pouvait emprunter un véhicule
Autolib’ en un seul point à Villeurbanne:
dans le parking Hôtel de ville… Depuis
peu, on trouve aussi une station place
Charles-Hernu. Bon à savoir!
disponible sur internet et un simulateur permet
de calculer le coût de son emprunt de véhicule:
une bonne idée pour éviter les surprises.
Plusieurs types de véhicules sont mis à disposition,
selon les besoins des utilisateurs. À Villeurbanne,
on peut emprunter une voiture depuis le
parking Hôtel de ville, rue Michel-Servet, et
depuis Charpennes, où deux petites citadines
sont accessibles directement, au niveau du 25
du cours Émile-Zola. Outre les frais d’inscription
(40 euros + 150 euros encaissés et rendus au
moment de la résiliation), le système Autolib’
prévoit un abonnement mensuel de 12,60 euros,
et une mensualité d’utilisation variable selon
les déplacements effectués dans le mois. n
Rens.: Autolib’: 0472416525.
CHANGEMENT D’ADRESSE
Le Prêt aux collectivités bien installé
Bien connu des professionnels de l’enfance et de l’éducation – un enseignant
sur deux l’utilise –, le Prêt aux collectivités (Pac) vient d’emménager dans
des locaux refaits à neuf par la Ville, rue Emile-Bouvier, dans le quartier
des Buers. Cet équipement clé du réseau municipal de lecture publique,
hébergé depuis 2008 à la Maison du livre, abrite environ 50000 documents
dédiés à la jeunesse (livres, albums, cd, dvd…), destinés notamment aux
crèches, écoles, centres sociaux et aux bibliobus.
« Le nouveau bâtiment est une réussite, s’enthousiasme Rosanna
Nardiello, bibliothécaire et responsable du Pac. Nous avons gagné en
espace, en luminosité et en conditions d’accueil ». Les locaux, ancienne
propriété de la Caisse primaire d’assurance maladie, accueillent également la
crèche parentale Le chat perché. n
EN BREF
LANCEMENT DE CITADEV,
RÉSEAU DES PROFESSIONNELS
VILLEURBANNAIS DE L’INSERTION
Le Cercle d’innovation territorial
des acteurs de l’emploi villeurbannais
(Citadev) a été officiellement lancé
le 8 décembre dernier, avec
le soutien de la direction Insertion
et emploi de la Ville. Fruit d’un long
travail de réflexion sur les mutations
actuelles de l’emploi, le Citadev est
à la fois une plateforme d’échanges
et un outil de communication
destinés aux professionnels
villeurbannais de l’insertion.
Le Citadev rassemble majoritairement
des travailleurs sociaux, formateurs
ou conseillers en insertion
professionnelle. Ce réseau mettra en
place diverses actions à Villeurbanne:
accompagnement et permanences
de proximité mais aussi ateliers
collectifs et actions multimédias.
Rens.: http://citadev.wordpress.com/
RESTAURATION SCOLAIRE:
ANNULER UN REPAS
EN UN CLIC
Un moyen simple et efficace d’annuler
un déjeuner au restaurant scolaire :
le site Internet de la Ville,
www.villeurbanne.fr/annulerepas.
Un accusé de réception est envoyé
aux parents par mail, indiquant que
l’annulation a bien été prise en
compte.
RUE SANS MAÎTRE…
LE CASSE-TÊTE!
Une voie sans maître est une voie
qui n’est pas inscrite au cadastre et
qui, donc, théoriquement, n’appartient
à personne, d’où les problèmes
d’entretien de voirie. Il existe une
procédure qui permet de classer ces
voies dans le domaine communal.
Toutefois, pour des raisons financières
notamment, les délais d’intégration
sont longs. Cette procédure relève
du Grand Lyon qui a compétence en
matière de voirie. La Ville a demandé
que la procédure soit appliquée
pour les rues Clos-Poncet et des
Deux-frères. Une demande a été
faite pour la rue de la Fraternité…
La chaussée de ces voies étant
particulièrement en mauvais état.
VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012
4,7%
7,8%*
8,9%
14,3%
La Ville est
un bon modèle
en matière
de gestion
budgétaire:
pas
d’augmentation
des impôts locaux,
des dépenses
de fonctionnement
maîtrisées, un
endettement quasi
nul et un très bon
taux d’autofinancement."
Prosper Kabalo,
adjoint en charge
des Finances.
27,4%
18%
VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012
18,8%
La crise touche aussi les
finances publiques : l’accès
au crédit pour les collectivités
est devenu très difficile et cela
même en présentant des gages de
crédibilité, ce qui est le cas de
Villeurbanne dont la dette a été
divisée par dix en dix ans et s’élève
à 4 millions d’euros, soit 29 euros
par habitant. « Ce niveau très faible
indique une situation financière
saine et ce n’est pas un miracle, relève
Prosper Kabalo, adjoint en charge
des Finances, mais le résultat d’une
politique menée ces dernières années.
Nous sommes dans cette continuité.
Malgré une baisse des aides de l’État
– 0,49 % – qui pèse dans les perspectives
que l’on peut avoir, nous arrivons
à un autofinancement, c’est-à-dire
une épargne, qui couvre en grande
partie nos investissements ». Cela
sans augmenter la fiscalité locale,
comme prévu jusqu’à la fin du
mandat : Villeurbanne est la ville
française où, en moyenne, la taxe
foncière est la plus basse et se
classe deuxième pour la taxe
d’habitation.
« Cette bonne gestion nous permet
de maintenir un niveau d’investissement
important : 33 millions
d’euros cette année (en 2010, le
record était atteint avec 40 millions,
dus en partie aux grands chantiers
de rénovation du TNP et de l’École
nationale de musique). L’objectif
annoncé d’investir 200 millions
d’euros dans les six ans du mandat
est en passe de se réaliser», poursuit
l’adjoint. Trois grands domaines,
LA RÉPARTITION DU BUDGET
27,4 % éducation
18,8 % sport et jeunesse
18 % culture
14,3 % petite enfance
8,9 % urbanisme et environnement
7,8 % social et logement,
action économique*
4,7 % autre
*La Ville finance en partie ces domaines qui sont de la compétence
du Conseil régional, du Conseil général ou du Grand Lyon.
cœur des compétences de la Ville,
vont bénéficier de soins particuliers:
l’éducation, qui arrive traditionnellement
en tête, avec un investissement
record de 9,4 millions
d’euros (études et travaux) ; la
petite enfance avec une augmentation
de 52 places d’accueil gérées
par la Ville ; le secteur des
personnes âgées à travers un
programme de réhabilitation des
résidences. Et, dans un contexte de
morosité économique et face à
l’augmentation du nombre
d’habitants – 144751 à ce jour –,
Villeurbanne a choisi d’adapter son
action aux besoins des personnes les
plus en difficulté, en augmentant
sensiblement sa subvention aux
structures associatives ou au CCAS
(Centre communal d’action sociale),
ce qui permettra notamment
d’assurer le fonctionnement du
Lieu de répit, destiné aux aidants
des personnes atteintes de la
maladie d’Alzheimer. « Il nous faut
aujourd’hui faire une ville, au sein
d’une agglomération, qui intègre les
enjeux de développement économique
durable, de qualité urbaine,
d’insertion de tous ses habitants.
Notre situation financière nous
permet de jouer ce rôle, de continuer
à investir et de développer de
nouveaux services », souligne
Jean-Paul Bret, maire de
Villeurbanne, devenue vingtième
ville de France. n
voir la vidéo
du budget sur:
villeurbanne.fr/budget
EN BREF
HANDICAP, LES MISES
AUX NORMES CONTINUENT
Avec deux millions d’euros investis
par an pour la mise en accessibilité
des espaces publics, Villeurbanne
poursuit l’objectif, fixé par la
réglementation, de rendre accessibles
à tous en 2015 les établissements
recevant du public. Cette année,
un deuxième ascenseur sera créé
à l’hôtel de ville, ainsi que des
aménagements d’espaces d’attente
sécurisés pour les personnes
en fauteuil roulant.
LE SPORT EN CHANTIERS
Les travaux dans les équipements
sportifs représentent une enveloppe
de 4,8 millions d’euros, dans laquelle
entrent la deuxième phase de rénovation
du complexe sportif Boiron-
Granger (transformation du terrain
en gazon synthétique et rénovation
de la piste de vitesse), l’extension
du complexe sportif Armand (dont
la construction de vestiaires
et l’amélioration thermique) ou
la construction de vestiaires et d’une
salle conviviale au stade de la Viabert.
LA NATURE EN VILLE
L’aménagement de la Promenade de
la gare commencera à la fin de l’année.
Situé dans le quartier Grandclément,
le long de l’avenue Paul-Krüger, le
terrain s’étend sur environ 6500 m 2 .
L’objectif est de réaliser un lieu ouvert
de promenade et un espace
de découverte valorisant les énergies
renouvelables. Un autre terrain
de 2856 m 2 , acquis rue Florian, sera
également transformé en un nouvel
espace vert.
MIEUX CONNAÎTRE
LES BESOINS SOCIAUX
DES HABITANTS
Le CCAS (Centre communal d’action
sociale) s’est engagé dans une
démarche d’analyse des besoins
des Villeurbannais vivant dans
des conditions de pauvreté, de
précarité et d’exclusion. L’objectif:
identifier des besoins pas toujours
exprimés ou nouveaux et impulser
une politique sociale adaptée
le mieux possible à la population
concernée.
15
QUIZ VIVA-INTERACTIF
JE LE JETTE OÙ?
1
2
3
4
5
6
A - dans un composteur
B - dans ma poubelle grise
C - dans ma poubelle verte
" L’expérimentation grandeur nature va permettre
de mesurer concrètement les conditions et le coût
de ce changement. "
Thomas Flusin, d’Eco-Emballage Centre-Est.
Répondez
au quiz sur:
viva-interactif.com/tri
REPÈRES
1 million de tonnes
d’emballages plastiques
sont produits chaque
année en France :
40 % de bouteilles et
flacons dont la moitié
sont triés et recyclés ;
34 % d’emballages
rigides (pots et
barquettes) ;
26 % d’emballages
souples (films, sacs,
sachets) ;
Un plastique recyclé
nécessite 1/8 e de
l’énergie utilisée pour
un plastique vierge.
Source : Eco-emballages
collectés à Villeurbanne, soit, avec
les 30 tonnes de pots et barquettes
mis par erreur jusqu’à présent
dans les bacs verts, un " gisement"
total de 220 tonnes de pots,
barquettes et films plastiques qui
auront une nouvelle vie.
5. Que vont-ils devenir ?
Pour la plupart, de nouveaux
emballages. Une petite partie
servira à l’industrie automobile.
En attendant que les filières de
traitement s’organisent et que
certaines résines non recyclables
disparaissent, un quart environ de
ces pots, barquettes et sacs sera
utilisé comme combustibles (ils
sont à base de pétrole), notamment
par les cimenteries. n
Pour en savoir plus
0800 133 133 (appel gratuit
depuis un poste fixe)
et www.grandlyon.com
À GAGNER:
10 sacs
en textile composé
à 85 % de plastique
recyclé.
VIVA MAGAZINE • N°252• février 2012
35
Ces chiffres révèlent les lacunes du maire de
Villeurbanne. Peu combatif au Grand Lyon, il ne
fait pas valoir les intérêts de Villeurbanne.
L’abandon progressif d’un quartier comme St-
Jean, malgré sa situation géographique exceptionnelle
et son potentiel foncier, est la preuve
qu’à Villeurbanne ce ne sont pas les opportunités
d’agir qui manquent mais les projets et la
volonté de faire.
L’absence du maire de Villeurbanne lors du vote
du budget 2012 du Grand Lyon le 9 janvier 2012,
acte politique majeur de l’année, n’est qu’un
autre exemple édifiant d’une réalité: Au Grand
Lyon, Villeurbanne n’existe quasiment pas.
J +710, transparence des marchés publics à
Villeurbanne:
La commission demandée par le groupe
Énergies Villeurbanne associant les Conseils de
quartiers, les élus et les techniciens de la ville sur
les marchés publics et leurs avenants n’est
toujours pas créée à ce jour.
Groupe Énergies Villeurbanne
2012 : En vert et pour tous!
A l’aube de cette nouvelle année 2012, qui
marque une échéance électorale importante, les
élus Europe Écologie les Verts souhaitent rappeler
les différentes positions qu’ils portent et ont
portées au niveau municipal.
Durant cette année 2011, bien que toujours exclu
de la majorité municipale, le groupe a continué
d’œuvrer pour davantage de justice sociale et
environnementale au sein de la Ville de
Villeurbanne. Il a exprimé ses propositions lors de
chaque conseil municipal, sur de nombreux
thèmes: logement, urbanisme, transport, santé,
environnement, social, culture, sport.
Nous nous sommes félicités de l’avancement de
certains projets, comme l’ouverture du lieu
d’accueil interâge aux Gratte-Ciel, et du soutien
important apporté aux centres sociaux. Nous
avons rappelé l’urgence de mettre en œuvre des
solutions au mal-logement, par la construction
de logements abordables, par la réaffectation
d’anciens logements de fonction vacants, ou
encore par la création d’un établissement
d’accueil d’urgence. Nous avons rappelé l’intérêt
du projet de maison de santé pour accueillir une
population fragilisée ou âgée, désorientée dans
son parcours de soin, afin de lui proposer différentes
spécialités médicales et permanences
sociales. Mais aujourd’hui, ce projet n’est plus à
l’agenda du maire. Enfin, nous avons maintenu
notre désaccord sur plusieurs orientations, telle
la baisse ou la stagnation des subventions aux
structures culturelles petites et intermédiaires, ou
encore le taux de financement public de l’Asvel, –
élevé à nos yeux – et son exonération de taxe sur
les spectacles sportifs.
L’explosion démographique de Villeurbanne doit
en effet nous amener à repenser la ville pour la
rendre encore plus solidaire, pour les ménages de
tous âges et de tous revenus. En concertation avec
les habitants, elle doit devenir une ville apaisée,
végétalisée, une ville vivante et conviviale dans
tous ses quartiers, une ville à la fois soucieuse de
son patrimoine naturel et industriel et tournée
vers l’avenir, une ville qui donne à ses habitants
la qualité de vie, les activités et les emplois, les
équipements, les espaces publics et les modes de
déplacements non polluants dont ils ont besoin.
Groupe des élus Europe écologie Les Verts
Priorité à l’économie
Le monde connaît une crise sans précédent qui nous
oblige à revoir toutes nos façons de penser et d’agir.
Ce tsunami financier, puis économique, né aux
États-Unis d’une dérive du système bancaire secoue
toutes les puissances occidentales et exige des
réponses adaptées, urgentes et de grande ampleur.
L’impératif absolu pour la France et donc pour nos
collectivités c’est de préserver et de développer notre
capacité de production industrielle et agricole, garants
du financement d’une politique sociale de justice
et de solidarité.
Une batterie de mesures s’impose:
Pour remettre la finance au service de l’économie et
non l’inverse il faut que la Banque Centrale
Européenne joue pleinement son rôle de contrôle
mais aussi de soutien aux organismes financiers
sans lesquels l’économie ne peut fonctionner.
Il faut que cesse les abus d’un système bancaire qui
privilégie la spéculation à son profit au financement
de l’économie réelle de production et de service.
C’est la raison pour laquelle il faut taxer les mouvements
financiers (taxe Tobin ou autre).
Pour éviter que des charges excessives érodent la
compétitivité de nos entreprises, les exposent aux
délocalisations et génèrent un déséquilibre insupportable
du commerce extérieur il faut réduire le
train de vie de l’état et des collectivités. La règle d’or
de leur équilibre budgétaire doit s’imposer, comme
elle s’impose aux particuliers. Ce qui ne doit pas
empêcher les investissements nécessaires au développement
économique, non pas dans des grands
stades ou des équipements inutiles mais dans les
infrastructures indispensables, dans la formation et
la recherche.
Il faut aussi comme le font sans état d’âme la Chine
ou les États-Unis mettre en œuvre un arsenal de protection
de nos économies:
- création d’une taxe CO 2 pour les importations,
- mise en œuvre d’une TVA les taxant au bénéfice
d’un allègement des charges sociales c’est-à-dire du
coût de la production «made in France» (TVA dite
sociale)
- label de fabrication répondant à des exigences
sociales et environnementales.
C’est dans un ensemble de mesures de ce type que
résident notre survie et notre renouveau. En dépit
d’un contexte électoral peu favorable à de telles
mesures le Président de la République avec courage
s’est attelé à cette nouvelle tâche imposée par
l’évolution du monde. La France n’a que le choix de
réussir.
Groupe des élus UMP
Rétrospective 2011 et perspectives
2012.
Cette année 2011 qui vient de s’achever n’aura vu
aucune amélioration dans les conditions de vie des
Français. Bien au contraire! Plus rien ne semble
pouvoir freiner le long déclin dans lequel notre pays
s’enfonce depuis 2007.
Nous commençons finalement cette année comme
nous l’avons terminé: partagés entre doute et espoir.
En récession, à la merci d’une agence de notation
privée qui maintient gracieusement notre triple A,
l’hiver 2012 risque d’être rude pour notre pays. Ce
début d’année devrait être dans la continuité de
l’exercice 2011, riche en déceptions.
Ensemble, nous avions évoqué la question Rom,
assez emblématique de la gestion de l’immigration
et de la stigmatisation de l’étranger, devenu un
véritable fond de commerce dans certaines strates
du pouvoir.
Il a également fallu dénoncer la réduction des
effectifs de polices nationales et la prise en charge
grandissante par les communes de la sûreté. La
municipalisation de la sécurité constitue pourtant
une grave atteinte à l’égalité républicaine. La cour
des comptes tirera d’ailleurs les mêmes conclusions
dans un rapport produit l’été dernier.
Dans un registre différent, mais concernant toujours
la destruction du service public, il fallait dénoncer la
réduction de fait des ressources de la Cnfpt chargée
de la formation de nos fonctionnaires, cœur battant
de notre administration. Il s’agit encore d’un coup
sévère porté à notre qualité de vie, au modèle social
français qui a longtemps préservé nos concitoyens
de l’égoïsme et de la précarité propre aux sociétés
ultralibérales.
Ce danger n’a jamais semblé aussi proche.
L’éducation de nos enfants a largement pâti de la
vision sociétale des précédents gouvernements.
Ainsi, nous nous dirigeons clairement vers à une
école à double vitesse. Les établissements publics
devront faire avec une réduction drastique de leurs
moyens humains et matériels. L’enseignement privé
pourra en revanche garantir une formation de
qualité au prix fort. Inutile de préciser que les enfants
des classes populaires n’y auront pas accès. Depuis la
rentrée, ce secteur a connu 3 grèves. Le personnel de
ce secteur continue de rejeter l’arbitraire
Malgré les promesses du gouvernement, le chômage
atteindra à la mi-2012 près de 10 % de la population
active. L’adoption de la TVA sociale se présente
comme un énième plan d’austérité qui pèsera sur
des citoyens obligés d’essuyer les conséquences
d’une politique de restrictions lourdes.
Nous restons néanmoins confiant en l’avenir et
voulons croire que nous entrons dans une année de
changement.
Groupe des élus Radicaux de gauche
NOTE DE LA RÉDACTION
Ces textes sont des tribunes libres, émanant
des groupes politiques et publiées sous leur
responsabilité. Nous les publions dans Viva,
in extenso, sous réserve de propos diffamatoires,
discriminatoires ou insultants qu’ils pourraient
contenir.
VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012 27
VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012 21
bonsplans
LIVRES À DOMICILE
Les personnes âgées ou handicapées,
qui ont du mal à se déplacer pour des
raisons de santé, de manière temporaire
ou permanente, peuvent accéder au
service Ville à lire, proposé par la Maison
du livre, de l’image et du son. Grâce
à ce système, livres, CD ou DVD
peuvent être livrés à la maison.
Catherine Durupt (sur la photo),
bibliothécaire chargée de cette initiative,
rencontre la personne intéressée une
première fois pour cerner ses goûts et
ses envies. Une vingtaine de bénévoles
prend le relais et apporte les documents
sélectionnés toutes les six semaines.
«C’est un service culturel mais aussi
social, souligne la bibliothécaire, on parle
de lecture, de cinéma et de bien d’autres
sujets, un vrai contact se noue par ce
biais-là.»
Rens.: Tél.: 0478680404 –
catherine.durupt
�mairie-villeurbanne.fr
FAMILLE
Graines de zinc
Un samedi pluvieux et trois petits
monstres à la maison? Direction le Kids
Kafé, au centre commercial de la Perralière.
Linguiste de formation, Violetta Chekherdemian
accueille les enfants et leurs parents dans
son café coloré et chaleureux, pour des
après-midis créatifs.
« Il existe peu de salons de thé dédiés aux
familles, où l’on peut venir avec des enfants en
bas âge et des poussettes. Alors j’ai profité de mon
congé maternité pour me lancer dans l’aventure!»,
explique cette mère de deux petits.
Au programme du Kids Kafé : jeux pour tous les
âges, jouets en pagaille et ateliers les mercredis
et samedis. À partir de trois ans, les enfants
s’essaient à la création de potions magiques ou
de jouets, tandis que les plus grands débutent
les ateliers d’anglais ludique dès 5 ans. Ces
ateliers sont assurés par des animatrices
professionnelles, et coûtent entre 8 et 13 euros
de l’heure, matériel fourni.
Attention, le Kids Kafé n’est pas une garderie :
les parents sont donc présents à tout instant.
Un espace "change et allaitement" ainsi qu’un
coin lecture a d’ailleurs été aménagé, pour que
chacun passe un bon moment. Et n’oublions
pas l’essentiel : le Kids Kafé propose des gourmandises
pour tous à prix légers, comme ses
pâtisseries maisons et sa formule petit-déjeuner
à 2, 20 euros. n
Kids Kafé – Centre commercial de la Perralière
150, rue du 4-août-1789 – Tél.: 09 52 46 45 38 –
www.kids-kafe.fr
THÉÂTROMÔMES
LA GARDERIE DU TNP
Pour que les problèmes de garde
d’enfants ne soient pas un frein
à la découverte artistique, le Théâtre
national populaire met en place,
le dimanche, une garderie-atelier:
le Théâtromômes.
Les enfants de 6 à 10 ans participent à
des jeux et des ateliers créatifs pour
découvrir l’univers du théâtre, le tout
pour huit euros, goûter compris.
Ouverture 30 minutes avant le
spectacle. Réservation 48 heures
à l’avance 0478033000 ou sur
Internet: www.tnp-villeurbanne.com.
32
DIÉTÉTIQUE/ESTHÉTIQUE
Bichonnage intégral
Installée au 68, cours Émile-Zola depuis septembre, Magali Nadjarian,
à la fois esthéticienne et diététicienne, propose soins du corps et
consultations nutritionnelles.
«J’utilise des produits naturels, à base d’ingrédients cultivés en France,
en espérant passer bientôt au tout bio, explique Magali Nadjarian.
Chaque mois, l’un des soins est proposé avec 20 % de réduction».
À côté des traditionnels modelages et manucures, elle propose également des épilations pour hommes
comme pour femmes. Du côté de la diététique, cette spécialiste des problèmes de dénutrition propose
principalement des programmes minceur, avec un suivi sur plusieurs séances. «Il s’agit de programmes complets,
explique Magali Nadjarian. Mais je propose aussi des petites consultations autour d’une question spécifique:
la diversification des aliments pour les enfants, l’alimentation des adolescents ou des femmes enceintes.»
68 cours Émile-Zola – 0672571289.
VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012
ouvertures
Jean-Paul Bret,
maire de Villeurbanne
INTERVIEW
«Le développement de Villeur
s’est toujours fait
Villeurbanne vient d’entrer dans
le top 20 des plus grandes villes
de France, malgré sa proximité
avec Lyon. C’est un cas unique
en France. Existerait-il une exception
villeurbannaise?
Jean-Paul Bret: L’attractivité de
Villeurbanne est indéniable.
Autrefois ville de banlieue,
Villeurbanne a opéré une mutation
exceptionnelle pour devenir
aujourd’hui, avec Lyon, le centre
de gravité d’une métropole.
Les entreprises s’y installent
et y prospèrent, les ménages y
bénéficient de services publics
de qualité, les transports en
commun sont performants, les
événements culturels marquants,
la vie associative dynamique.
Mais ce qui, à mon sens, fait
de Villeurbanne une exception,
c’est que le développement de
la ville s’est toujours fait avec ses
habitants, par les associations
qu’ils ont créées, par l’esprit qu’ils
insufflent dans leur quartier.
Cette humanité est aussi ce qui
attire de nouveaux arrivants.
Lors de vos vœux à la population,
vous avez annoncé que l’égalité
entre les citoyens sera au cœur
de vos projets. Comment cela va-t-il
se traduire?
J.-P.B.: L’égalité est le fondement
de la République et du service
public à la française. Elle est déjà
centrale à nos pratiques. S’il faut
aller plus loin aujourd’hui, c’est
parce qu’elle est ce qui manque le
plus à nos concitoyens. C’est
pourquoi je vais mobiliser mon
équipe municipale pour que
toutes nos politiques et tous nos
projets soient exemplaires et
innovants sur cette question.
Villeurbanne est réputée pour sa
"Notre objectif
est que chaque
habitant
ait la conviction
qu’il a été
considéré
à égalité
et dans
un esprit
de justice."
dynamique sociale. Nous avons
conçu des opérations de testings
dans la lutte contre les discriminations,
le physioparc qui encourage
l’activité des aînés, le microcrédit.
Notre objectif est que chaque
habitant, dans chaque quartier,
dans chaque domaine, ait la
conviction qu’il a été considéré à
égalité et dans un esprit de justice.
Comment concevez-vous l’action
municipale en ces temps de crise?
J.-P.B.: Cette crise est brutale et
lorsque tous les indicateurs de la
société libérale se mettent à
vaciller, c’est vers le service
public, notamment porté par les
villes, que se tournent les
citoyens. Car les villes assurent
des missions de première
nécessité comme l’éducation, le
soutien aux familles ou
l’accompagnement des situations
4
VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012
© T. Foinet
l’essentiel
VU EN VILLE!
LE PRUNELLIER
Comme toutes les plantes
communes, le prunellier est pourvu
d’un grand nombre d’appellations
locales (épine noire, buisson noir,
fourdinier, créquier, épinette…).
Les scientifiques l’identifient sous
le nom Prunus spinosa; Prunus car c’est
un arbuste de la famille des pruniers
et spinosa pour les rameaux pointus
en forme d’épine.
S’il est très courant, c’est qu’il n’est pas
très exigeant écologiquement. Il
supporte des sols secs à très secs, une
exposition au soleil moyenne à très
ensoleillée et une hygrométrie modeste.
Pour ces raisons, il forme les haies
de beaucoup de communes, haies
dissuasives par les très nombreuses
«épines» pour les personnes comme
pour le bétail.
Comme beaucoup de fruitiers, il intègre
la famille des rosacées dont la fleur est
composée de cinq petits pétales blancs.
Il fleurit dès la fin de l’hiver, parfois en
mars, parmi les tout premiers.
La prunelle, son fruit, est une petite
boule d’un gros centimètre qui devient
bleue en mûrissant jusqu’à presque
noire en hiver. En «lyonnais», on parle
de pelosse et de polossier pour cet
arbrisseau.
Ces baies sont comestibles mais très
astringentes. On attendait les premières
gelées pour les préparer en marmelade.
Introduite dans de l’eau-de-vie, elles
la parfument pour devenir la fameuse
prunelle des anciens. L’infusion des
fleurs est réputée laxative et diurétique,
celle des feuilles dépuratives.
De la fleur, on extrait aussi des
molécules pour des teintures naturelles
(jaune soutenu ou rose). En hiver quand
il ne reste plus que ces baies, les
merles, les grives s’en nourrissent avant
de retrouver des mets plus agréables.
Rubrique réalisée avec la Frapna:
www.frapna.org
Villeurbanne dans le top 20 des villes françaises
Le dernier recensement de l’Insee a placé Villeurbanne à la 20 e position des villes françaises. Une
bonne santé démographique qui témoigne de l’attractivité de la ville. Villeurbanne fait ainsi un
bond en avant de cinq places par rapport au recensement précédent. « C’est une fierté de se
retrouver à cette place, devant des villes comme Limoges ou Clermont-Ferrand » s’est réjoui Jean-
Paul Bret, maire de Villeurbanne. Alors que certaines villes voient leur population stagner, voire
décliner, Villeurbanne a donc gagné quelque 21000 habitants en 10 ans. D’après Jean-Paul Bret, ces
résultats s’expliquent notamment « par une gestion exemplaire de la Ville, qui permet d’avoir la
capacité financière d’accueillir cette population nouvelle et
LE CHIFFRE
20 e ville
de France
c’est le rang atteint
par Villeurbanne grâce
à ses 144751 habitants.
d’anticiper sur les services à mettre en œuvre ou à renforcer ».
Reste maintenant à confirmer ce dynamisme démographique
dans un contexte de développement de l’Est de
l’agglomération lyonnaise. Comme le souligne Jean-Paul
Bret : « Notre ville prend une nouvelle responsabilité, celle
d’être le cœur d’une métropole dont l’avenir se joue à l’Est.
Notre dynamisme démographique nous confère de nouvelles
exigences qui nous poussent à être toujours plus imaginatifs,
à penser à de nouvelles manières d’agir et à envisager de
nouvelles collaborations. » n
BRASSERIE 33 TNP: SERVIS SUR UN PLATEAU…
Que l’on boive un jus de fruit ou que l’on y déguste un plat du jour,
le TNP dispose désormais d’une belle brasserie, telle qu’on l’espérait en
ce lieu. Pour le Théâtre national populaire, il fallait qu’elle soit spacieuse,
de qualité, avec des prix accessibles. Trois chefs ont relevé le défi: Mathieu
Viannay, Christophe Marguin et Frédéric Berthod. Depuis quelques jours, il est
possible de s’y restaurer midi et soir pour 14 euros (ou 19 euros), du mardi
au samedi, de 12 à 14h30, et les soirs, dès 18h30. La brasserie 33 TNP a une
capacité de 120 couverts.. Sept cuisiniers s’affairent en cuisine pour proposer
leurs menus dans un décor sobre et chic. Au TNP, on savoure la culture à tous
les étages: question d’esprit!
Renseignements: 0478033030.
8 VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012
témoignage
© DR
Vue de l’usine Gillet depuis
le boulevard Eugène-Réguillon.
Fonds Sylvestre
Bibliothèque municipale de Lyon /
P0546_SV 77
Les contremaîtres dans l’atelier.
Personnel féminin du laboratoire de l’usine.
Henri Ravault
«Il suffisait d’être travailleur
et malin pour faire sa situation»
Âgé aujourd’hui de 81 ans, Henri Ravault a travaillé « chez Gillet » de 1951 à 1953.
Fleuron du textile, installée rue Flachet, l’entreprise était alors un village dans la ville…
«
Je suis entré chez Gillet, en
novembre 1951, j’avais 21
ans. C’était une entreprise
de textiles, de teinture après
impression. Je travaillais à la
teinture. On recevait des tissus
écru, de coton
ou de fibrane,
acétate, et on les
transformait,
les désencollait,
les teignait voire
les imprimait.
Les bâtiments
formaient un
quadrilatère. À
l’intérieur, c’était
divisé en rues.
C’était une véritable ville. Il n’y
avait pas de parking, les ouvriers,
les contremaîtres venaient à vélo,
en mobylette, scooter ou solex.
Seuls les patrons venaient en
voiture.
Une immense chaufferie permettait
de fabriquer de la vapeur pour
chauffer les bains de teinture et les
ateliers. Les conditions de travail
étaient très dures. On travaillait
avec des bains bouillants, de la
vapeur se dégageait des machines
à teindre et, quelquefois, on ne
voyait pas à deux mètres. On portait
des bottes, un
tablier de caoutchouc,
un béret.
On était dans
l’humidité, l’eau
et le brouillard…
En été, il faisait
très chaud. Dans
cet atelier, nous
étions une centaine
: des manœuvres,
comme
moi quand j’ai commencé, des
ouvriers, des contremaîtres, des
chefs d’ateliers, et un directeur
d’usine. On commençait à 7 h 30 et
on finissait à 17 h 30. Nous avions
une demi-heure à midi pour
manger, une demi-heure de pause
sur 10 heures de travail, du lundi
au vendredi, soit 50 heures par
semaine. On était payé en liquide,
on recevait une enveloppe tous les
15 jours.
La formation, autrefois ça se faisait
sur le tas. Le gars apprenait le métier
avec son contremaître et voilà. Après,
petit à petit, la chambre syndicale a
formé des apprentis. Pour la teinture,
il y avait un atelier et des cours rue
Gervais-Bussière, derrière l’église des
Charpennes. À l’époque, j’ai eu mon
CAP de teinturier et je suis monté en
grade peu à peu. Dans les années
70, j’ai passé le concours de meilleur
ouvrier de France en teinture, je suis
arrivé deuxième. En 1953, j’ai quitté
Gillet, puis j’ai été embauché chez
Champier, à Tarare, comme chef
de laboratoire teinture. On ne
demandait pas des tas de diplômes
alors, il suffisait d’être travailleur et
malin pour se faire sa situation…» n
retrouvez
l’intégralité du témoignage
viva-interactif.com/gillet
sur:
Les paniers étaient inclus
dans la paie pour compenser
l’absence de cantine.
VIVA MAGAZINE • N°252 •février 2012
23
en vue
ASSISTANTES
MATERNELLES
Des pros
pour garder
les petits
Trouver un mode de garde pour les tout petits
tient souvent de l’équation insoluble.
Villeurbanne ne fait pas exception à la règle:
face au boom des naissances, le nombre
de places en crèches ne suffit pas. Mais la Ville
a un atout dans sa manche: les assistantes
maternelles (1) , qui proposent une alternative
professionnelle et encadrée à la garde collective.
«
A
vec
quelque 1 200
assistantes maternelles
agréées en
activité sur son territoire,
Villeurbanne dispose d’un vivier
important qui représente le mode de
garde principal pour les parents de
jeunes enfants», souligne Sarah
Sultan, adjointe à la Petite
enfance et à la famille. Ces
professionnelles
accueillent ainsi entre
2500 et 3000 petits
Villeurbannais à
leur domicile. Bien
souvent pourtant,
le recours à une
assistante maternelle
ne correspond pas à
l’image que les
parents se font de
la garde de leur
enfant.
« Spontanément, les
familles ont en tête
la crèche, pour ses
aspects économiques,
son rôle
de socialisation
de l’enfant et
la présence d’une
équipe pédagogique,
explique
16 VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012
en vue
AIDE PRATIQUE
Marie-Claude Martin
Directrice de relais
assistante maternelle
«Informer,
accompagner, mais
jamais prescrire»
Vous vous sentez perdus dans la paperasse?
Les relais sont là pour vous aider! «Les parents
qui cherchent une assistante maternelle pour
la première fois se posent beaucoup de questions
sur le statut d’employeur et ce qu’il implique, explique
Marie-Claude Martin, responsable du relais
Ernest-Renan Sud. Nous leur apportons toute
l’information pertinente à ce sujet.» Après un premier
contact, le "Ram" fournit aux parents une liste
d’assistantes maternelles correspondant à leurs
critères et explique en détail la marche à suivre:
déclaration à la Caisse d’allocations familiales, rédiger
un contrat de travail, établir les fiches de paie… Du
côté des assistantes maternelles, Marie-Claude
Martin décrypte aussi avec elles contrat de travail
et convention collective. Les relais peuvent les aider à
préparer leurs demandes de modification d’agrément
ou leur évolution professionnelle quand elles souhaitent
passer une validation des acquis
de l’expérience ou un CAP Petite enfance. «Attention
toutefois: nous informons, nous accompagnons,
nous pouvons parfois jouer le rôle de médiateur, mais
nous ne réalisons pas les démarches à la place de.
Aucun contrat n’est signé au relais, c’est entre les
parents et l’assistante maternelle que cela se joue.» n
de garde. Enfin, seul le Conseil
général peut délivrer l’agrément
d’exercer aux assistantes maternelles,
sous réserve qu’elles aient
suivi 120 heures de formation.
Celle-ci reprend en partie les
contenus du CAP Petite enfance.
Chaque assistante agréée est
également suivie par une puéricultrice
du Conseil général.
Souplesse, diversité, choix
Au-delà de ce cadre légal, les assistantes
maternelles présentent de
nombreux avantages. La diversité
d’abord : profils, cultures, âges et
approches pédagogiques sont
multiples. La souplesse des horaires
et l’adaptation aux besoins ensuite:
ce mode de garde permet généralement
aux parents contraints de
travailler très tôt ou tard le soir de
trouver la solution adéquate.
« L’accueil se fait quasiment à la
carte : temps plein, temps partiel,
périscolaire, horaires décalés…
L’assistante maternelle qui s’est
occupée de votre premier enfant
peut continuer à aller le chercher
après l’école, tout en gardant le petit
dernier à la journée. C’est idéal
pour les fratries », précise Benoît
Degeorges, coordinateur Petite enfance
de la Ville. Par ailleurs, pas
besoin de s’y prendre des mois
avant la naissance du bébé pour
espérer avoir une place : les
parents sont acteurs de leur
recherche et peuvent trouver des
solutions rapidement. Enfin,
l’assistante maternelle constitue
une personne repère pour
l’enfant… et parfois aussi pour les
parents. Le nombre limité de petits
en garde – quatre au maximum –
assure la création d’une relation
individualisée, mais aussi d’un
rythme adapté à ses besoins. Pour
les mamans et les papas, l’assistante
maternelle peut représenter un vrai
18
VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012
Opinions
144000 habitants: Villeurbanne
dynamique et attractive
Selon les chiffres officiels de l’Insee qui viennent
d’être publiés au 1 er janvier, Villeurbanne compte
désormais un peu plus de 144 000 habitants.
Notre ville a gagné 20000 nouveaux habitants
depuis le recensement de 1999, soit un accroissement
de 16,5 % de la population en 10 ans,
alors que l’évolution moyenne des 30 plus
grandes villes de France est de 4,6 % sur la même
période. Dans ce même classement,
Villeurbanne, qui se situait à la 28 e place en 1999,
occupe désormais la 20 e place.
Tous les indicateurs en témoignent :
Villeurbanne est une ville attractive, à la fois
pour les entreprises qui s’y installent et pour les
nouveaux habitants qui recherchent des
services publics de qualité, des transports en
commun performants, une vie associative
dynamique, des espaces verts agréables…
Cet accroissement démographique n’est pas le
fruit du hasard mais la conséquence du
développement de la ville, plus harmonieuse,
plus accueillante où depuis dix ans, grâce à la
bonne gestion des finances de la ville, la municipalité
a eu les moyens d’accompagner ce
développement.
Villeurbanne, hier ville de banlieue, occupe
aujourd’hui une place centrale dans l’agglomération
lyonnaise qui se transforme et se
développe à l’Est avec le Carré de soie, les
aménagements de l’Anneau bleu et du Grand
Parc, le Grand Stade…
Dans ce nouvel équilibre, Villeurbanne sera
demain au cœur de la métropole et elle a pour
ambition d’être le moteur de cette nouvelle
dynamique, avec des projets structurants
comme Gratte-Ciel nord, la Zac des Maisons-
Neuves, le terrain des sœurs aux Buers, Saint-
Jean…
Dans ce contexte nouveau, le défi des élus est
d’ajuster constamment les services et les équipements
à une ville en mouvement qui doit
préserver la qualité de vie de ses habitants. Cela
nous oblige aussi à être toujours plus imaginatifs,
à penser de nouvelles manières d’agir, à envisager
notre action différemment, dans un
environnement qui évolue. Ce sont aussi tous
ces nouveaux habitants qui nous stimulent
dans notre action quotidienne à leur service.
Groupe des élus Socialistes et apparentés
AAA et Chèque en blanc?
La perte du triple A signifie que la France va devoir
emprunter à des taux désormais plus élevés qu’auparavant.
Nous traversons une période très difficile qui menace
de prendre une tournure dramatique. Trop de Français
n’ont pas encore compris que la France n’a plus
d’argent en caisse, importe plus qu’elle n’exporte et
continue à maintenir à flot un système social qu’elle ne
peut financer que grâce aux emprunts. Situation
intenable qui va conduire à une explosion sociale sans
précédent si nous ne corrigeons pas, collectivement,
ces anomalies structurelles par une diminution du
poids du social et la volonté commune de travailler plus
et d’inverser notre balance commerciale.
La classe politique dans son ensemble, responsable
d’un laxisme budgétaire honteux depuis 30 ans, se
montre incapable de montrer les voies de solutions
cohérentes et justes à mettre en place. Les élus sont là
pour représenter les citoyens et les protéger et non pour
jouer une partition personnelle qui n’est que celle de la
conquête du pouvoir pour bénéficier des ors de la
République. Les médias s’amusent et traquent les bons
mots et les saillies ridicules des uns et des autres qui
désormais apparentent le discours politique à ce qui se
passe entre élèves dans les cours de récréation des
écoles primaires. Encore ceux-là ont-ils l’excuse de
n’être que des enfants.
Tous les commentaires à cette dégradation de la France
jouent à faire reporter sur l’adversaire politique la
responsabilité alors que depuis 1981 la France (et son
«vertueux» Président Mitterrand qui n’a pas regardé à la
dépense et a dévalué 3 fois le Franc) est en déficit structurel
et ces 30 années se sont partagées entre 15 ans de
gauche et 15 ans de droite. À ce déficit structurel s’est
greffée une crise financière mondiale qui a fragilisé les
États «cigales» dont la France fait partie.
Nous rééquilibrerons notre budget grâce à la volonté
commune de mettre un frein au laxisme social qui a
confondu la solidarité et l’assistanat sans avenir. Nous
rééquilibrerons notre budget avec la volonté commune
de travailler plus, en temps hebdomadaire mais aussi
en durée de vie professionnelle pour rendre positive
notre balance commerciale. Nous rééquilibrerons notre
budget en améliorant la compétitivité des entreprises
par la baisse des charges sociales dont le niveau
Français est désormais suicidaire.
Aucun des candidats à l’élection n’aura droit à un
chèque en blanc mais devra présenter un programme
répondant à ces critères. Les Français devront choisir
sur du concret et non sur une couleur politique ou le
matraquage des médias tendancieux.
En avril les Français vont décider de leur avenir et non
de celui des «politiques»
Groupe des élus Centristes et démocrates
En 2012, prenez le pouvoir: votez!
Les élus communistes et républicains présentent
aux Villeurbannais leurs vœux de changement
avec le Front de Gauche.
2012 devra nous permettre de changer de
pouvoir, de politique et de société. Nous en
avons l’opportunité, sachons la saisir.
Le système capitaliste régressif et répressif est au
bord de l’implosion et les citoyens doivent
refuser de subir et prendre leur destin en main.
Il faut mettre un terme au hold-up up des
richesses issues du travail au profit d’une petite
oligarchie, rétablir une protection sociale et un
pouvoir d’achat permettant à tous de vivre dans
la dignité.
M. Sarkozy, président-candidat, va nous entraîner
encore plus, si c’est possible, vers une baisse
des salaires, des retraites et des niveaux de
protection sociale, au service de ses amis du
Fouquet’s : Il a supprimé en 2008 l’impôt de
bourse. Il joue de façon indécente avec le
symbole de la taxe Tobin pour tenter de redresser
son image de Président des riches. Cette
annonce est purement opportuniste: elle ne vise
qu’à atténuer l’effet désastreux de la TVA sociale,
qui frappera d’abord les couches populaires.
Le capitalisme a atteint son stade ultime. Nous
devons nous en défaire pour des raisons de
survie.
La gauche, doit dégager des réelles perspectives,
en rupture totale avec la tendance et préparer
l’avenir.
Les gauches devront pour cela abandonner les
tentations d’une gestion sociale-démocrate de la
crise, constater l’impuissance de l’extrême
gauche et choisir un projet alternatif.
À nous de faire en sorte que cette année soit celle
où s’ouvrent de nouveaux possibles.
Il ne s’agit pas de donner du sens à la rigueur
mais de donner du sens à la république et à son
message fondateur: "liberté, égalité, fraternité".
Réunir les conditions de l’unité populaire.
Enfin, en finir avec cette politique d’état
xénophobe qui reprend le discours du FN et gangrène
notre société.
Tels sont nos vœux, tels sont nos engagements
avec le Front de Gauche.
En 2012, vous avez le choix, ne le laissez pas vous
échapper.
Groupe des élus Communistes et républicains
Villeurbanne: le mauvais élève du
Grand Lyon
Le Grand Lyon anciennement la Communauté
Urbaine de Lyon est devenu, au fil des années,
la collectivité qui dispose des moyens les plus
importants pour investir sur les 58 communes
qui la compose.
En 2014, plus de 2 milliards d’euros auront été
investis sur ce mandat depuis 2008.
Villeurbanne, récente 20 e plus grande ville de
France est un acteur clé du Grand Lyon par sa
situation géographique, son poids démographique
(12 % de l’ensemble et 2 e commune de
l’agglomération) et son poids politique puisque
M. Bret est le bras droit de M. Collomb en tant
que 1 er vice Président du Grand Lyon.
Dans ce contexte, l’analyse des investissements
prévus communes par communes sur la
période 2008-2004 est incompréhensible pour
notre ville.
Alors que la moyenne d’investissement par
habitant du Grand Lyon s’élève à 748 euros par
an, elle n’atteint que 366 euros sur Villeurbanne.
Autrement dit Villeurbanne serait plus de deux
fois en dessous de la moyenne d’investissement
par habitant!
Pis, alors que Lyon, hors grands projets, sera
bénéficiaire de 57 % de tous les investissements
du Grand Lyon, Villeurbanne se contentera de
10 fois moins soit 5 %. Inadmissible!
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VIVA MAGAZINE • N°252 • février 2012